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Laissez les écrivains vivre !!

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Ne tuez pas les écrivains avant leur heure! Laissez-leur un peu de temps encore!
Ne me demandez plus le dernier livre d’Amélie Nothomb, le dernier roman d’Alexandre Jardin, le dernier Werber ou le dernier Michel Tremblay. Aucun d’eux n’a pris sa retraite de l’écriture. Aucun n’est mort au front, même s’il a affronté les critiques. Ils sont tous vivants.

Alors, de grâce, changez vos habitudes, ne serait-ce que pour moi, qui me tue à corriger le dernier par le nouveau, comme pour un vin, ou le plus récent, et cela depuis nombre d’années, sans faire autant d’adeptes que je le voudrais!

Pourquoi faire mourir ceux que vous semblez apprécier et dont vous attendez ponctuellement le nouveau livre?
Pourquoi me demander leur dernier livre, alors que parfois il s’agit même de leur premier? Dites-moi, je ne comprends pas. Ou alors, je comprends que la langue française est une fois de plus galvaudée. Et au désavantage des auteurs bien vivants.

Alors, si en 2006, vous les laissiez en vie? Ainsi que les chanteurs, les comédiens, les cinéastes, et autres créateurs?

Avis aux acheteurs de dernière minute

cashregister

À l’heure où sonne le sprint final des quatre derniers jours de magasinage avant Noël, je me permets une petite remarque. Comme voilà trente ans que je travaille comme une dingue la semaine qui mène à la veille de Noël, d’abord à la pharmacie de mes parents et ensuite dans une librairie, je crois que je sais ce qu’est un acheteur de dernière minute.

Je sais que c’est quelqu’un qui n’a pas pris le temps de faire ses achats avant. Mais que ça ne lui donne aucune raison et aucun droit de bousculer ceux qui travaillent dans les commerces, d’être offusqué si l’objet demandé n’est plus en rayon, ou d’interrompre une conversation entre un client et quelqu’un qui le sert. Et pourtant, cela semble être sa marque de commerce.

Un peu de gentillesse et d’égard envers ceux qui travaillent debout, le plus souvent, qui courent à droite et à gauche toute la journée, qui mangent souvent sur le pouce, et qui voient leurs heures prolongées, serait bel et bien de mise.

Voilà longtemps que je constate ce fait et que je le déplore silencieusement.
Je ne peux pas donner le meilleur de moi-même en servant cinq personnes à la fois. Et je ne vais pas non plus chausser des patins à roulettes pour contenter les plus pressés. Ni aller décrocher la lune, ce n’est pas dans mes cordes.

Je veux juste conserver mon sourire, et servir du mieux que je peux les acheteurs de livres, sans qu’ils me prennent pour une imbécile si je ne me souviens pas du titre du livre avec la couverture rouge qui était au centre de la vitrine au mois de juillet !! Oui, j’en conviens, je ne peux pas me rappeler tous les détails, mais un minimum d’efforts de la part de ceux-là seraient bienvenus.

De plus, il est impossible à quiconque de retenir les noms et les dates de tous ceux qui sont passés à la télé et à la radio cet automne; alors pourquoi compter sur votre libraire pour le faire, alors qu’il aurait suffi de noter l’information au lieu de jouer aux devinettes avec lui, alors que ça se bouscule à sa porte?

J’aime mon travail, ne vous méprenez pas. Sinon, je ferais autre chose, or depuis plus de 20 ans, je suis fidèle au poste. Mais j’estime qu’il est temps que les gens soient un peu plus respectueux et patients envers les employés des commerces de détail, qui travailleront le 24 jusqu’à 17 heures et qui, souvent, seront si fatigués qu’ils n’auront ni le cœur à fêter ni l’énergie pour le faire, si cela était leur intention.

Ceci dit, que tous ceux qui savent faire preuve de savoir-vivre, même s’ils sont minoritaires, ne le prennent pas mal, j’avais besoin ce matin, avant de partir vendre des livres, de mettre les points sur les « i ».

Il reste à tous quatre jours pour compléter les emplettes… Gardez le sourire et surtout, évitez les déceptions d’avoir attendu au 24!!

La saison des cadeaux ou la saison des achats?

cadeaux

Nous voici en pleine saison des cadeaux.
Non pas ces cadeaux qu’on offre pour rien, avec le cœur, sans occasion autre que l’envie d’en offrir. Non pas ces cadeaux bêtes et qui ne coûtent rien. Non pas ces cadeaux qui font autant plaisir à donner qu’à recevoir, qui sont choisis avec soin, concoctés en douce, tramés minutieusement.
Non, pas ces cadeaux-là.

Nous sommes en pleine saison des cadeaux obligatoires. Des cadeaux demandés. Des cadeaux qu’on achète. Des cadeaux planifiés, des cadeaux attendus. Des cadeaux in, il va de soi. Des cadeaux qui coûtent cher, préférablement. Des cadeaux qu’on montrera, pour épater la galerie.

Or, je refuse de jouer le jeu. De participer à des échanges de cadeaux entre employés, par exemple. De donner à tous les membres de mon entourage immédiat ou plus éloigné. De dilapider une semaine de salaire pour des cadeaux.
Je m’y oppose vertement.

Je donne au moment où j’en ai envie, point.
Non, je ne ferai pas des Fêtes de fin d’année l’occasion de choix pour faire plaisir. Non merci. Je me refuse à tout cela.

Que les uns et les autres fassent ce qu’ils veulent. C’est leur affaire.
Je les laisse se débrouiller avec leurs listes. Courir dans le cohue pour trouver le must demandé. Dépenser plus que le budget prévu.
Je leur laisse l’opération emballage de cadeaux.
Je leur laisse tout ça. Sans regret.

RIP à ma messagerie vocale

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Depuis vingt-quatre heures, je déteste plus que jamais la boîte vocale de mon téléphone. À cause d’un message, précisément, mais je vous épargnerai les détails.
Déjà que d’écouter des messages de gens me proposant de venir laver des tapis que je n’ai pas, de sondeurs voulant à tout prix que je les rappelle parce qu’ils tiennent à mon opinion, de supposées compagnies qui m’offrent des voyages, me mettait en rogne. Si bien que souvent, je n’écoutais pas mes messages ou le faisais des jours et des jours plus tard. Après tout, si on ne veut rien me vendre, on sait où me joindre.

Je revendique donc le droit de ne plus me laisser envahir par des messages. De ne plus avoir de répondeur ou de messagerie vocale. Pour ne pas entendre les messages inutiles ni ceux qu’il aurait mieux valu entendre de vive voix.
Je revendique aussi celui de ne répondre au téléphone que si j’en ai envie.
Et au téléphone cellulaire, si ça me chante.
Celui de n’ouvrir la porte à personne, si je ne suis pas d’humeur pour.
Celui de ne pas répondre dans la demi-heure à un courriel reçu.

Je revendique le droit à ma propre paix.

Qui m’aime saura que je ne l’aime pas moins pour autant.
Qui m’aime comprendra que Lali en a assez d’être envahie et que la messagerie vocale de son téléphone vient de signer son arrêt de mort.