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Mais d’où vient l’ivresse?

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Des livres ou du café? Denise qui a pris cette photo et le propriétaire de ce café-librairie de Genève ont peut-être la réponse!

Quand on regarde où on marche

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On voit parfois son ombre, mais pas toujours! En tout cas, pas à l’heure où Armando a pris cette photo!

Ce que mots vous inspirent 319

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Il suffit parfois d’être épaté par quelqu’un pour lui faire totalement confiance. (Andreï Kourkov)

*toile de Pompeo Batoni

Il suffit parfois

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Lumière qui tremble sur la ligne d’horizon, si semblable à mon cœur qui vacille et hésite lui aussi. Il suffit parfois de quelques mots pour la rendre vive ou l’assombrir.

*toile d’Asako Yukiko

Quelques haïkus 2

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au bout du chemin
le silence et la mer
à perte de vue

Marie Amiot. Carpe Diem. Anthologie canadienne du haïku/ Canadian Anthology of Haiku

*choix de la lectrice d’Angela Adela Vezzetti, originaire de Buenos Aires, sur laquelle on ne trouve aucun lien intéressant

Simon, l’enfant rescapé du 20e convoi

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Le 20e convoi est parti de Malines en avril 1943 à destination d’Auschwitz. Il comptait à son bord plus de 1600 Juifs incarcérés à la caserne Dossin (l’équivalent belge de Drancy). De tous les convois qui partirent de Malines, seul celui-ci put être intercepté par la Résistance belge, ce qui permit à 231 personnes de s’échapper (23 furent retrouvées et tuées) dont un enfant.

Cet enfant, c’est Simon Gronowski, le héros de Simon, l’enfant du 20e convoi, une adaptation de L’enfant du 20e convoi (publié une première fois en 2002, puis dans une édition revue en 2005) faite par l’écrivaine belge Françoise Pirart en collaboration avec Simon Gronowski et destinée aux jeunes.

Récit bouleversant qui, dès les premières pages, nous décrit ce convoi qui va vers la mort où sont entassées 1600 personnes dans des conditions qu’on ne penserait même pas donner à du bétail. Simon a chaud, il a soif, il a peur, même si sa mère n’est pas loin. Pour passer le temps, il compte.

Et de compter, il passe à raconter. Son enfance à Bruxelles, ses amis, sa famille, la maroquinerie de ses parents puis les privations, les regards, l’antisémitisme montant, la fuite. Tout ça avec ses yeux d’enfant. Des yeux qui tentent de comprendre. Mais peut-on comprendre une telle haine?

Simon, l’enfant du 20e convoi, c’est l’histoire de Simon avant la caserne et après la fuite jusqu’aux retrouvailles avec son père qui n’a pas été « pris » parce qu’il était à l’hôpital lorsqu’on les a emmenés sa mère, sa sœur et lui. Un livre qui vous touchera, j’en suis certaine, et qui vous poussera à en savoir plus sur la déportation des Juifs de Belgique. Pour ce, n’hésitez pas à visiter le Musée Juif de la Déportation et de la Résistance.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Des heures de bonheur en perspective

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C’est ce qui vous attend dès la minute où vous entrerez dans l’univers de l’illustrateur Pascal Campion où plus de 1000 planches vous sont proposées mettant en scène le quotidien avec beaucoup de tendresse et duquel proviennent ces lecteurs et lectrices absolument irrésistibles.

Vous prendrez bien un peu de rouge?

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Un rouge signé Armando, comme on en trouvait en Algarve en septembre…

Ce que mots vous inspirent 318

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Ne trouvez-vous pas que le silence est comme un avant-goût du bonheur? [Ignazio Silone]

*toile d’Anna Ancher

Quelques haïkus 1

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La lectrice peinte par Leonard E. Walsh (dont on ne retrouve plus trace) a d’abord examiné chacun des livres laissés à son intention sur la table. Puis, quand elle a vu le mot « haïku », elle n’a pas cherché plus loin. C’est donc Carpe Diem. Anthologie canadienne du haïku/Canadian Anthology of Haiku qu’elle a ouvert afin de découvrir cette forme de poème, native du Japon, dont on retrouve les premières traces au XVIIe siècle, mais qui ne sera connue en Occident qu’au XXe siècle et que d’autres lectrices après elle pourront parcourir ces prochains soirs.

Cette anthologie, dirigée par Francine Chicoine, Terry Ann Carter et Marco Fraticelli réunit des textes d’auteurs canadiens tant francophones qu’anglophones qui se sont essayés à ce genre dont la brièveté a un pouvoir évocateur pour exprimer l’éphémère. En commençant par ce texte d’Angèle Lux :

pluie du matin
à l’ombre du marronnier
des flaques de ciel