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Mia Couto, et de trois!

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Je vous ai parlé de ces moments de bonheur de lecture qu’ont été Terre somnambule et Les baleines du Quissico de l’écrivain Mia Couto, originaire du Mozambique.

C’est donc le cœur battant que j’ai ouvert Tombe, tombe au fond de l’eau, à l’idée de retrouver cette écriture imagée aux mots inventés savoureux. Et j’ai une fois de plus été séduite par ce conteur qui mélange réalité et allégorie pour nous parler de la vie tout en rendant quasi impossible l’idée de faire un résumé de ce livre à qui voudrait en faire un. Car cela nous forcerait à le réduire, à installer un cadre bien fixe autour de lui, à le rendre statique et sans poésie, alors que justement c’est la fantaisie qui prend ici toute la place.

Récit comme c’est annoncé en couverture? Conte? Je ne veux pas non plus me plier à donner un genre à Tombe, tombe au fond de l’eau qui m’a émue, profondément émue. Pour son humanité, sa sensibilité, son regard sur la vie, sur les regards et sur ce que nous sommes tous.

Et pour toutes ces raisons, je savourerai encore les mots de Mia Couto, dont quelques livres sont traduits en français.

Les carnets de Jean-Paul Lemieux

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Connu et reconnu pour son vibrant Hommage à Nelligan, pour ses personnages au corps allongé et ses paysages, Jean-Paul Lemieux l’est aussi des philatélistes puisque nombre de ses tableaux ont figuré sur des timbres canadiens (notamment cette série illustrant les provinces et territoires canadiens en 1984).

Lui dont les peintures racontent des histoires, des moments de vie a laissé derrière lui quelques carnets de croquis qu’Anne-Sophie Lemieux, sa fille, a légués au Musée des beaux-arts du Canada en 1999.

Je les ai ouverts pour vous. Quelques lecteurs s’y étaient donné rendez-vous.

Au fil des pages 2

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Pour l’occasion, un billet parlant de ma passion pour le rouge, lequel date de février 2006, la lectrice peinte par l’artiste James Jean ne pouvait que se vêtir de rouge!

Ce que mots vous inspirent 317

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La chance est la poésie du destin. (Étienne Rey)

*toile d’Adam Emory Albright

Quelques mots d’amour 13

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Accords

Ton corps poème de la terre et de l’eau
écriture du désir jamais achevé
alors que la page blanche se consume entre tes doigts

Ton corps
s’il demeure
c’est dans la transparence
au plus clair du jour
avivant la soif des rivières.

Pays tant de fois abordé
terre si souvent ensemencée,
tel est ce corps
plage soyeuse
où la pluie
et le feu
se marient.

Ton corps s’ouvre
que le temps ignore.

Ta nudité
est celle de l’aube :
la rosée
lui rend
grâce.

Ployé, arqué
jusqu’à craquer l’horizon
ton corps
signe son passage
à même
la lumière.

Marie Nizet, Anthologie poétique amoureuse

*choix de la lectrice de Franz Frank

La traversée de Pélagie

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C’est un bien joli roman que nous propose Françoise Houdart avec … Née Pélagie D., publié en 1996. Un roman qui se conjugue souvent au passé alors que Pélagie se raconte à Maximilien le temps d’une traversée entre Ostende et Douvres. Le temps d’un rêve. Celui, pour elle, de voir enfin la mer dont elle collectionne les cartes postales depuis l’enfance.

Une traversée dont elle connait déjà l’issue, car il est des rêves dont on ne revient pas et qui, dès la minute où on accède à eux, ont raison de notre existence.

Un roman tout en finesse, en nuances, qui raconte l’histoire d’une septuagénaire qui a attendu toute sa vie le bon moment et qui n’a jamais fait de vagues alors qu’elle ne rêvait que de celles-ci.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Le pays de Julia

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Dans le pays de Julia Valeeva, illustratrice d’origine russe, il y a les livres qu’elle a illustrés, il y a des couleurs et il y a même des lectrices!

Anecdotes de réviseure 13

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Lequel? ai-je pensé en lisant « sur le champ » dans la phrase que j’étais en train de relire afin de relever les coquilles, les fautes de syntaxe, les accords non faits, les mots manquants et les anglicismes ou néologismes. Le champ de bataille? De patates? Celui « couvert de morts sur qui tombait la nuit »?

Et ne sachant si la personne à qui je destinais ma révision avait le sens de l’humour ou connaissait Hugo, Victor de son prénom, j’ai ajouté les trains d’union manquants. Sans plus.

*toile de Nicolaes Maes

Ce que mots vous inspirent 316

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Il y a des mots salés, sucrés, aigres, amers. Il en est des durs et de doux, de crus et de cuits. Les mots se mâchent, s’avalent, se crachent, se digèrent. Pourtant les mots ne nourrissent pas leur homme. (Roland Topor)

*toile d’Israel Abramofsky

Quelques mots d’amour 12

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Nos corps
sont soudés l’un à l’autre

La même formule d’algèbre
dans le sang
nous nous multiplions
sous notre peau commune
l’univers s’étire et se dilate.

Anise Koltz, Anthologie poétique amoureuse

*choix de la lectrice d’André Derain