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Lali répond à 10 questions

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toile de Catherine Clark Ellis

Voilà presque une semaine que Béatrix d’adlitteram m’a lancé le défi. Et selon les règlements suivants :
– Donner le lien de la personne qui vous tague
– Préciser le règlement sur votre blog
– Répondre aux dix questions que voici :

Je m’y colle donc, après avoir mûrement réfléchi…

1/ Le trait principal de mon caractère : la rêverie
2/ La qualité que je désire chez les hommes : là déjà, je change la question et je dis chez UN homme, l’honnêteté
3/ La qualité que je préfère chez les femmes : idem
4/ Mon principal défaut : je suis bordélique (mais pas au boulot)
5/ Ma principale qualité : la patience (sauf avec les imbéciles)
6/ Mon occupation préférée : écrire et lire, lire et écrire, et vice versa
7/ Un plat qui me met l’eau à la bouche : un seul… trop difficile… alors disons quelque chose au chocolat
8/ Mes mots favoris : amour, soleil, caresse, regard…
9/ Ce que je déteste par dessus tout : la bêtise
10/ Un rêve : vivre pieds nus

Et normalement, maintenant que j’ai répondu aux dix questions, je devrais taguer 6 autres personnes en mettant leurs liens à la fin du billet… Mais je ferai autrement…
Que tous ceux qui ont envie de faire l’exercice, qu’ils aient un blog ou non, le fassent. Qui se lancera à l’eau en premier? Denise? Reine? Géraldine? Filleke? Armando? Agnès? Quelqu’un d’autre?

Pour voir la vie en rose

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Et comme la pluie est devenue de la neige et qu’il me faut absolument des couleurs, j’ai repensé à ma haie d’automne, avant qu’elle ne soit recouverte de blanc et je me suis dit qu’elle était de mise pour, malgré tout, voir la vie en rose!

Ce que mots vous inspirent 21

fournier

Les souvenirs sont du vent, ils inventent les nuages. [Jules Supervielle]

Alors que se tissent les souvenirs pour les personnages d’Alfred-Victor Fournier entourant une lectrice visiblement passionnée par sa lecture puisqu’elle semble en parler avec enthousiasme, pensent-ils ce à ce que ce jour de fin d’été deviendra? Du vent? Des nuages?

Et vous, que pensez-vous de la phrase de Supervielle? Les souvenirs sont-ils du vent?

La pensée de ce mercredi est là pour ce que mots vous inspirent. Pour toute une semaine. Je ne validerai les commentaires que dans sept jours. Comme je viens de le faire pour la citation de Pascal Mercier déposée ici il y a une semaine.

Bonne journée et bonne semaine à tous!

L’arôme du café

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Notre amitié est née au détour d’une petite annonce dans la revue Christiane. C’était il y a presque 30 ans. Il fut même une époque où nous nous écrivions tous les jours, où nos lettres se croisaient au-dessus de l’océan. La visite de Saint-Malo, un repas dans une crêperie de Josselin, le lait encore chaud quand elle vivait encore dans la ferme familiale reprise depuis par son frère, l’Île aux Moines un jour de juillet, une promenade dans Paris où nous avions acheté le même pull rose, les rues de Québec et de Montréal où nous avons aussi laissé les traces de nos pas, les poèmes qu’on écrivait et qu’on échangeait. Tellement de souvenirs. De ceux qui ne s’effacent pas et auxquels on revient parce qu’ils sont heureux.

Oui, tous ces poèmes qu’on écrivait sur les coins des tables et qu’on s’envoyait. La plupart des miens sont restés dans des cahiers. Mais mon amie Chantal Couliou ne les a pas laissés dans des carnets.

Et je relisais hier Le chuchotement des jours ordinaires, regards posés sur les traces du quotidien, regards tendres. Et j’ai pensé à cette lectrice de Miriam Cojocaru à laquelle les mots de Chantal collent à la perfection :

L’arôme du café se défroisse
dans la frivolité
d’un matin qui s’éveille.

Il faut regarder où on pose les pieds

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Toute cette pluie qui tombe aujourd’hui sur Montréal va-t-elle me faire découvrir un trésor caché, vestige d’été, qui a séché en automne et survécu à l’hiver? Je vais faire comme Denise et regarder où je pose les pieds. On ne sait jamais.

