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Les anecdotes d’Annie François

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Bouquiner d’Annie François, dont on m’avait tant parlé, m’a laissé quelque peu mitigée. Dévoreuse de livres, celle qui a travaillé dans l’édition pendant trente ans, y relate au moyen de courtes anecdotes sa passion pour les livres et ses habitudes de lecture.

Je me suis parfois reconnue, mais très peu, finalement. Peut-être aurais-je aimé me retrouver davantage dans les « exemples » de cette livrovore. Or ce n’est pas le cas. À moins que je n’aie été agacée par tous ces titres mentionnés qui s’agglutinent et finissent par donner le tournis… Peut-être. Sûrement un peu. Mais je sais une chose. Je ne regrette pas ma lecture, même si je ne retiendrai qu’une phrase : En matière de livres, il y a mille approches, mille accroches : un auteur, un pays, une rencontre, un genre, des circonstances, un format, une humeur, une saison, une maison, etc. Tant de choses. Tout est prétexte. Rien n’est indifférent.

Flat Love

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Il y a parfois de jolis surprises dans les festivals. Ainsi, ce délicieux film d’une quinzaine de minutes signé Andrés Sanz intitulé Flat Love.

Imaginez un musée. Imaginez un homme qui est fasciné par une toile. Regardez la toile.

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La toile est signée Roy Lichtenstein et s’intitule Girl with Ball.

Et chaque jour l’homme va aller au musée voir sa dulcinée : il est amoureux de la fille de papier, comme il l’était enfant de Tina, qui animait les pages de son album en 3D qui ne le quittait pas. Si amoureux qu’il ne pourra s’éprendre tout à fait d’une fille de chair et non de papier parce qu’elle n’est pas plate (flat, en anglais, d’où le titre du film).

Un film imaginatif, inusité. Un film tout simplement délicieux narré par Isabella Rossellini, qu’on peut voir dans le cadre du Festival international du film sur l’art présenté à Montréal.

Bien sûr?

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Bien sûr que le court métrage Bien sûr m’a agacée de la première à la dernière seconde. Bebête et bêtifiant, ce qui devait être clin d’œil au Plateau Mont-Royal est un film sur une réalisatrice omniprésente qui veut faire un film. Jusque là, vous me suivez? Pour le reste, prenez un bol à café pour figurer une montagne, un plateau assorti pour illustrer le Plateau Mont-Royal et faites bouger les éléments en poussant une chansonnette. Ça ne vous convainc pas? Moi non plus.

Le court métrage est présenté dans le cadre du Festival international du film sur l’art à Montréal.

Douceur du jeudi

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Une douceur offerte, une fois de plus, par Armando, qui sillonne Bruxelles à la recherche du printemps.

Ce que mots vous inspirent 368

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Toujours et jamais, c’est aussi long l’un que l’autre. (Elsa Triolet)

*toile de Jan Evert Boks

Les vers de Maurice 1

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La lectrice peinte par Noa a fouiné, heureuse de se promener de recueil en recueil. Puis, en compagnie de Vrac et nuques du poète québécois Maurice Soudeyns, elle a passé le reste de la soirée avant de repartir en laissant le recueil ouvert sur ces vers :

Présence

parfois
comme les pierres
qui remontent à la surface
le printemps venu
je me repose
de ce qu’un oiseau m’observe

je me hisse en silence
dans l’après-midi
parti de rien

Le lieutenant souriant

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Avec Le lieutenant souriant, le Liégeois Bernard Gheur (dont le père, armateur fluvial est né au Canada, pour l’anecdote) nous livre un beau roman destiné aux adolescents dans lequel certains adultes qui ont eu la chance de vivre une amitié à l’épreuve de tout se reconnaîtront. Parce que s’il raconte une enquête qui dure nombre d’années afin que soit révélé ce qui a bien pu arriver au père de l’un d’eux, celui que le narrateur a appelé « le lieutenant souriant » à cause de la seule et unique photo sur laquelle il apparaît, ce roman porte aussi et probablement davantage sur l’amitié, la complicité, le respect du secret, la solidarité.

À partir d’un enfant qui vit dans le souvenir d’un père résistant fusillé aux alentours de Spa et à qui il est interdit de poser la moindre question, Bernard Gheur a écrit une très belle histoire sur l’enfance avec ses rires et son insouciance. Parce qu’on ne peut pas vivre que de tristesse.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Chasse aux oiseaux

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Une chasse à laquelle s’adonne Denise avec un plaisir évident!

Au fil des pages 12

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La lectrice peinte par Marcel Dyf a-t-elle comme moi un compagnon dont elle voudrait ne jamais se séparer? Si oui, elle appréciera sûrement ce texte qui n’est pas d’hier!

G comme giroflées

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Celles que Lanourse a dénichées pour nous et qu’elle m’a offertes afin que le printemps arrive vite à Montréal. Espérons que ça va fonctionner!