Tu te lèves l’eau se déplie
Tu te couches l’eau s’épanouit
Tu as l’eau détournée de ses abîmes
Tu es la terre qui prend racine
Et sur laquelle tout s’établit
Tu fais des bulles de silence dans le désert des bruits
Tu chantes des hymnes nocturnes sur les cordes de l’arc-en-ciel
Tu es partout tu abolis toutes les routes
Tu sacrifies le temps
À l’éternelle jeunesse de la flamme intacte
Qui voile la nature en la reproduisant
Femme tu mets au monde un corps toujours pareil
Le tien
Tu es la ressemblance.
Paul Éluard, Les plus beaux poèmes sur l’eau
*choix de la lectrice de Michael Mortimer Robinson







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