Je suis née trois nuits après l’érection du mur. Je ne fais donc pas partie de ceux qui se sont réveillés un matin d’août le fait accompli.
Mais je me souviens du 9 novembre 1989. Des reportages à la télé, des témoins qui racontent.
Et je me rappelle ce jour de juillet 1994, à Paris, où Monique, qui était sur place le jour où le mur est tombé, m’a parlé de ce moment historique. De la foule en liesse. De cette émotion tangible. De ceux qui brisaient le mur et en distribuaient des morceaux.
Un des morceaux a traversé l’Atlantique.
Il m’arrive de le toucher du bout des doigts en pensant à ceux qui s’y sont cassé les ongles et arraché la peau. En pensant à tous ces murs qui existent encore, peut-être pas fait de pierres et de fil barbelé, mais si souvent hélas infranchissables.




























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