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Les lumières de Marrakech

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Tandis qu’elle était à Marrakech pour son travail, Cath a retenu cette image des lumières de la ville pour que je la partage avec vous. Et moi qui ne rêve que de soleil pour m’échapper de cet hiver qui n’en finit pas, je rêve d’entrer la photo. Pas vous?

Côté jour et côté soir

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Et si c’était le même lieu, côté jour et côté soir? Et si les lectrices étaient les mêmes, celles qui se cultivent le jour et qui se rendent utiles le soir? Et si les messieux qui fréquentent les lieux avaient une prédilection à la fois pour la chair et les femmes lettrés? Et si ce lieu que j’invente à partir des toiles de Peijing n’était pas si loin de la réalité?

Ces matins aux couleurs de givre

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Finiront bien par arriver ces matins aux couleurs de givre, quand la neige aura disparu. Je suis déjà là à les attendre, patiemment, impatiemment, ça dépend du moment. Mais en attendant, j’ai des photos prises par Géraldine pour me faire rêver et en faire rêver d’autres…

Une lectrice en pyjama

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Quel délice que ce billet de Caroline. Particulièrement le point numéro 2 dans lequel je me reconnais quasi à 100 %. On dirait un de mes samedis! Et pour la remercier, je lui offre une lectrice en pyjama, signée Johan Patricny.

Celui qui adulait Robbe-Grillet

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Dans une autre vie – mais combien en ai-je eues? -, j’ai eu un ami écrivain qui se prenait très au sérieux et qui ne jurait que par Robbe-Grillet.

La mort de ce dernier m’a rappelé certaines de nos conversations. Dieu et le père du nouveau roman, c’était exactement la même chose. Personne ne ferait mieux que lui. Il avait tout inventé. C’était LE maître. J. n’avait que lui en bouche. Il avait même à une certaine époque acheté une bicoque délabrée dans un bled. Il allait être gentleman farmer et écrivain comme son maître.

C’était avant son coup de foudre pour une gamine de 18 ans alors qu’il en avait 49. Il n’a plus écrit depuis. Et je me demande s’il reste encore un peu de l’écrivain peint par Judy Nemer Sklar en lui ou si ses enfants ont remplacé Robbe-Grillet.

Moi, je regarde devant moi

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Il peut bien baisser les yeux, dissimuler son visage sous son immense capuchon : je l’ai vu. Et j’ai regardé droit devant moi. Je n’ai rien à cacher, moi. Je n’ai pas à détourner mon regard. Je n’ai pas à fuir celui de certaines personnes. Ma conscience ne me souffle pas de le faire. Et je suppose que c’est le cas de celui qui agit ainsi.

Au fait, j’ai même cru à une certaine époque que c’était mon ami. Ou qu’il pourrait le devenir? Je ne sais plus. J’ai détruit les photos, j’ai effacé la majeure partie des traces laissées ici et là. Il a probablement fait de même. Puis, il s’est rangé du côté des bien pensants qui se croient porteurs de vérité. Que j’ai connus aussi, dans une autre vie. Mais connaît-on vraiment les gens?

Il peut baisser les yeux. Moi, je regarde devant moi.

Or, il devrait toujours avoir un livre à la main pour se pencher sur lui, comme le lecteur au capuchon de Konstantin Kachkachev. C’est moins évident comme fuite.

La libraire colorée

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La libraire de Jorinde Jonker est un personnage coloré. Elle peut vous entretenir d’un auteur de telle façon que vous aurez envie de lire tous ses livres. Elle peut aussi vous glisser en douce alors que vous êtes dans un rayon ce petit quelque chose auquel vous n’auriez jamais pensé en vous disant Je crois que c’est ce que vous cherchez. Et il semblerait que ses clients voient la vie en couleurs à cause d’elle.

La lectrice qui en oublie son parapluie

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Il suffit parfois de quelques pages d’un livre pour faire disparaître le gris du ciel, pour que le vent se change en caresse, pour que la pluie glaciale soit une averse chaude d’été, pour que le soleil se glisse entre deux paragraphes. Oui, juste quelques pages. Demandez à la lectrice d’Alins. Il y a tant de soleil depuis qu’elle va de chapitre en chapitre qu’elle va en arriver à oublier son parapluie…

Lectrice de fin d’après-midi

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Il y a longtemps que je n’ai croisé ma lectrice du matin. A-t-elle changé d’horaire ou a-t-elle choisi de se terrer jusqu’au printemps? À moins qu’elle n’ait changé de coiffure et déménagé à Bruxelles? Ce serait donc elle qu’Armando a croisée? Pourquoi pas…

La phrase magnifique

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Elle aurait voulu tenir le coup encore un peu, mais ses yeux se ferment tout seuls et la lectrice de Chen Bolan ne sera pas éveillée pour l’accueillir quand il rentrera. Or, elle aurait bien voulu tenir ecnore un peu et lui lire cette magnifique phrase qu’elle voudrait retenir.

Le livre ouvert à l’envers devrait être suffisant pour qu’il ait la curiosité de chercher : c’est toujours ce qu’elle fait quand elle sait qu’elle va s’endomir. Mais trouvera-t-il de quelle phrase il s’agit tandis qu’elle sera au pays des rêves?