Il y a cinq ans que le groupe québécois Blues gitan s’est dissous en laissant deux albums derrière lui, dont Eccoci, aux rythmes venus de Hongrie, d’Espagne, de Russie, d’Italie et d’ailleurs, un album plus gitan que blues où on retrouve dans certains titres en français cet accent québécois qui pourra beaucoup plaire à certains — entre autres, dans une version de La bohème un peu lancinante — et à d’autres, dont je suis, un peu moins.
Pour tout vous dire, malgré la belle dynamique qui unit chacun des membres de ce quintette quand l’un ou l’autre chante, ce sont les pièces instrumentales qui m’ont le plus emballée. Notamment quand la violoniste Kristin Molnar (née à Paris de mère hongroise et de père gitan), qui fait maintenant partie du groupe de flamenco Los Clavitos, laisse s’émouvoir son violon, notamment dans Tsiganskaia. Et pour bien illustrer cette énergie qui est le fil conducteur de cet album auquel semblent avoir pris plaisir tous les musiciens du groupe (on peut entre autres le constater à l’écoute de certaines chansons qui ont été enregistrées en public), je vous invite à écouter Sari siroun yar.










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