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Et si on parlait de théâtre 5

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Toutes les pièces qui ont été écrites, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, n’ont jamais été que policières. Le théâtre n’a jamais été que réaliste et policier. Toute pièce est une enquête menée à bonne fin. (Eugène Ionesco)

*toile d’Alexandre Cabanel

Et si on parlait de théâtre 4

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Le théâtre est le lieu où apparaissent violence et cruauté. Leur représentation doit servir à ce que l’horreur ne se reproduise pas. (Gérard Mortier)

*toile de Parrasio Micheli

Et si on parlait de théâtre 3

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Sur la scène, il faut du réel, il faut aussi de la joie. (John Millington Synge)

*toile d’Ambrosius Benson

Et si on parlait de théâtre 2

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Il y a deux manières de passionner la foule au théâtre : par le grand et par le vrai. Le grand prend les masses, le vrai saisit l’individu. (Victor Hugo)

*toile de William McGregor Paxton

Et si on parlait de théâtre 1

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Parce que c’est aujourd’hui la Journée mondiale du théâtre, une institution qui existe depuis 1962, la lectrice peinte par la l’artiste britannique Annie Louise Swynnerton s’est endimanchée pour l’occasion et a invité quelques lectrices à faire de même afin de nous livrer heure après heure des réflexions sur le théâtre.

Faites de même, une place au parterre vous attend!

Quelques jours avec Ungaretti 1

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Nombre de livres étaient là qui attendaient les lectrices du soir, un peu pêle-mêle. Et c’est en farfouillant, en ouvrant certains, en ne faisant que déplacer les autres que la lectrice peinte par Louis Valtat a mis la main sur Vie d’un homme du poète italien Giuseppe Ungaretti, réunissant tous ses poèmes et duquel elle a extrait ce court texte :

Coucher de soleil

La peau du ciel
éveille des oasis
au nomade d’amour

Juste avant

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Juste avant
Je me perdrai dans la toile
de tes mots
Je m’enfoncerai dans la prunelle
de tes yeux

et notre étreinte
fera fondre l’hiver

*en réponse à un poème d’Olivier

(mars 2011)

*toile de Pierre Chartier

Un livre dédié à la rue Sainte-Catherine

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Qui aime Montréal, qui s’intéresse à son histoire, qui a dans ses souvenirs de voyageur ou de Montréalais la rue Sainte-Catherine, d’hier ou d’aujourd’hui, ne pourra qu’être intéressé par le livre préparé par l’historien Paul-André Linteau et une équipe de passionnés par l’histoire intitulé La rue Sainte-Catherine au coeur de la vie montréalaise.

Ce livre abondamment illustré fait le tour de 250 ans d’histoire alors que ce passage au milieu des terres est devenu graduellement LA rue commerciale du centre-ville. Et ce sont toutes ces petites histoires que Paul-André Linteau a réunies pour ce livre qui est un complément à l’exposition en cours au Musée de la Pointe-à-Callière. Des anecdotes comme des faits historiques, des clins d’œil, voilà ce que propose ce livre des plus réussis qui fait jaillir, en ce qui me concerne, plein de souvenirs. Grands magasins disparus, la construction du métro, la Place des Arts, l’extrême est comme l’extrême ouest, tout nous est raconté de cette rue où mon grand-père tenait pharmacie, bâtiment qui fut démoli en même temps que le célèbre café Saint-Jacques afin de bâtir les pavillons Judith-Jasmin et Hubert-Aquin de l’UQAM.

Jamais auparavant un livre n’avait été consacré à la rue Sainte-Catherine. Il était temps… Mais sûrement fallait-il aussi prendre le temps pour qu’un livre d’une telle qualité et d’une telle richesse puisse prendre naissance.

Lena Horne, lumineuse

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Lena Horne s’est éteinte en 2010 et c’est pour cette raison que les organisateurs du Festival international du film sur l’art ont choisi d’offrir au public montréalais le film Lena Horne: in her own voice, réalisé en 1996.

Qui ne la connaît pas ou qui la connaît peu ou mal sera servi par ce film qui dresse un portrait de celle qui a été entre autres chorus girl au Cotton Club, actrice à Hollywood et militante. Un portrait où se mêlent entrevues et extraits de films, moments sur scène et anecdotes, où elle apparaît, lumineuse, courageuse et attachante. Un film à ne pas rater s’il passe un de ces jours sur une chaîne spécialisée. Pour de multiples scènes, et pour une en particulier où à 77 ans, en studio, avec casquette et lunettes de soleil elle a l’air d’une gamine enregistrant son premier disque.

Michel Legrand, l’idole de Jean Beaulne

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Quand on assiste à Michel Legrand is music, music is Michel Legrand, on se demande quelle mouche a bien pu piquer le compositeur pour qu’il qualifie le film de « médiocre, maigre et minable » et tente d’en interdire la diffusion sous différents prétextes (pour les détails, voir cet article).

Je ne vois dans le film de Jean Beaulne aucune atteinte à la réputation de Michel Legrand. Loin de là. C’est plutôt à un bel hommage qu’on a droit. Un hommage où les entretiens qu’il a accordés au réalisateur sont ponctués de témoignages chaleureux de la part de Barbra Streisand, Quincy Jones, Petula Clark, Norman Jewison, Tony Bennett, Patti Austin et Jon Voight et où les grandes étapes de sa carrière autant française qu’internationale nous sont présentées. Un film où l’artiste nous est sympathique, où il nous séduit, où il est attachant et où la musique prend toute la place pour le plus grand plaisir de ceux qui sont venus (fort peu nombreux) à la représentation de ce film. Et dans lequel il ne m’aurait pas vraiment plu (malgré ce que semble croire celui à qui le film est consacré) de le voir prendre part à des parties de belote ou aux commandes de son avion. C’est le compositeur que je m’attendais à voir. Or, c’est le compositeur que Jean Beaulne nous offre dans un film qui n’est peut-être pas un chef-d’œuvre au point de vue des images mais qui a l’heur d’être un bel hommage et duquel on ressort en fredonnant des airs connus.