
Elle n’aime pas quand il se mure dans son silence. Ni quand elle se terre, muette. Elle a mal. Elle sait qu’il a mal. Et pourtant, chaque fois que ça arrive, c’est parce qu’ils ont voulu se protéger l’un l’autre. Des autres. Du regard des autres. Des mots des autres. Et ils sont maladroits, parce qu’ils réagissent de la même manière. Parce qu’ils ont les mêmes arguments.
Et dans le silence qui si souvent les unit, alors qu’aujourd’hui il les déchire, la lectrice de Lucian Freud a ouvert un livre. Mais elle ne lit pas. Elle ne lit pas et il le sait.
Il relève son menton, il la regarde. Et il l’embrasse et elle l’embrasse. Pour effacer certains mots. Pour en écrire de plus beaux.
Et le silence reprend sa place. Il est redevenu leur complice.
Commentaires récents