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Deuxième souhait d’anniversaire

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Allez, j’abuse. Après tout, ce n’est qu’un deuxième souhait. Je voudrais que de l’autre côté de la maison où il y aurait un jardin, il y ait la mer. Pour que le matin je puisse aller assister au lever du soleil et lire en écoutant les vagues, comme la lectrice de Diane DuBois Mullaly.

On peut rêver, non?

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Et pourquoi ne pas faire des souhaits un jour comme celui-ci? Alors, je me souhaite une maison comme celle de la lectrice de Nikolai Dubovik, qui donne sur un jardin rempli de fleurs, avec de grandes fenêtres pour que la luimière entre en profusion. On peut rêver, non?

Cœur de fleurs

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Et le plus des cadeaux est sûrement que vous soyez là, jour après jour. Ce cœur de fleurs est donc pour vous qui faites de mon quotidien un jour de fête plus qu’aucune date sur le calendrier.

La petite sauvage

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Je devais avoir l’âge de la petite lectrice de Kara Castro quand ma mère a organisé dernier anniversaire – le seul – de sa petite sauvage. On ne remet pas ça quand la petite vient vous demander : « À quelle heure ils s’en vont, maintenant qu’ils ont eu leur morceau de gâteau et que les cadeaux sont déballés? »

Encore aujourd’hui, je n’aime pas ça, plus de quarante ans après cette mémorable scène. Si bien que j’ai moi-même organisé ce qui va me servir d’anniversaire avec mes collègues. Un petit déjeuner jeudi matin. Si bien que j’ai choisi le resto où je vais manger avec mes parents ce midi.

J’aime qu’on fête les autres, mais pas moi. Même si j’ai accepté que mon amie Claudine organise quelque chose pour mes 30 ans. Je suis comme ça. C’est plus fort que moi. La petite sauvage ne grandira jamais.

Et des vœux seront toujours pour moi le plus beau des cadeaux. Et des bises, des becs, des bisous, des baisers, il va sans dire.

Curieuse habitude

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Il n’est pas rare de trouver la scène peinte par Norma Dominguez sur ma table de nuit, sur le sofa ou sur ma table de travail. J’ai cette manie, étant donné que j’ai de nombreuses paires de lunettes, d’en laisser ici et là et de les utiliser comme signets dans les livres du moment. Curieuse habitude, je sais, mais ne le dites à personne.

N’ai-je pas rêvé, comme elle…

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Comme je la connais, la rêveuse peinte par Mihail Simonidi. Ne me suis-je pas fondue en elle un jour de l’été 1992, à Plouharnel? N’ai-je pas passé des heures à écouter le vent et l’eau, en tournant les pages ou en écrivant? N’ai-je pas rêvé, comme elle, à celui qui viendrait un jour et qui ferait que l’une comme l’autre nous puissions continuer de rêver?

Pour Bou et Nath

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L’amitié? C’est peut-être de savoir que nous nous aimons suffisamment pour ne pas nous faire de reproches les uns les autres parce que nous ne nous sommes pas vus trop longtemps, bien trop longtemps, mais de nous réjouir de nous voir.

Le bonheur? C’est d’ouvrir un livre en rêvant à ce dimanche de retrouvailles. Il est temps que Lilian apprenne à faire des grimaces.

*sur une toile d’Herbert Katzman

Pour vous qui illuminez mes jours

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C’était hier matin. Je venais d’avoir la voix souriante d’Agnès au téléphone qui me souhaitait des fleurs sur mon chemin. Je ne savais pas que la journée serait aussi belle. Que Chantal laisserait des traces chez moi qui m’ont grandement touchée. Que Béatrix m’enverrait de Bourgogne des photos de ses vacances que je partagerai avec vous. Qu’Armando me ferait sourire et qu’il ferait rire Denise. Que j’aurais un courriel plein d’humour de Géraldine et qu’Olivier mentionnerait la photo qu’elle m’a offerte. Que Vésuvio, après une longue absence, écrirait un texte pour En vos mots, que j’aurai plaisir à publier dimanche. Que je parlerais longuement au téléphone avec Denise.

C’était hier matin. Je ne savais rien de ma journée. Mais les fleurs qu’Agnès avait souhaitées pour moi étaient là. Et je vous les offre toutes, parce qu’autant que vous êtes, et même ceux que j’oublie, vous illuminez mes jours par votre présence.

Un peu, juste un peu

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J’aime ces images. J’aime la douceur qui s’en dégage. Et j’aime penser que peut-être, j’ai ressemblé un peu, juste un peu aux lectrices d’Harrison Rucker. Un jour. Il y a très longtemps…

Sans eux je ne suis pas moi

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Suis-je autre chose que mots, mots que je lis, mots que j’écris, mots dans lesquels je m’enroule comme la lectrice d’Aldo Jeffrey? Suis-je autre chose que tous ces mots qui m’ont touchée, qui me toucheront encore, mots d’ici, mots d’ailleurs, mots amis, mots d’étrangers, dans la chaleur d’un soir d’été?

Suis-je autre chose que tous ces mots qui me poursuivent et auxquels je dois donner vie pour donner un sens à mon existence? Suis-je autre chose que mots que j’écris sur la bouche de l’aimé avant qu’ils ne s’envolent dans la nuit incandescente?

Suis-je autre chose que celle qui rêve devant des mots? À lire, à écrire, à apprivoiser, à saisir, à m’approprier, à offrir?

Peut-être. Je ne sais pas. Je sais juste que sans eux je ne suis pas moi.