Ici
Ici
qu’ils montent ou descendent
les chemins sont les mêmes
qui conduisent au silence
Plus rien ne plane
par-dessus les haies blanches
plus personne ne tremble
dans le soir des auvents
Demain est un soleil malade
que tirent de longs chalands
dans les canaux gelés
comme les ombres qui me croisent
Où s’éteignent les lampes
demeure un pays creux
où je vais
vieux ramoneur de songes
aux yeux brûlés
par une étoile errante.
Hughes Richard, La poésie suisse romande
*choix de la lectrice d’Emanuel Glicenstein Romano

2 réponses
Jamais entendu parler de Hughes Richard, je pars explorer.
Ce poème, sombre à souhait, est très réussi, visuel…il me fait un peu penser à Emile Verhaeren.
La lectrice semble penser encore aux mots qu’elle vient de lire…les mots d’un très beau poème!