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Alors, dites-moi…

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J’aime pourtant mon travail, même si certains je sors du bureau épuisée, parce que ça a été un feu roulant en continu. J’apprécie pourtant mes collègues avec lesquels il est agréable de collaborer comme de faire la fête. Je me fais pourtant une fête de chaque fleur trouvée sur le chemin qui me mène à mon lieu de travail. Alors, dites-moi, pourquoi ai-je certains jours cette envie de ne pas quitter mon antre, comme l’a fait le personnage de Modzelewski visiblement absent?

Grâce à vous…

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Grâce à vous, à votre présence, à votre humour sans bornes, à votre sens de la dérision et de la réplique, j’ai passé une fin de semaine du tonnerre! Je ne peux que vous remercier encore et encore! Et pour vous le dire encore mieux, je vous offre ces quelques fleurs photographiées ces derniers jours.

Bon anniversaire, maman

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Elle dort probablement. Mais je sais qu’elle passera ces prochains jours. Voir mes photos. Les vôtres. Les toiles. Je sais aussi qu’elle sera heureuse des roses photographiées par Denise qui sont pour elles. Parce qu’elle aime les roses. Et parce que, peut-être il n’y a pas de meilleure façon de dire Bon anniversaire, maman.

Parce que l’amour a pris toute la place

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Je serais la lectrice de Richard Field Maynard. Quelques heures. Les cheveux remontés. Pour qu’il se glisse derrière moi et pose les lèvres sur ma nuque dégagée. Pour qu’il caresse ma chevelure jusqu’à défaire le chignon qui ne tient que par quelques épingles. Jusqu’à ce que le livre tombe par terre. Parce que l’amour a pris toute la place.

Tandis que le soir tombe petit à petit

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Tandis que le soir tombe petit à petit sur la ville, que les enfants jouent encore au ballon, que les nuages se teintent de rose – signe annonciateur de chaleur – et que j’ai fait un grand bol de café, j’ai ouvert quelques livres, parce que je suis beaucoup moins sage que la lectrice d’Irene Wölzer-Heineck qui se contente d’un seul à la fois. Il faut avouer qu’il y a quelques dimanches à préparer, des citations à trouver, des poèmes à choisir pour les lectrices du soir, et que bien entendu, pour toutes ces choses, il faut évidemment plus d’un livre.

Tandis que le soir tombe et que j’entends leurs cris joyeux, j’aurais envie d’avoir à nouveau dix ans et de jouer au ballon avec eux.

Pour Jean-Marc et Sonia

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Jean-Marc le Belge et Sonia, moitié française moitié algérienne, que je porte tous deux dans mon cœur, étant nés le jour de la fête nationale suisse, se devaient de recevoir en ce jour de leur anniversaire des fleurs aux couleurs du drapeau helvétique, de plus photographiées par la représentante suisse au pays de Lali, j’ai nommé Denise.

Puisse ces quelques fleurs vous faire passer une belle journée, entourée de ceux que vous aimez. Ce sont les meilleurs anniversaires!

L’improbabilité de certaines rencontres

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J’aime l’improbabilité de certaines rencontres que mon imagination provoque. Celle d’une lectrice hollandaise du XVIe siècle, comme celle de Lucas van Leyden, à qui je prêterais le livre d’un auteur québécois publié quatre siècle plus tard.

J’aime ces rencontres qu’on croit impossibles et qui pourtant, surviennent. Quotidiennement. Et dont on ne perçoit l’improbabilité qu’après coup. Avec un certain étonnement. Et la plupart du temps, en souriant.

J’aime la réalisation de l’impossible, ou de ce qu’on croit impossible, et que l’imagination permet. Celles que je vis ici et dans la vraie vie.

Piles complices

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Il y a dans les piles de l’artiste australienne Katherine Hattam quelque chose qui me fait sourire, qui me ramène à moi et à mes innombrables piles. Sans lesquelles je ne peux pas vivre. Piles amies, piles complices, piles invitantes.

