Au Pays de Galles, des trous dans la mie annonceraient une naissance.
*illustration de Paul Blow
Dans les Prairies canadiennes, on croit qu’il porte malheur de rapporter une assiette propre à un voisin qui vous a offert un mets, si bien qu’il faut la lui rendre sale.
*toile de Rick Bentham
Chez nous, une croyance veut que si on offre une branche d’acacia avec toutes ses épines à sa fiancée, celle-ci sera toujours fidèle et vertueuse.
*toile de Malie Baehr
C’est lorsque j’ai récemment vu quelqu’un faire tout un détour pour ne pas passer sous une échelle que l’idée m’est venue. Mais les superstitions étaient-elles assez nombreuses pour nous occuper tout un dimanche? Que si!
C’est donc devant une tasse de café que s’assoiront les lecteurs du jour, en commençant par la lectrice peinte par Igor Grabar, afin de découvrir quelques superstitions plus ou moins connues, qui risquent de vous amuser, si bien entendu vous n’êtes pas superstitieux!
Au fait, vous avez bien sur vous une épingle qui a servi à tenir le suaire d’un mort? Cela devrait vous empêcher d’avoir peur à tout jamais, selon ce qu’on dit en Auvergne!
Encore une fois, de nombreux recueils attendaient la lectrice du soir peinte par Jules Pascin. Des recueils qui tour à tour verront certaines de leurs pages dévoilées au page de Lali. Ainsi, celui du prolifique poète québécois François Charron intitulé L’intraduisible amour. Un de ses plus remarquables, ai-je envie d’ajouter, bien que tous les titres de ce poète de chez nous se démarquent par leur intensité tout autant que les images qu’ils suscitent. Ainsi en est-il de cet extrait de ce soir :
je te ressens depuis toujours
j’ai traversé les siècles
demain n’existe plus
nous sommes morts, nous sommes éternels
j’imagine tout ce bleu pour un seul nuage
sur l’asphalte, nos pas imprononcés
Quel formidable album que celui proposé par Christos Ortiz (ou tout simplement Christos) sous le titre Le mangeur de sons, lequel est illustré par Lauranne Quentric.
Le mangeur de sons, c’est un ogre apprécié de tous, notamment des enfants car l’ogre qui mange tout ce qui fait du bruit — le glouglou des bouteilles, les pleurs des enfants, les fausses notes des dièses jusqu’aux bémols, le vacarme des marteaux-piqueurs, les bruits de pas sur les pavés, — avale aussi les bruits de leurs bêtises pour les éviter de se faire gronder.
Mais à force de manger de tout, de dévorer le moindre son et de grignoter entre les repas, notre ogre finit par tomber gravement malade. Mais comment le guérir? Ce sont les enfants qui trouveront une façon écologique de sauver leur ami.
Un album joliment raconté et illustré qui devrait plaire aux petits et aux grands!
Les ours l’attendent depuis si longtemps qu’ils ont eu le temps d’agrandir leur famille, tel qu’a pu le constater Denise qui les a croisés à Genève.
Vieux livres comme autant de souvenirs emmagasinés au fil des ans. Précieux parce qu’ils ont vécu, qu’on les a aimés. Compagnons des jours meilleurs comme de ceux teintés de tristesse. Présents, fidèles, muets. Vieux livres, inestimables traces de ce qu’on a été.
*sur des toiles de Nuri Yabukov (???? ??????)
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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