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Belle d’hiver

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Juste pour vous, cette belle croisée par Armando au hasard de ses promenades. Si belle qu’elle arriverait à nous faire aimer l’hiver même s’il est trop long chez nous!

Ce que mots vous inspirent 334

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Vieillir n’est, au fond, pas autre chose que n’avoir plus peur de son passé. (Stefan Zweig)

*toile d’Edith Prellwitz

En Suisse romande 5

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Poèmes de la nuit venue

Or une nuit viendra
qui sera la dernière

Aurons-nous revu
fleurir les cerisiers
à la frange du ciel
aurons-nous revu
les oiseaux affairés?

Or une nuit viendra
qui sera nuit d’hiver
et derrière nous
ce ne seront plus
qu’arbres renversés
et défaites amours.

François Debluë, La poésie suisse romande

*choix de la lectrice de Margaret Wettereau de laquelle on ne trouve plus aucune trace

Il faut parfois plus que de bonnes intentions pour faire un film

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Le parti pris de tout montrer a nui à la réalisatrice Roselyne Bosch. Tel est mon avis quelques jours après voir vu La rafle au cinéma. Non pas que ce soit un mauvais film, ni qu’il n’offre pas certaines scènes émouvantes. Mais dans sa volonté de tout montrer, les bons (quelques familles juives, une concierge exceptionnelle, un médecin, les pompiers, une infirmière dévouée) comme les méchants (une boulangère antisémite, Hitler, Pierre Laval, René Bousquet), Roselyne Bosch en a trop fait. Et il est bien connu que le cinéma n’est pas fait que de bonnes intentions.

Et pourtant, c’est un sujet qui m’intéresse, un sujet que je pense connaître un peu, mais qui, dès les premières scènes dans un Paris de carton pâte (entendez par là studio), m’a agacée par son traitement superficiel. On est loin d’Au revoir les enfants, du Pianiste, de La vie est belle et des Guichets du Louvre, ce dernier portant aussi sur la rafle du Vélodrome d’hiver. Bien loin.

Et pourtant, j’aurais voulu apprendre quelque chose, que soient éclairés des moments encore jamais ou peu traités. Mais Roselyne Bosch est restée à la surface des choses dès le départ en faisant apparaître un ecclésiastique arborant l’étoile jaune sur laquelle on peut lire l’inscription Ami des Juifs, détail qui ne sera jamais évoqué et que la plupart des gens n’ont même pas remarqué. Par contre, certains, dont je suis, ont été fort étonnés de voir une infirmière à l’article de la mort enfourcher une bicyclette et rouler des kilomètres sans s’effondrer tandis que d’autres l’étaient devant ces fichiers remplis de noms alors que nulle part n’est mentionnée l’obligation pour les Juifs de s’inscrire comme tels. Au spectateur de combler les « oublis » s’il a eu la chance de lire un peu sur le sujet.

Et pourtant, j’aurais tant voulu que toutes les recherches faites par la réalisatrice nous donnent autre chose que ce film plutôt ordinaire malgré quelques scènes poignantes.

Mais une fois de plus, je dirai : Qui trop embrasse mal étreint.

Pour chasser l’hiver

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Quelqu’un n’a rien trouvé de mieux qu’un épouvantail. Peut-être que ça fonctionne : il n’a pas encore été enseveli sous la neige!

Gourmande, mais pas gloutonne

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Ceux qui me lisent depuis un moment connaissent mon péché mignon : je suis gourmande. Et tellement gourmande qu’il est des gâteries que je partage pas. Ainsi ces caramels au beurre salé à la fleur de sel de Guérande offerts par ma sœur à Noël que je n’ai pas apportés au bureau. Et voyez comme je ne suis pas gloutonne, nous sommes le 3 février et il en reste encore la moitié! Si vous insistez, je vous dirai où on peut en trouver à Montréal.

Une feuille aux couleurs du Portugal

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Évidemment que ça prenait l’œil averti d’Armando pour pareille trouvaille en cette saison!

Ce que mots vous inspirent 333

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L’homme ne se nourrit pas de vérité, l’homme se nourrit de réponses. (Daniel Pennac)

*toile signée Hellebore Cusack

En Suisse romande 4

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Ici

Ici
qu’ils montent ou descendent
les chemins sont les mêmes
qui conduisent au silence
Plus rien ne plane
par-dessus les haies blanches
plus personne ne tremble
dans le soir des auvents
Demain est un soleil malade
que tirent de longs chalands
dans les canaux gelés
comme les ombres qui me croisent
Où s’éteignent les lampes
demeure un pays creux
où je vais
vieux ramoneur de songes
aux yeux brûlés

par une étoile errante.

Hughes Richard, La poésie suisse romande

*choix de la lectrice d’Emanuel Glicenstein Romano

L’étoile d’Erika

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L’étoile d’Erika, c’est celle qu’elle n’a jamais portée, mais celle que les siens avaient sur eux le jour où sa mère la lança d’un train en route vers le camp de Mauthausen. Cette étoile, c’est aussi celle qui veillera sur celle qu’on a projetée dans la vie alors que la mort attendait ceux restés dans le convoi. Cette étoile, c’est celle qui brille depuis et brillera à jamais grâce à cet album racontant son histoire qu’elle a elle-même racontée à Ruth Vander Zee. Une histoire qu’a magnifiquement illustrée Roberto Innocenti.

Un album fort, poignant. Une histoire parmi tant d’autres. Mais chacune est unique et cet album nous le rappelle.