Le plus longtemps possible

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Comme il m’est parfois difficile de quitter ce lieu où j’écris ne serait-ce que pour quelques heures de sommeil desquelles je sors avec de nouvelles images en tête et fourmillante d’idées. Je suis si heureuse là, dans mon fouillis, les livres ouverts, avec des bouts de phrases notés dans un carnet et que je tente de développer. Si heureuse là que je n’ai pas envie de quitter ce lieu dans lequel je me sens si bien. Loin de la foule, dans le doux halo d’une lumière tamisée. Et je fais comme l’écrivaine de Jean Puy, je reste dans ma pièce le plus longtemps possible…

Il y aura des pays, des jardins, des fenêtres et des nuages

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J’ai fréquenté en tout pour tout trois forums. Les deux premiers ont été fermés par l’administrateur, le troisième existe encore peut-être. J’ai quitté ce dernier sans m’expliquer. De toute manière, on passe trop de temps à s’expliquer. Inutilement.

D’ailleurs, n’avais-je pas déjà un peu pris le large de ce lieu d’embrouilles (synonyme de forum) quelque temps? N’avais-je pas un peu expliqué à l’un des membres, en toute confiance, les raisons de mon absence, raisons qu’il s’est empressé de placer à la une sous prétexte de m’excuser auprès des autres?

J’aurais dû comprendre quand il a fait ça. J’aurais dû comprendre que celui que je croyais un ami n’en était pas un. On ne divulgue pas des confidences. C’est une des règles de base d’une amitié. J’ai passé outre. Il ne l’avait pas fait pour mal faire, même s’il m’avait blessée.

Quelques semaines plus tard, je lui ai confié autre chose. Encore une fois, ça a fait le tour. Et j’ai une fois de plus fait abstraction de son absence de discrétion et de son besoin effrené et maladif d’être la vedette de ce forum. Tout le monde semblait tellement l’apprécier. Il était si gentil. Et comme je suis gentille aussi, je lui ai préparé deux fois une surprise. La première pour son anniversaire. La seconde, quelques semaines plus tard.

À chacune de nos rencontres, il avait un mot gentil pour l’un ou l’autre, quelques remarques plus acerbes et mesquines pour la plupart des autres. Après tout, il avait le droit. Il avait bravé mers et ciels pour aller rencontrer les membres du forum. Et puis, il avait l’assurance que je n’allais pas répéter nulle part ce qu’il disait. Pas moi.

Nous avions dans toute cette histoire le même ami. Un ami qui est devenu plus proche de moi que de lui. Ce qui a autorisé le grand seigneur de dresser en quelques lignes un portrait de moi qui se voulait, paraît-il, humoristique. Mais qui était désobligeant et méchant. Tout pour m’écarter de son ami.

J’ai quitté le royaume de la bêtise humaine qu’était devenu ce forum. Ou qu’il avait toujours été? Et ce, sans m’expliquer.

Et je ne me suis jamais si bien portée que depuis que je n’ai plus à lire leurs inepties. Et quand il m’arrive de croiser le compagnon de celui que tout le monde croit si gentil, c’est lui qui baisse les yeux. Pas moi. Je n’ai pas honte de moi, je n’ai rien à me reprocher. Je n’ai jamais divulgué aucun de leurs secrets, je n’ai jamais dit à personne ce que le héros avait bien pu dire à leur sujet.

Et je sais maintenant, puisque je l’ai appris à mes dépends, qu’il faut quitter les lieux quand la moindre confidence n’appartient pas à une seule personne, mais à une collectivité.

Et désormais, il n’y aura plus de forum dans ma vie. Plus de gang. Ni pour moi ni pour la lectrice d’Harry Wolfrath. Il y aura des pays, des jardins, des fenêtres, des nuages où je passe. Et où je n’ai jamais à expliquer mes absences. Qui ne regardent que moi.