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Tout ce que j’aurais raté si…

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Couper le téléphone chez soi, de temps en temps, est une jouissance comparable à celle de la ballerine qui enlève ses chaussons et son tutu.[ José Artur ]

Comme j’ai bien fait de ne pas appliquer cette phrase aujourd’hui, alors que les lectrices de Camillo Vena semblent toutes l’avoir fait. J’aurais raté un appel outre Atlantique tôt le matin pour me réveiller. Je n’aurais pas entendu la voix de Denis. J’aurais raté l’appel d’Olivier et Sabine pour me dire que ma chambre m’attend en Champagne. J’aurais raté Carine et Norha qui auraient bien voulu me voir débarquer en Belgique en février. J’aurais raté la voix enthousiaste d’un autre pour me raconter son séjour à Bruxelles pour le travail. Oui, vraiment j’aurais tout raté de ces voix souriantes qui adoucissent une journée. Ces lectrices savent-elles ce qu’elles ont raté?

Ah, je lis trop de livres?

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L’une s’installerait à la fenêtre. Elle lirait, tranquille. Il lui apporterait une tasse de thé, l’embrasserait. L’autre irait au jardin, toujours avec un livre. Il la regarderait et lui écrirait des vers qu’il viendrait murmurer à son oreille. Une autre serait là, sagement, à tourner les pages d’un livre tandis qu’il la photographie. Et moi, je voudrais bien être n’importe laquelle d’entre elles.

Je ne peux pas, vous dites? Je n’ai ni l’âge ni le physique des modèles de Vidan? Vous avez raison, mais bon, on le fera un peu myope… Et des types comme ça, ça n’existe pas? Mais si, je vous dis. Hier encore, dans le livre que je lisais… Ah, je lis trop de livres?

Je devrais trouver une toile plus réaliste? Oublier le type de l’histoire? Vous n’auriez pas autre chose à me suggérer? Vous ne pourriez pas me laisser mes illusions pour une heure ou deux? Une demi-heure, juste ça? C’est tout ce que vous pouvez me donner? Et juste comme il allait n’embrasser… Décidément, vous êtes trop durs avec moi, amis lecteurs.

Mais bon, je ne vous en tiendrai pas rigueur. Pour cette fois.

Plus que beau!

16.02.01

16.02.08

16.02.12

Il faisait beau dans les montagnes suisses lors de la promenade de Denise hier, laquelle en a profité pour prendre quelques photos pour le pays de Lali… Et même si je me plains de l’hiver, je ne peux pas dire que ce n’est pas beau quand c’est beau… Et là, c’est plus que beau! Et rien à voir avec la pluie-grésil-neige qui tombe en ce moment, poussée par les rafales de vent. Ça, c’est moins beau. On échange? Juste pour un jour…

Faut-il regretter ce temps?

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Comme nous passions du temps autrement il y a encore quelque temps. On pouvait flâner des heures dans les boutiques pour choisir LA carte de souhaits parfaite, alors qu’aujourd’hui on envoie une carte virtuelle. On passait du temps à décorer du papier à lettres, à écrire en utilisant sa plus belle calligraphie, en parfumant des enveloppes, en les couvrant parfois d’autocollants. Et puis, on marchait plus, on allait au bureau de poste faire peser nos envois.

Mais il n’y avait pas l’instantanéité. Il n’y avait pas le délai. Mais il y avait ce plaisir de caresser une enveloppe avant de l’ouvrir.

Faut-il regretter ce temps? Faut-il plutôt un peu des deux? Pour qu’il reste quelques traces pour inspirer des artistes comme Francisco Castro, qui a intitulé son collage Before There Was E-Mail?

En vos mots 45

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Que va inspirer la lectrice d’Elaine Marie Fried de Kooning à ceux qui se laisseront tenter à écrire pour ce nouvel En vos mots? Quelques vers? Quelques lignes? Une longue histoire? Une citation?

À vous de voir. Suite dimanche prochain. Comme d’habitude.

Bon dimanche à tous!

