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Un album plus gitan que blues

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Il y a cinq ans que le groupe québécois Blues gitan s’est dissous en laissant deux albums derrière lui, dont Eccoci, aux rythmes venus de Hongrie, d’Espagne, de Russie, d’Italie et d’ailleurs, un album plus gitan que blues où on retrouve dans certains titres en français cet accent québécois qui pourra beaucoup plaire à certains — entre autres, dans une version de La bohème un peu lancinante — et à d’autres, dont je suis, un peu moins.

Pour tout vous dire, malgré la belle dynamique qui unit chacun des membres de ce quintette quand l’un ou l’autre chante, ce sont les pièces instrumentales qui m’ont le plus emballée. Notamment quand la violoniste Kristin Molnar (née à Paris de mère hongroise et de père gitan), qui fait maintenant partie du groupe de flamenco Los Clavitos, laisse s’émouvoir son violon, notamment dans Tsiganskaia. Et pour bien illustrer cette énergie qui est le fil conducteur de cet album auquel semblent avoir pris plaisir tous les musiciens du groupe (on peut entre autres le constater à l’écoute de certaines chansons qui ont été enregistrées en public), je vous invite à écouter Sari siroun yar.

Nouveau coup de foudre pour Stacey Kent

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Je crois qu’on appelle cela un coup de foudre. Il n’y a pas d’autre mot. Et pourtant, je croyais avoir déjà été l’objet de suffisamment de coups de foudre en ce qui concerne la délicieuse Stacey Kent. Il y a eu ce jour où je l’ai entendue pour la première fois. Puis la sortie de Breakfast on the morniong tram. Et ce moment émouvant où j’ai assisté à son spectacle à la Place des Arts. Ça faisait déjà trois coups de foudre.

Puis il y a eu Raconte-moi…, son nouvel album. Et cette chanson de Jonasz que j’aime tant, Les vacances au bord de la mer, qu’elle a « revisitée » avec une telle tendresse que vos yeux ne regarderont plus le ciel de la même manière quand vous l’aurez entendue.

Si, si. Fermez les yeux. Écoutez. Ça va vous arriver à vous aussi. Le coup de foudre. Et cette impression que cette voix vient du ciel…

Mamani Keïta, pour le plaisir de voyager

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Certains soirs, on a envie de musiques différentes, de celles qu’on écoute moins souvent et ce soir est un de ces soirs. C’est pourquoi je vous invite à écouter la Malienne Mamini Keïta, laquelle mêle avec talent musique traditionnelle, jazz et sonorités électroniques dans son album Yelema (2006) dont j’ai extrait pour vous Kassi Koun. Pour le plaisir de voyager…

Deolinda, irrésistible!

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Deolinda passe ses journées à la fenêtre à regarder ce qui se passe dans les rues de Lisbonne, en compagnie de ses deux chats et de son poisson rouge. Et pas question que ce soit triste. C’est donc avec humour, parfois même surréaliste qu’Anna Bacalhau, entouré de ses cousins réinvente le fado, le teintant parfois de samba ou de ranchera mexicaine.

Dois selos e um carimbo, le tout nouvel album de Deolinda, est une merveille qui ne pourra que vous charmer (elle a déjà séduit l’auteur de ce billet). Surtout quand vous entendrez Quando Janto Em Restaurantes.

Márcio Faraco, un enchantement

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« Musicalement, il n’y a personne au monde qui m’ait plus influencé que Milton Nascimento », affirme Márcio Faraco, chanteur brésilien né à Alegrete, ville frontière avec l’Uruguay et à proximité de l’Argentine. Avec cinq albums derrière lui, le musicien et chanteur est un habitué des scènes françaises où il se produit depuis 1991. Et juste pour le plaisir, je vous offre Chuva de vidro, une chanson tirée de son album Com tradiçao.

Aldina Duarte, coup de foudre garanti

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Vous avez eu l’occasion de faire connaissance avec Aldina Duarte grâce à ce billet. Et comme je ne me lasse pas de son album Crua qu’on m’a offert à cause de ma passion grandissante pour le fado et parce qu’elle est un bel exemple de cette génération de fadistes qui ont à cœur de le faire vivre, je vous invite à la découvrir en parcourant son blog empreint de poésie et de musique tout en écoutant Deste-me tudo o que tinhas. Coup de foudre garanti.

Un album exceptionnel

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Le Cubain Bebo Valdés a fait les beaux jours du célèbre Tropicana dans les années 40 et 50 avant de s’exiler à Stockholm. Le temps d’un disque, en 2003, celui qui est considéré comme un des pionniers du jazz afro-cubain s’est associé au chanteur de flamenco Diego el Cigala, ce qui nous vaut un album exceptionnel. Pas étonnant donc qu’on ait décerné à Lágrimas Negras le Grammy de musique latine. Un album qui vous séduira, j’en suis convaincue, et dont vous pourrez lire la genèse ici tandis que vous écouterez Niebla del Riachuelo.

Et si le cœur vous en dit, allez voir le duo ici. C’est un moment magique.

Un album comme une caresse

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Il est des albums qui vous touchent le cœur du bout des doigts, comme une caresse qui n’en finit pas. Tel est le cas de Gioia, le nouvel album du groupe corse I Muvrini, dont la chanson titre est dédiée au père Xavier qui lutte au Brésil afin d’offrir un peu de dignité aux travailleurs esclaves.

Un album auquel Grand Corps Malade et Thomas Dutronc ont collaboré et qui avait séduit Armando qui nous en parle avec enthousiasme dans ce billet. Un album que vous aurez envie de laisser tourner sans fin et duquel j’ai extrait pour vous Tu mi manchi, que j’aime particulièrement.

Eva Cortés, la trouvaille d’Armando

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Une fois de plus, c’est par un billet lu chez Armando que j’ai découvert une artiste qui m’a totalement et absolument emballée, à savoir Eva Cortés.

Avec un troisième album intitulé El Mar De Mi Vida que vous aurez envie d’écouter en boucle, encore et encore, juste pour le plaisir, l’artiste née au Honduras qui vit entre Madrid et Paris (où elle se produit régulièrement) nous offre douze chansons rythmées ou un peu moins, toutes empreintes de sa touche bien personnelle qu’on pourrait appeler tout simplement « une voix qui vient du cœur ». Une voix que vous aimerez, j’en suis quasi certaine, notamment quand vous entendrez Da Igual, que voici.

Oh! Zambujo!

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C’est par ce billet que j’ai découvert Antonio Zambujo, ce qui m’a donné envie de vous offrir un extrait récemment. Et c’est par cet autre billet que j’ai appris que l’artiste, originaire de l’Alentejo, venait de lancer un nouvel album. Celui-ci, ayant pour titre Guia, est une merveille. Rien de moins. Si bien que je l’écoute en boucle au bureau, même si cet album — très, très sensuel — s’écouterait mieux à deux…

Pour vous tenter, une de mes préférées, Quase um fado :