Le foulard jaune

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Les années ont passé. Celui qui annonçait son retour imminent n’est jamais revenu au port. Nul ne sait si son bateau a coulé ou si une sirène l’a retenu sur une île enchanteresse. Il n’y a que la lectrice peinte par Ralph Todd pour croire encore qu’il reviendra. Et pourtant, il ne reste de cette époque que cette lettre mille fois relue et le foulard jaune de marin qu’il avait noué à son cou avant de partir.

À la folie

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Je ne les aime pas un peu. Ni beaucoup. Et pas plus, passionnément. Je les aime à la folie. C’est comme ça. Je parle des mots. Oui, j’aime les mots… à la folie. Les mots d’ailleurs. Les expressions. C’est bien pour ça que quand j’attrape un de ces recueils d’expressions, j’en sors d’autres, et je ne peux plus les lâcher, comme la lectrice d’Albert Weisberger, elle aussi aux prises avec une jolie pile qui va l’occuper des heures.

C’est bien pour ça, aussi, que j’ai un jour parlé dans Mes lectures belges de quelques jolis livres sur les belgicismes. C’est bien pour ça, de plus, que je me plais chez Filleke qui tient une jolie chronique sur les Petits mots belges et français. Et parce que j’aime les mots, je sais que je vais bien m’entendre avec Virginie, ma nouvelle collègue. Déjà, ce midi, on a bien rigolé. On la bombardait d’expressions québécoises et elle nous causait en Chti. Et j’en redemandais, il va sans dire. Parce qu’entendre les expressions dont je me délecte, ça a un goût de revenez-y.

Demain, il faudra que je lui parle du Blog Chti et Picard. Déjà qu’hier, on rêvait tout haut d’Ostende, le pays de ses ancêtres. Décidément, elle va bien me plaire, cette Virginie fraîchement débarquée d’Arras.

Et ma vie commence

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Avait-elle raison celle qui un jour avait dit que je n’avais pas de vie? Qui avait aussi affirmé – et ça, sans me connaître, mais par l’image qu’elle avait de moi – que j’étais une vieille fille qui ne voyait personne et qui n’avait pour tout compagnon que son ordinateur?

Il m’arrive de me poser la question alors que je me dépêche de rentrer pour retrouver mon univers douillet où il y a des livres, et de quoi écrire partout. Or, la réponse est vite trouvée. Non, elle n’avait pas raison. J’ai une vie. Probablement différente de la sienne et de celle de la majorité des gens. Une vie où je sors peu. Très peu. Parce que je n’en éprouve pas le besoin. Une vie où je vois des gens au travail, mes parents de temps en temps et très peu de gens en dehors de ça. Parce que je n’en éprouve pas le besoin non plus.

Mais cela est-il signe d’absence de vie? Est-il signe que j’ai tout de la vieille fille? À la première interrogation, je dis non. À la seconde, je refuse de répondre. Ce serait valider tous les à priori et les idées toutes faites sur le sujet.

Et tout cela soulève une autre question. Pourquoi toujours ce besoin de mettre une étiquette sur les gens? Ce besoin de regarder dans leur cour pour voir ce qui cloche chez eux?

J’ai bien autre chose à faire. Des toiles à raconter. Ou un peu de moi, parfois. Quand l’envie me prend de le faire. Des musiques à écouter. Des livres à lire. Les nuages à regarder.

Et je penche la tête, comme le fait le personnage peint par Jennifer Edwards. Je tiens la plume serrée entre mes doigts et ma vie – car j’en ai une – commence.

Printemps à Bruxelles

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Je n’écouterai plus les prévisions météorologiques. C’est assez. Parce qu’elles parlent toujours et encore de pluie, de neige, de verglas.

Et parce que je préfère à ces prédictions me perdre dans les photos d’Armando du printemps à Bruxelles qu’il a prises à mon intention. Et dans ses autres photos qui me font rêver et qu’on peut voir ici.

La lectrice qui lit du Prévert aux oiseaux

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Et c’est sur la lectrice de l’illustrateur Piero Corva que se clôturera la journée verte de l’année. Une lectrice gaie et souriante. Une lectrice qui lit des poèmes de Prévert aux oiseaux et qui joue encore à la marelle sur les trottoirs. Aurait-elle du sang irlandais?