Dès que la lectrice peinte par Bernardino Licinio a vu dans la pile de recueils sur la table La poésie suisse romande de Claude Beausoleil, une anthologie regroupant des textes de 55 poètes, elle n’a eu aucune hésitation. Ce serait ce livre et aucun livre qu’elle allait destiner aux lectrices du soir, non sans avoir elle-même choisi un poème de Jean-Georges Lossier que voici :
Nos routes
Une ombre devant la maison
La tienne ou la mienne?
Ceux qui pour toujours s’appartiennent
Continuent de se chercher
Dans le filet des nuits.
Comme les lignes de la main
Nos routes se mêlent dans le passé
Et puis se perdent vers l’infini.
La lampe est lasse d’éclairer l’horizon,
Nous aimons-nous assez pour vivre?









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