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Daphné, une belle surprise

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J’avoue : je ne suis pas une grande fan de la chanson française actuelle (et encore moins de la chanson québécoise). Je trouve que dans les deux cas elle s’enlise dans la facilité musicale, de un. Mais ce n’est pas tout. C’est encore pire quand il s’agit des paroles. Voilà deux bonnes raisons de me laisser bercer par des langues étrangères. Mais bon, il y a parfois des surprises. Et Bleu Venise de Daphné en est une.

Totalement autodidacte, Daphné compose ses propres musiques et écrit elle-même les paroles de ses chansons. Ce n’est pas courant déjà. Et elle le fait bien. Avec juste ce qu’il faut pour accrocher l’oreille et le cœur.

« Daphné oscille du côté des styles musicaux entre la pop hexagonale, le folk avec quelques bouts épars d’electro; du côté des influences culturelles entre l’exotisme délibéré, la semi-espagnolade et la chanson néo-réaliste française, faisant de sa musique une macédoine particulièrement variée et parfois déroutante », a écrit à propos d’elle Nikita Malliarakis dans Music Story.

C’est probablement vrai. Moi, je sais seulement que je suis conquise par celle qui me rappelle un peu Mathilde Santing à ses débuts. Et aussi que j’ai envie de vous faire écouter Portrait d’un vertige.

Beauté bruxelloise

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Pas étonnant qu’Armando fasse la cour aux fleurs quand on voit les merveilles qu’il trouve au hasard de ses promenades bruxelloises!

Suite demain, même heure, même blog

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Il y a du café, des crayons, des feuilles de papier, une machine à écrire, des dictionnaire. Tout ce qu’il faut pour écrire, quoi. Il ne vous reste plus qu’à jeter un œil sur la toile de la semaine et à vous mettre à la tâche. À moins que ça ne soit déjà fait? Suite demain, même heure, même blog.

*toiles de Christopher Stott

Rhume de printemps

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Vous savez ce qu’il y a de plus insultant avec un rhume de printemps? C’est quand il survient sans printemps… Et voilà une semaine que je me bats avec ce dit rhume, délaissant mes livres et la lecture de blogs amis parce que je suis au bout du rouleau, fatiguée de tousser, de moucher.

Et comble de malheur, je n’ai pas vu la moindre tulipe ouverte sur mon chemin pour compenser!

Allez, encore une journée de repos. Demain, ça ira mieux, foi de Lali.

*toile d’Anna Shesterikova

Les sonnets de Shakespeare 8

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Sonnet XXIV

Mon œil a joué le peintre et confié, mon amour
les traits de ta beauté au tableau de mon cœur
mon corps tient ça comme encadré de ses contours
la perspective est l’art du Peintre le meilleur

c’est grâce au Pientre que tu vois s’il est habile
à découvrir où on vrai portrait est placé
qui pend toujours dans l’atelier de ma poitrine
lequel a, par tes yeux, ses fenêtres glacées

vois à présent quel soin les yeux ont pris des yeux
mes yeux ont peint tes formes, et les tiens pour moi
font fenêtre à mon sein, que le Soleil joyeux
traverse, afin d’y fixer le regard sur toi

ce savoir manque aux yeux pour faire un art meilleur
ils peignent ce qu’ils voient, ignorant tout du cœur.

William Shakespeare, Sonnets (traduction de Bertrand Degott)

*choix de la lectrice du peintre salvadorien Juan Alfredo Ramos Henriquez

Ces jours au goût de cendre et d’espoir

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Une fois de plus je me laissée porter par l’écriture de Mia Couto, par sa façon de raconter, par son sens des images, son talent pour camper des personnages et dérouler les fils de toutes ces vies qu’ils croisent et emmêlent le temps d’un roman.

Avec Chronique des jours de cendre, Mia Couto s’intéresse à un petit village du Mozambique le temps de quelques jours, ceux qui ont précédé et suivi la Révolution des œillets au Portugal et mené à la fin d’un système colonial qui se mourait tranquillement. Il s’intéresse plus particulièrement à Lourenço, inspecteur de la PIDE (Polícia Internacional e de Defesa do Estado), homme pour le moins instable et déstabilisé, écartelé entre l’image du père décédé sur lequel il apprendra des choses encore plus graves que celles qu’il connaissait, une mère qui le couve et qui ne rêve que de rentrer au Portugal, une tante qu’il juge excentrique et dangereuse parce qu’elle se mêle à tous et pour qui la couleur de la peau n’a aucune importance.

Autour d’eux gravitent d’autres personnages qui, d’une façon ou d’une autre, attendent — sans savoir vraiment ce qu’ils attendent au juste — ce 25 avril qui bouleversa l’existence de chacun avec ce qu’il porte en lui d’espoirs et de rêves. Mais aussi de désillusions pour d’autres et même de mort pour certains.

Ces jours-là nous sont donc racontés avec le regard sans complaisance d’un écrivain à qui on a commandé ce livre afin de souligner les 25 ans de ce 25 avril inoubliable. Un regard à la fois collé sur le réel (notamment la description d’actes que d’aucuns voudraient bien oublier ou au moins ne jamais voir mentionnés) et un conte mettant en scène des personnages qui ont tout du fabuleux.

Un roman grave, comme le sont toujours les romans de Mia Couto, et empreints de poésie, de jeux de mots et de néologismes, comme c’est toujours le cas — pour mon plus grand bonheur.

Chronique des jours de cendre est une livre qui révèle des douleurs lancinantes individuelles tout en n’écartant pas celles tout aussi importantes d’un peuple écrasé et blessé.

Silence…

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Je regarde la mer, je suis entrée dans la photo prise par Armando en Algarve…

Vous prendrez bien du lilas?

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C’est Chantal qui nous l’offre!

L’imagination de Timothy

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L’artiste Timothy Karpinski ne manque ni d’humour ni d’imagination, comme le prouvent ces scènes livresques tirées de son portefolio. Pour faire sa connaissance, suivez ce lien.

Ce que mots vous inspirent 384

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Il suffit à un point d’en ajouter deux autres pour que le final devienne suspensif. Et que l’espoir renaisse. (Erik Orsenna)

*toile de l’artiste finlandais Helmi Kuusi