Accords
Ton corps poème de la terre et de l’eau
écriture du désir jamais achevé
alors que la page blanche se consume entre tes doigts
Ton corps
s’il demeure
c’est dans la transparence
au plus clair du jour
avivant la soif des rivières.
Pays tant de fois abordé
terre si souvent ensemencée,
tel est ce corps
plage soyeuse
où la pluie
et le feu
se marient.
Ton corps s’ouvre
que le temps ignore.
Ta nudité
est celle de l’aube :
la rosée
lui rend
grâce.
Ployé, arqué
jusqu’à craquer l’horizon
ton corps
signe son passage
à même
la lumière.
Marie Nizet, Anthologie poétique amoureuse
*choix de la lectrice de Franz Frank







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