Blues
Je suis envahi de brume
Et de solitude
Aujourd’hui,
Et je fuis.
Livre ouvert en moi.
Dans mon cerveau gris
Défilent des mots vides
Et défilent des pages, rues désertes
Sans cabarets.
Chère âme, allonge-toi sur le divan long
Et jette l’ancre,
Et laisse descendre jusqu’au fond.
Oui, jette l’ancre!
Léopold Sédar Senghor, Œuvre poétique
*choix de la lectrice de Charles E. Waltensperger

Une réponse
Je ne me souvenais pas que Léopold Sedar Senghor avait si peu « de la négritude » de certains poètes îliens .