Sous la fenêtre de sa belle

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Ça lui est venu comme ça. Il n’a pas réfléchi. Il a foncé. Ça se faisait bien à une certaine époque. Alors, pourquoi pas aujourd’hui? Et le poète par Fabien est parti avec ses feuillets remplis de mots. Et le poète est allé se poster sous la fenêtre de sa belle. Il avait lu que ça se faisait dans Cyrano de Bergerac. Alors, pourquoi pas lui? Et il s’est mis à déclamer ses vers avec fougue et enthousiasme, avec toute la passion et la voix dont il était capable.

Ce que l’hsitoire ne dit pas, c’est si elle est restée à la fenêtre ou si elle a ouvert la porte au poète…

De nombreuses heures au lit

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Et si je n’avais pas passé tant d’heures au lit, enfant, comme la petite lectrice de Vladimir Ezhakov, aurais-je lu tant de livres, aurais-je aimé autant les livres, aurais-je été curieuse de tout? Une otite, les amydales retirées, la coqueluche, une sinute, un urticaire géant, la rougeole, la varicelle, les oreillons, les rhumes, une mononucléose, et j’en passe, ça donne de bonnes raisons de rester à la maison. Pas que je les aie cherchées, bien entendu. Mais les microbes avaient une attirance particulière pour ma personne. Je devais être très accueillante…

Tout ça pour dire que j’ai passé de nombreuses heures dans mon lit avec des livres. Il n’y avait pas malade plus sage que moi. Je ne me plaignais pas, même avec de la fièvre, je lisais. Ça a été plus difficile lorsque j’ai eu la coqueluche, parce que ce n,est pas évident de tenir un livre entre deux quintes de toux, mais ça m’a empêchée de gratter mes gales parce que j’étais trop concentrée ailleurs.

Je crois même que certaines années, j’ai dû battre le records d’absences de toute l’école tant j’avais passé de journées au lit. Et probablement aussi le nombre de livres lus par une seule élève…

La sieste du samedi

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La lectrice de Teresa s’est allongée pour profiter à plein de sa pause lecture. Or, elle connaît très bien le risque inhérent à une telle position. Et pourquoi pas… Les samedis ne servent-ils pas aussi à faire la sieste?

Petit rappel

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Comme l’écrivain d’Élisabeth-Louise Vigée-Lebrun, vous sentez en vous une furieuse envie d’écrire? Vous cherchez des idées? Vous avez envie de partager vos écrits?

Deux catégories vous sont spécialement réservées à cette fin.

En vos mots, qui aura bientôt une année d’existence et qui, chaque dimanche, donne l’opportunité aux uns et aux autres de se laisser porter par une toile, laquelle est là pendant une semaine sans qu’aucun commentaire ne soit validé, pour que chacun puisse écrire sans savoir ce que d’autres ont pu écrire. Ça peut être un poème, une nouvelle, une citation, les paroles d’une chanson que vous aimez, ou juste vos impressions. Pour le plaisir d’écrire. Et le plaisir de trouver au moment de l’accrochage d’une nouvelle toile, le dimanche suivant, ce que chacun a pu imaginer.

Et Ce que mots vous inspirent qui est publié chaque mercredi. Pour que vous puissiez décortiquer une phrase, écrire la suite, la commenter, en faire ce que vous voulez, en fait. Là aussi, pas de commentaires avant la semaine d’après. Et pas de règles.

Dans les deux cas, pas besoin d’autre chose que de mots, de son cœur et de l’envie de partager. Vous laisserez-vous tenter? Pour le plaisir…

Boulimie?

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Je suis heureuse quand j’ai une pile de livres auprès de moi, quand je sais que je ne manquerai pas de livres, quand je peux aller de l’un à l’autre. Un livre ne me suffit jamais.

Boulimie? Gourmandise? Je ne fais pas dans la psychanalyse. Je sais juste le besoin de piles. Qui me rassurent. Qui m’apportent un certain équilibre. Que je ne peux vivre autrement. Comme je sais aussi que les endroits sans livres me déstabilisent.

Et je me dis que je ne suis peut-être pas la seule à être ainsi quand je vois la toile de l’artiste canadienne Anna Sponer.