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Pour ces cailloux que nous semons derrière nous

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Pour chacun de ces cailloux, billets semés dans la blogosphère souvent amie, il y a du travail, de la recherche. Rien ne se fait instantanément. Mais d’autres, qu’on appellera plagiaires ou pilleurs, ne se donnent pas la peine de créer : ils piquent, ils copient, ils s’approprient. Et les blogueurs devraient se taire?

Dominique ne se taira pas. Ni Kenza. Ni d’autres qui ont reconnu ou reconnaîtront dans les pages d’un certain blog leurs billets mot pour mot et avec la même mise en page.

Deux ans après l’affaire Coriolis, il est temps d’agir à nouveau. Pour ces cailloux qui sont les nôtres.

Un univers réjouissant

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C’est ce que propose l’illustrateur Robert Dunn dont vous pourrez faire la connaissance ici maintenant que vous avez apprécié ces quelques scènes livresques nées de son imagination.

Quelques mots, quelques lignes

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Quelques mots, quelques lignes. Il n’en faut pas plus pour qu’une toile se mette à vivre, pour qu’une lectrice sorte de son sommeil. Comme celle qui vous est proposée cette semaine afin que vous la racontiez en vos mots. La laisserez-vous dormir ou pas?

*toile de Craig Gallaway, à découvrir grâce à cette vidéo

Les vers de Maurice 3

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Décembre

l’hiver
taillé à froid
dans la lumière jachère

l’hiver
de tout son long
dans l’aube
qui frise cerise

l’hiver
de porte-à-porte
l’hiver à tout prendre

une blessure eût fait l’affaire
un concentré de chaud
dans la main
prête-à-porter

Maurice Soudeyns, Vrac et nuques

*choix de la lectrice de Tullia Socin

Malgré la gravité du sujet

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Il est des livres dont on aime d’emblée le ton, et cela malgré la gravité du sujet. On ne badine pas avec la guerre, avec la montée du nazisme, avec la fuite, avec la délation, ni avec la déportation. Et pourtant. On peut regarder cela avec les yeux d’une gamine de onze ans qui a été confrontée à nombre de déménagements, qui a vu son père partir encadré par des officiers allemands et ses grands-parents arrêtés parce qu’une bonne samaritaine les a donnés, et qui, au fil de son récit, nous donne même à sourire, juste par sa manière de raconter chaque événement. Et c’est là la force de ce récit de Nadine Bitner. Cette manière de se glisser dans sa peau de gamine pour que nous ressentions les émotions qui étaient siennes et qui ont fait l’adulte qu’elle est qui ne supporte pas d’attendre. Parce qu’elle a déjà assez attendu. La fin de la guerre et de l’exil, le retour à Paris et celui de son père.

Papa va revenir aurait pu être un récit étouffant. Mais ce n’est pas le cas. Le talent de conteuse de Nadine Bitner y est pour beaucoup.

Le pavillon de lecture

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Lou nous a fait découvrir il y a quelque temps le parc Foucaud. Or, il compte aussi un pavillon de lecture que voici. Ça fait rêver, non?

De bonnes intentions, c’est tout

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C’est un regard, celui du réalisateur, mais peut-être pas celui que j’attendais, si bien que je suis sortie de la représentation de Saint-Denys Garneau déçue avec l’impression d’avoir été flouée à bien des égards.

Était-ce si difficile de présenter davantage les intervenants? Pourtant, c’est sous le banal professeur qu’a été désigné Yvon Rivard, alors qu’il est écrivain, qu’il a été membre du collectif de la revue Liberté pendant près de vingt ans et qu’il a enseigné la littérature québécoise à l’Université McGill pendant trente-cinq ans. Pourtant, aux yeux du réalisateur Jean-Philippe Dupuis, Robert Melançon est juste un poète, alors qu’il a reçu de nombreux prix littéraires dont le prix du Gouverneur général deux fois, qu’il est professeur à l’Université de Montréal et qu’il a été longtemps critique de poésie québécoise à la radio de Radio-Canada. Pourtant, Michel Biron, professeur à l’Université McGill, titulaire de deux chaires de recherche, l’une consacrée à l’histoire littéraire du Québec et l’autre au roman québécois, se voit lui aussi être désigné sous le simple titre de professeur. Pourtant, la poète, traductrice, essayiste, qui a aussi été directrice de collection et directrice éditoriale et qui a dirigé les pages culturelles du Devoir pendant quelques années est tout simplement ici une journaliste.

Bien évidemment que le héros du film est le grand poète québécois, mal connu, mal perçu, mort dans la fleur de l’âge, Hector de Saint-Denys Garneau, mais cela n’aurait pas été inutile pour ajouter de la valeur aux propos des intervenants que de les situer dans le contexte littéraire québécois. Et je ne parle pas des « comme je vous le disais » qui ne font pas appel à quelque chose qui a été mentionné plus tôt et qui montrent un montage bâclé.

De plus, j’aurais apprécié entendre davantage de poèmes plutôt que de regarder des plans fixes où l’eau clapote, où le vent fait bouger les feuilles… Le cinéma n’est pas un exercice de photographie que je sache. Et ce n’est pas en contemplant la nature que nous allons entrer dans le personnage ni le comprendre un peu mieux.

Bref, il y avait là de bonnes intentions, mais le résultat n’est pas à la hauteur de celles-ci. Ou alors, je le redis encore, peut-être m’attendais-je à autre chose… Mais heureusement, il reste les écrits de Saint-Denys Garneau pour me consoler de ce film.

Le peintre qui aime les nuages

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Né en Inde et partageant désormais son temps entre l’Allemagne et son pays natal, Alexander Devasia aime les nuages (et aussi les livres, comme le prouvent ces deux toiles). Il les aime tellement qu’il les a beaucoup peints. N’hésitez pas à visiter son site pour les découvrir.

Ce que mots vous inspirent 369

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L’inutile et le superflu sont plus indispensables à l’homme que le nécessaire. (René Barjavel)

*toile de Louis-Marie Désiré-Lucas

Les vers de Maurice 2

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Prémices

sur la vitre
cristaux en nervures
ébauches en chevauche

froidure de feutre
lémures en meutes
loques de phoques
ballet d’osselets

morsure subite
du printemps
au sept sud

avril gibelotte
avril gît givre
mais mai jamais

Maurice Soudeyns, Vrac et nuques

*choix de la lectrice de Christian Arnold