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Les comptines du jeudi 3

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Qu’est-ce qui a deux ailes
et qui fait ron-ron?
C’est un avion.
Qu’est-ce qui n’a pas d’ailes
et qui sait voler?
C’est une fusée.

(Henriette Major, 100 comptines)

*toile de Tatyana Deriy

Les comptines du jeudi 2

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Les petits poissons dans l’eau
nagent, nagent, nagent, nagent,
les petits poissons dans l’eau
nagent, nagent comme il faut.
Les petits poissons dans l’eau
nagent aussi bien que les gros.

(extrait de 100 comptines, éditions Fides)

*toile de Wende Caporale

Les comptines du jeudi 1

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Les vacances de Pâques débutant aujourd’hui, je n’ai pas été surprise de voir arriver la petite lectrice du peintre espagnol Daniel Quintero, bien décidée à passer la journée au pays de Lali. Elle avait sous le bras 100 comptines d’Henriette Major et son intention était claire : elle allait inviter des lecteurs pour leur faire découvrir ce livre fabuleux.

Et tandis qu’elle s’installait à mes côtés pour me faire voir les illustrations, je lui ai raconté qu’un jour il y a un peu plus de quinze ans j’ai passé une journée avec Henriette Major. Qu’elle habitait dans un grand immeuble tout à côté du parc La Fontaine, qu’il y avait des livres partout dans sa maison et que malgré ses 65 ans elle avait des yeux de petite fille que je n’oublierai jamais.

Et ravie d’entendre cela, la petite a glissé le CD qui accompagne ce livre dans le lecteur. Ensemble, nous allions écouter des comptines en attendant nos visiteurs.

Les vers de Léopold 5

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Blues

Je suis envahi de brume
Et de solitude
Aujourd’hui,
Et je fuis.

Livre ouvert en moi.
Dans mon cerveau gris
Défilent des mots vides
Et défilent des pages, rues désertes
Sans cabarets.

Chère âme, allonge-toi sur le divan long
Et jette l’ancre,
Et laisse descendre jusqu’au fond.
Oui, jette l’ancre!

Léopold Sédar Senghor, Œuvre poétique

*choix de la lectrice de Charles E. Waltensperger

Pour les amoureux de la langue française

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Les amoureux de la langue française, ceux qui s’amusent de ses règles, ceux qui adorent toute anecdote qui la concerne, se délecteront des Mots qui me font rire de Jean-Loup Chiflet, ce passionné des mots, de la grammaire (et même de ses absurdités), de l’orthographe (et de ses illogismes) et de tout ce qui fait qu’une langue est vivante (et se meurt).

Sa grande connaissance de la langue permet à celui qui se targue d’être un « grammairien buissonnier » d’emprunter toutes les avenues évidentes (comme imprévues, voire étonnantes) qui mènent au grand boulevard de la langue française qui n’en finit pas de s’étendre en glanant ici et là mots d’ailleurs et des néologismes en maintenant des exceptions dans ses règles déjà difficiles à retenir.

Cela nous donne un florilège amusant fait de courts chapitres (quelques lignes à deux pages) mettant en scène les mots, avec leurs particularités, leur démesure, et tous les jeux qu’ils suscitent. On trouvera donc dans Les mots qui me font rire des mots qui n’existent qu’au pluriel, d’autres qui accolés forment de drôles de couples, certains qui nous font voyager alors que l’auteur fait le tour d’à peu près toutes les bizarreries de cette langue la plupart du temps rebelle aux règles et avec laquelle on peut s’amuser inlassablement si on la connaît un peu.

Un livre que j’ai beaucoup, beaucoup aimé. Vous l’aviez compris, n’est-ce pas?

Nouvel arrêt chez Lou

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Question de jeter un œil sur le jardin… et de comprendre la raison pour laquelle Lou est si pimpante en ce moment : son rosier a son premier bouton!

Au fil des pages 16

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C’est avec ce dernier billet que j’offre à la lectrice peinte par l’artiste Olga Babak que je mets fin à mon voyage dans les pages de Lali. Non pas qu’il n’y ait rien à lire dans mes archives, mais simplement parce la motivation n’y est plus et que cette idée ne déclenche que peu ou pas d’intérêt. C’est donc sur la pointe des pieds (nus, bien entendu) qu’Au fil des pages cesse ses activités.

Au château de Grand-Bigard 2

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C’est toujours la fête des tulipes dans le parc du château de Grand-Bigard. Et c’est aussi la fête quand on regarde les photos qu’Armando a prises sur place, ne reculant devant aucun danger (il aurait pu être piétiné par la meute alors qu’il était allongé pour réussir quelques plans inusités) afin de me (nous) faire rêver. Un tel courage mérite des bisous, non? Ne vous gênez pas, il adore ça et il les a bien mérités!

Ce que mots vous inspirent 387

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Les passions de l’artiste sont pareilles aux fleurs, par leur parfum intense et leur courte durée. [Vicente Blasco Ibanez]

*toile de Tahirih Goffic

Les vers de Léopold 4

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À la négresse blonde

Et puis tu es venue par l’aube douce
Parée de tes yeux de prés verts
Que jonchent l’or et les feuilles d’automne.
Tu as pris ma tête
Dans tes mains délicates de fée,
Tu m’as embrassé sur le front
Et je me suis reposé au creux
De ton épaule,

Mon amie, mon amie, ô mon amie!

Léopold Sédar Senghor, Œuvre poétique

*choix de la lectrice de Sun Wengang