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Un narrateur et ses démons

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Dès les premières pages, alors que le compte à rebours commence, l’auteure ayant donné à chaque chapitre l’heure précise des événements en cours en guise de titre, on sait que ça va mal finir. La vie dissolue du personnage principal, Hugues, qui fait office de narrateur omniscient s’adressant à lui-même en se tutoyant, n’est qu’une suite de fuites. Ex-journaliste, ex-mari, ex-père de famille, ex-concubin, ex-lui-même, il n’a plus rien devant lui qu’une poignée de pilules, des cigarettes et des bouteilles d’alcool pour venir à bout de ses journées inlassablement identiques, sans issue de secours. Seule sa mère semble encore croire qu’il sortira de sa désespérance et de sa procrastination alors que même son miroir lui dit le contraire. Tout comme son linge sale accumulé et éparpillé.

Chaque chapitre est à la fois un constat double : les gestes effectués à cette minute précise (chemise qu’il enfile, verre qu’il se sert, achats, etc.) et les souvenirs dans lesquels il plonge. Sa vie avec Marie. La mort de son père. La naissance de son quatrième enfant. Ses rêves de devenir écrivain. Mais il est trop tard pour rêver, pour imaginer que demain la vie sera différente. Et si Hugues ne le comprend pas tout de suite, le lecteur lui le sait. Lui qui le suit pas à pas et qui a envie de le secouer même s’il sait que ce geste serait vain. Comme il sait que tout ça finira mal grâce à la savante construction de Régine Vandamme dont j’avais tant aimé À voix basse, laquelle sait petit à petit nous mener vers l’inéluctable.

Un roman réussi à tous les points de vue, mais dans lequel ne pas plonger si vous ne vous sentez pas apte à lire ce à quoi peut ressembler la déchéance d’un être humain.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Après-midi à la ferme

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C’est à la ferme du Fourchet, à deux pas de la forêt de Lunain, pas très loin de son Fontainebleau chéri, que Chantal nous emmène cet après-midi. Vous venez?

Au château de Grand-Bigard 1

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Au château de Grand-Bigard, jusqu’au 8 mai prochain, il n’y en a a que pour les fleurs. C’est en effet l’heure des floralies annuelles qui en sont à leur huitième édition. Une invitation à laquelle a répondu avec empressement Armando, le séducteur des fleurs par excellence. Il a d’ailleurs rapporté de sa visite au château nombre de photos qui font rêver, dont une partie pour le pays de Lali.

Voici donc les premières de cette série de rêve… qui va vous donner envie de vous rendre sans tarder en Belgique.

Ce que mots vous inspirent 386

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Le poète dépend du monde comme la fleur de sa tige. Il passe sa vie à chercher l’équilibre, à répartir son poids, et c’est de cet exercice de jongleur que naissent les images, ces passerelles amovibles jetées au-dessus de l’abîme. (Ferenc Rákóczy)

toile d’Erich Glette

Les vers de Léopold 3

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Je m’imagine ou rêve de jeune fille

Je m’imagine que tu es là.
Il y a le soleil
Et cet oiseau perdu au chant si étrange.
On dirait une après-midi d’été,
Claire. Je me sens devenir sotte, très sotte.
J’ai grand désir d’être couchée dans les foins,
Avec des taches de soleil sur ma peau nue,
Des ailes de papillon en larges pétales
Et toutes sortes de petites bêtes de la terre
Autour de moi.

Léopold Sédar Senghor, Œuvre poétique

*choix de la lectrice d’Eric Theodor Werenskiold

quand vent s’agite

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quand vent s’agite
sur paupières closes
est-ce toujours avril
unique avril
qui caresse pan de ciel
et morceau de peau
où se posaient tes doigts

(avril 2011)

*toile de Manel Anoro

Il faut désobéir

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Un violon dans la nuit, dont je vous ai parlé il y a quelque temps, fait partie d’une trilogie dont Il faut désobéir est le dernier tome. Écrit par Didier Daeninckx et illustré par Pef, cet album raconte à Alexandra comment son grand-père a été sauvé des camps grâce à l’humanité d’un homme. Cet homme qu’il va retrouver des années plus tard et à qui il doit la vie.

Si l’histoire est bien racontée et illustrée avec justesse, les vignettes explicatives laissent à désirer : photos sans grand intérêt, notes presque simplistes. Il faudra donc que lecteur adulte y mette un peu du sien pour étoffer le contexte plutôt que lire uniquement ces vignettes. Pour le reste, l’album est une belle réussite et met en scène des personnages attachants.

Un peu de soleil de Guinée en passant par Vancouver

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Besoin d’un peu de soleil? De vous dégourdir les jambes? J’ai exactement ce qu’il vous faut. Alpha Yaya Diallo, né en Guinée et installé à Vancouver depuis vingt ans, va vous faire danser et vous réchauffera le cœur de la première à la dernière chanson de son album Immé, paru en 2010.

Et pour vous le prouver, je vous offre la chanson qui clôture l’album, à savoir Sibhé.

L’univers de Jenness

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Jenness Cortez aime la peinture et les livres. Elle les aime tellement qu’elle en a fait du mélange de ses deux passions le sujet de la plupart de ses toiles dont voici quelques exemples. La suite est ici.

Ce que mots vous inspirent 385

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Il faut arroser les souvenirs comme des fleurs en pot et cet arrosage exige un contact régulier avec des témoins du passé, c’est-à-dire avec des amis. (Milan Kundera)

*toile de Roman Kramsztyk