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Plaisir d’un matin de Noël

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Quand je suis entrée à la pâtisserie Bela Vista (Belle Vue) de la rue Papineau, je ne suis pas entrée dans une de ces cavernes d’Ali Baba luxuriantes qui me font fuir parce que ça croule de partout et qu’on ne sait plus où poser son regard. Il y avait là un comptoir à pains et croissants que j’ai lorgné pour une autre fois. Il y avait aussi quelques tables pour déguster sur place si un jour l’envie me prenait de m’attarder, ce qui risque d’arriver, tant l’odeur du café mêlée à celle des gourmandises, me donnait le goût de m’asseoir. Il y avait aussi un étalage de gâteaux et de pâtisseries, avec des bûches et les fameux pastéis de nata de mon réveillon, et tout à côté des bolos rei (gâteaux des rois).

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Mon bolo rei de chez Bela Vista – qui était si beau, avouons-le – n’est plus intact. Disons que j’ai fait un sort à ce pain brioché parsemé de sucre et de fruits confits. Plus à mes yeux un déjeuner et une collation qu’un vrai dessert.

Tiens, c’est à quelle heure la collation, au fait?

Les matins de Noël

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Je regarde la lectrice de Daniel Garber et je me souviens d’une autre, non pas blonde, mais brune, avec des cheveux courts et une frange pas toujours droite, mais tout aussi endimanchée, plongée dans un livre près d’une fenêtre, un œil sur les mots, l’autre dehors à surveiller la visite qui allait arriver. Il y a de cela si longtemps. Et pourtant, le souvenir est toujours aussi vif. Les matins de Noël, il n’y avait pas de plus beaux cadeaux pour la gamine que j’étais que des livres.

Pour un doux Noël

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L’heure est déjà passée pour beaucoup et à venir pour moi. Mais je n’ai pas envie d’attendre à minuit pour vous faire voir le cadeau que Géraldine m’a offert dans le but que je le partage avec vous. Voici donc.

Avec mes meilleurs vœux pour un Noël aussi doux que sont douces les photos de mon amie auvergnate.

Délice portugais

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Ça a l’air tout banal, je sais. Mais sur une pâte feuilletée semblable à celle des mille-feuilles s’étale un flan saupoudrée de cannelle. Un délice qui s’appelle pastéis de nata. Qui n’a rien de québécois, mais qui est tout à fait portugais et qui a fait le bonheur de mon réveillon. Et je n’en ai mangé que deux. J’ai vraiment été TRÈS raisonnable. TRÈS. Bien moins que les Portugais qui ont pour tradition de servir 13 desserts le soir du 24. Je crois que ma mère adorerait cette coutume. Elle s’inquiétait hier de n’avoir que cinq desserts à offrir jeudi.

Il faut aussi dire que si j’ai été si raisonnable, c’est que m’attend demain matin un bolo rei. La photo est déjà prise au cas où…

Mon cadeau de Noël

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Mon réveillon ne serait pas un réveillon, s’il n’y avait la musique. Même si j’ai choisi de le passer délibérément seule, malgré les invitations. Parce que j’ai du mal avec les repas qui n’en finissent pas, parce que ceux du réveillon sont bien trop copieux, inutilement. Parce que j’aime cette nuit du 24 toute seule où je me gâte, moi. Et ça veut dire en plus des fromages, de la musique. Et il est dans ma mince collection de disques de Noël un auquel je reviens toujours. Probablement parce que j’adore le piano et les doigts de Liz Story qui courent sur le clavier. Et la douceur de The Christmas Song qu’elle interprète tout simplement mais avec énormément de tendresse.

Oui, The Gift (Le cadeau) est mon cadeau de Noël de ce soir. Invariablement. Depuis quelques années et encore sûrement pour quelques-unes.

Adieu, Julien Gracq

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Pour mon ami Reine, et pas seulement pour elle, c’était le plus grand écrivain français du XXe siècle. Elle aurait pu vous parler de lui pendant des heures avec une passion non feinte.

Or, Julien Gracq n’est plus. Il n’aura pas connu le Noël de 2007.

Mais il laisse une œuvre riche, immense. Et il ne sera jamais trop tard pour découvrir les livres de celui qui a signé cette admirable phrase : « Tout ce qui a la couleur du songe est, de nature, prophétique et tourné vers l’avenir. »

À tous, un délicieux réveillon

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C’est déjà l’heure en France, en Suisse, en Belgique et au Portugal. Pour moi qui mangerai tôt, le moment ne tardera pas. Fromages, olives farcies aux amandes, truite fumée et crevettes. Pour commencer. Le dessert, ce sera pour plus tard. Je vous raconterai.

À tous, un délicieux et doux réveillon.

Et on rêve

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Il y a ce sentiment d’un matin inhabituel, parce que le 24 décembre réveille en soi une multitude de souvenirs. Et puis, on fait comme la lectrice de Paul Honatke. On prépare le café. On ouvre un livre. On met un peu de musique. Et on rêve.

On revoit toutes ces veilles de Noël à travailler. On revoit les réveillons de son adolescence. On entend Paolo Noël chanter Petit papa Noël. On voit un sapin blanc couvert de boules rouges et vertes. Et les odeurs reviennent, vives et précises. Et la boutique où un grand-père emmenait ses petites-filles pour leur choisir une robe pour le grand jour.

Et on refait du café. Pour continuer à rêver.

Elle écoute chanter le vent

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Elle écoute chanter le vent, comme une autre écoute pousser les fleurs dans une chanson de Cabrel, comme une autre parle aux oiseaux dans une chanson d’Adamo. Et toutes celles-ci ne sont peut-être qu’une seule. Et toutes celles-ci ne sont peut-être que des facettes de la lectrice de Maureen Girard, qu’on dit souvent originale ou spéciale. Pour de multiples raisons qu’il serait trop long d’énumérer. Surtout un soir de pleine lune où le vent souffle avec colère.

Je vous dirai juste qu’elle n’ira pas nulle part réveillonner. Elle restera là à penser à ceux qu’elle aime. Qu’elle aime être seule ce jour-là et penser à eux. Qu’elle aime tant et tellement qu’elle se dit que penser à eux très fort devrait faire en sorte que tous devraient passer une magnifique nuit de Noël. Oui, je sais, ce n’est pas très commun et peut-être un peu farfelu. Mais je la comprends. Plus que bien. Je ferai comme elle.

Le plus beau conte de Noël

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Elle savait bien que le conte était dans un de ses livres d’école. Encore fallait-il trouver lequel. Elle ne se souvenait que du fait que le conte était en anglais et que pour elle, c’était le plus beau de tous les contes de Noël. Cette magnifique histoire qui raconte comment une femme vend sa magnifique chevelure pour acheter une chaîne pour la montre de son amoureux et où celui-ci vend sa montre pour lui acheter des peignes pour retenir ses cheveux.

Et la lectrice de Manuel Argüelles a trouvé. L’histoire est bien là, dans un livre d’anglais du temps de ses 15 ans, toujours aussi prenante, aussi tendre. Et elle la relit, émue comme la première fois, comme toutes les autres fois.

Il n’y a rien de plus beau que The Gift of the Magi d’O Henry. J’en suis certaine. Je viens justement de le relire ici.