Je suis née trois nuits après l’érection du mur. Je ne fais donc pas partie de ceux qui se sont réveillés un matin d’août le fait accompli.
Mais je me souviens du 9 novembre 1989. Des reportages à la télé, des témoins qui racontent.
Et je me rappelle ce jour de juillet 1994, à Paris, où Monique, qui était sur place le jour où le mur est tombé, m’a parlé de ce moment historique. De la foule en liesse. De cette émotion tangible. De ceux qui brisaient le mur et en distribuaient des morceaux.
Un des morceaux a traversé l’Atlantique.
Il m’arrive de le toucher du bout des doigts en pensant à ceux qui s’y sont cassé les ongles et arraché la peau. En pensant à tous ces murs qui existent encore, peut-être pas fait de pierres et de fil barbelé, mais si souvent hélas infranchissables.

3 réponses
J’ai en mémoire les gens qui courent à la dernière minute pour enjamber le mur à la dernière minute, sans valise, sans rien emporter de leur vie à l’Est, nous venions d’avoir la télévision… et, plus tard, cette émotion du 9 novembre 1989, quand tu sens vibrer l’Histoire…
Oui, il y a encore de nombreux murs à faire tomber ! C’est ce qui est écrit sur une partie du mur témoin dans le quartier Est de Berlin et que ma fille Blondine, née un an jour pour jour avant la chute du mur, a photographié…
Bonne semaine, Lali.
Je me rappelle très bien du 9 novembre 1989…Comment l’oublier? Ce fut un grand moment de voir ces familles se serrer dans les bras parce que divisées par tant d’années…
Et aussi ce moment symbolique avec Mstislav Rostropovitch jouant du Bach devant le mur.
Il reste encore trop de murs visibles ou invisibles afin que les hommes se sentent libres!
Bonne journée, Lali.
Bisous!
Que c’est émouvant de toucher du regard, ce morceau de mur, témoin des larmes versées par ces familles déchirées de par la séparation d’avec les êtres chers! Comme toi Lali, J’ai une pensée particulière en ce jour de commémoration, quoique sélective… qui se doit d’être avant tout un mouvement pour la liberté!