Couper le téléphone chez soi, de temps en temps, est une jouissance comparable à celle de la ballerine qui enlève ses chaussons et son tutu.[ José Artur ]
Comme j’ai bien fait de ne pas appliquer cette phrase aujourd’hui, alors que les lectrices de Camillo Vena semblent toutes l’avoir fait. J’aurais raté un appel outre Atlantique tôt le matin pour me réveiller. Je n’aurais pas entendu la voix de Denis. J’aurais raté l’appel d’Olivier et Sabine pour me dire que ma chambre m’attend en Champagne. J’aurais raté Carine et Norha qui auraient bien voulu me voir débarquer en Belgique en février. J’aurais raté la voix enthousiaste d’un autre pour me raconter son séjour à Bruxelles pour le travail. Oui, vraiment j’aurais tout raté de ces voix souriantes qui adoucissent une journée. Ces lectrices savent-elles ce qu’elles ont raté?


















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