Commentaires récents
Admin:
Archives:
septembre 2007
D L M M J V S
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30  
De quoi rêver toute la journée

shikler

Elle aime lire le journal avant tout le monde, quand tous dorment encore. Même si elle ne saisit pas vraiment les enjeux politiques et économiques. Ce qu’elle aime, c’est le nom des pays et chercher de l’information sur chacun d’eux. Comme autant de promesses de voyages. La petite lectrice d’Aaron Shikler s’imagine exploratrice ou capitaine. Et elle rêve en lisant des noms comme Zimbabwe ou Honolulu. Plus ils sont difficiles à écrire et à prononcer, plus ils l’intéressent. Et ce matin, il y a un nouveau nom pour rêver. Kuala Lumpur. De quoi rêver toute la journée.

Même dans le silence

0145

Il pleut. Je me demande bien si le soleil et les 31 degrés prévus n’étaient pas une blague de météorologue. Mais il est encore bien tôt et tout peut changer. Je suis d’un pays où les changements climatiques font légion. Et puis, je ne m’attarde pas trop à ces détails. Après tout, j’aime un pays où il pleut 300 jours sur 365 et où j’espère bien passer mes prochaines vacances. Mais un jour, tout de même, j’aimerais bien m’arrêter chez Géraldine, en Auvergne, traquer avec elle de jolies fleurs comme celles-ci. Et que nous puissions prendre le temps de nous connaître, même si nous sommes déjà sur la même longueur d’ondes et proches l’une de l’autre. Même dans le silence.

Pour être heureuse

rudnay

Le soleil entre et se pose sur sa nuque comme la plus douce des caresses. Bien sûr, parfois, il lui arrive de se rappeler les mains d’un homme quand le soleil est si tendre, si chaud et que l’analogie lui devient évidente. Mais la plupart du temps, le soleil et le souvenir suffisent à la lectrice de Gyula Rudnay pour être heureuse.

Le poète et sa lectrice

g_thomas

Il l’appelle « la maîtresse des mots » parce qu’elle est sa lectrice privilégiée et qu’elle révise chacune de ses rimes, chacune des virgules, chacun de ses pluriels avec attention. Jour après jour.

Et le poète de George Thomas est heureux. Et sera heureux tant qu’elle sera là. Et je crois bien qu’elle aussi.

Traces d’un après-midi de bonheur

plateau1

plateau2

plateau3

Traces d’un après-midi de bonheur, dans les rues du Plateau Mont-Royal, où je voyais Armando s’émerveiller des mêmes choses que moi. Charmé par ce Montréal que j’aime tant, par les mêmes choses simples. Celles dont on dit parfois qu’elles sont banales, mais rien n’est banal quand on sourit et que le cœur s’ouvre dans un élan de partage.

Tellement longtemps

baranov 1

C’était il y a vingt ans, peut-être même trente. Je ne sais plus, moi qui ai pourtant la mémoire des dates et qui ai bien connu autrefois la veille dame qui m’attend. Il y a si longtemps que nous ne nous sommes pas vues, si longtemps. Tellement longtemps que je n’ose pas lui demander si les rumeurs étaient vraies. Si quand elle a disparu, c’était pour aimer. Juste pour ça et rien d’autre, En toute liberté, loin des regards inquisiteurs. Ou si c’était parce qu’elle ne s’en était pas donné le droit. La question brûle mes lèvres. Mais je n’ose pas la poser. J’ai pourtant le sentiment qu’elle a été heureuse. Vraiment heureuse.

Les livres sont toujours là, comme à cette époque lointaine où je le regardais, admirative. J’allais m’asseoir là, dans son bureau, et elle me parlait des écrivains qu’elle avait fréquentés, me livrait quelques secrets, partageait des anecdotes. Et j’aurais pu l’écouter pendant des heures. Et je crois que je l’ai écoutée pendant des heures.

C’était il y a si longtemps. Tellement longtemps que j’ai oublié les dates. Il me semble que la lectrice d’Evgeny Baranov et Lydia Velichko Barananov n’a jamais quitté cette pièce où je la retrouve maintenant. Et pourtant, je sais qu’il y a eu ces années où personne n’a su où elle était. Que les rumeurs avaient probablement un fond de vérité pour qu’elle s’échappe ainsi. Mais je ne lui demanderai rien. Je me tairai. Elle me parlera des écrivains qu’elle a connus. Et je l’écouterai. Peut-être un prénom reviendra-t-il plus souvent qui me confirmera que c’était bien un poète.

Lire à Étretat

etretat

Mi août. Ça lisait sur la plage d’Étretat. Image paisible. Douceur de vivre. Rien qui ne ressemble à L’aiguille creuse et aux aventures d’Arsène Lupin qui s’y déroulaient. Et pourtant, peut-être, dans tous ces lecteurs, y en avait-il un pour tourner les pages du roman de Maurice Leblanc. Il faudrait demander à Phil. C’est lui qui y était.

On me demandera…

afs4

J’ai fait du café. J’ai sorti mes dossiers, pour jeter un œil dessus, comme le fait peut-être la lectrice d’Antoinette Farrar Seymour. Dans peu, je partirai retrouver le bureau. On ne demandera comment ont été mes vacances, ce que j’ai fait, ce que j’ai vu. Se contentera-t-on d’une réponse comme J’ai été heureuse, terriblement heureuse, ou devrai-je raconter les chutes Montmorency, le quartier portugais, le jardin botanique, Magog? C’est à cela que je pense en trempant mes lèvres au bol aux marguerites, tandis que le soleil inonde la pièce et que je vais aller à petits pas sous la douche.

Le dernier jour des vacances

ah1

C’était le dernier jour des vacances. Demain, la vie reprend son cours. Et pourtant, il y a encore toutes les photos à trier, tous les courriels accumulés auxquels il faut répondre.

Il me semble que je resterais là, comme la lectrice d’Anastasia Hohriakova, sans presque bouger, à rêver, en lisant, un livre ou les mots d’un ami. Oui, je resterais bien là, dans la même pose.

Les lectrices du parc du Mont-Royal

mr1

mr2

Il faisait un soleil magnifique au parc du Mont-Royal ce jour-là. Des amoureux de tous les âges marchaient main dans la main. Des enfants nourrissaient les canards du lac aux Castors. D’autres prenaient des photos tandis que des lectrices se prélassaient au soleil. L’un des photographes était Armando.