La lectrice peinte par Max Handrick ne connaissait pas la poète Danièle Ouanès. C’est probablement ce qui l’a attiré vers elle, ce goût de la découvrir qui s’est accentué au fur et à mesure qu’elle parcourait Arabesques méditerranéennes, si bien que c’est ce recueil qu’elle a choisi pour les lectrices du soir après s’être arrêtée sur ce poème :
Midi
Le soleil a hissé la voile du silence
À la verticale du ciel
Et l’ombre des arbres
S’est blottie à leurs pieds.
Rien ne bouge
Sauf le parfum des fleurs
Qui rampe sur les ailes alourdies du vent.
Au loin,
Le minaret vrille le blanc du ciel,
Et les grandes demeures
Se recueillent derrière leurs volets clos.
Pénombre,
Ombre fidèle de la Mort,
Je te hais.
Pénombre, laisse0moi fuir ta prison,
Laisse-moi jouir de l’étreinte brûlante du sable
Qui file entre mes doigts,
Trop vite,
En atomes grisâtres ou miroitants,
Comme ma vie.
Midi…
Le navire du temps
A jeté l’encre sur la mosaïque des rêves.





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