Et profite de celle-ci pour ne pas penser à ton âge et pour rêver aux bateaux, grâce à cette photo offerte par Armando.
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Et profite de celle-ci pour ne pas penser à ton âge et pour rêver aux bateaux, grâce à cette photo offerte par Armando.
51 ans ont passé… mais vos mains ne se sont jamais quittées depuis ce jour.
Ne perdez pas vos bonnes habitudes! Et surtout pas aujourd’hui!
J’ai retiré le couvercle du tourne-disques. J’ai pris la pochette entre mes mains. Mais je n’ai pas été en mesure d’écouter 10 succès pour toi, album instrumental datant de 1975 que j’ai acheté en août de cette année-là avec les sous reçus de mes grands-parents pour mes 14 ans.
Léveillée nous a quittés il y a 24 heures. Aujourd’hui je peux entonner à nouveau Frédéric ou Les vieux pianos même si une part de moi s’est éteinte avec son décès.
Aujourd’hui je peux fermer les yeux et me souvenir d’un soir d’hiver au Monument national. Émue, mais sans pleurer.
À toi qui aimes tant les fleurs, ces tulipes aussi jolies que toi pour te souhaiter un très bel anniversaire!
C’est quand elle vient bercer mes rêves que mon cœur bat à nouveau. C’est quand son chant se glisse dans le jour naissant que je reprends pied. C’est quand elle me tend les bras que le piano de Saint-Preux me caresse de ses notes. C’est quand je ferme les yeux que la mer m’appelle.
*toile d’Eleanor Polen
Le printemps revenait. Mais il n’avait pas le goût du printemps.
Quelque chose avait changé, quelque chose changeait. J’ignorais quoi, mais je sentais cette modification. Elle était là. Au cœur de mes silences, de mes errances, de mes questions.
C’était inscrit à même le sol, là où mes pas dessinaient leur chemin.
Mais la destination s’était effacée.
J’allais sans but. Malgré les tulipes qui me souriaient.
Il y a toujours une phrase, un jour, qui vient couper votre élan.
*toile de Sébastien Badia
Il y aurait un lac, un vent qui soulève les rideaux. Il y aurait des oiseaux dont le chant se mêlerait à celui du vent. Il y aurait des livres, beaucoup de livres. Ni téléphone, ni ordinateur. Et le silence de la nuit puis du jour qui se lève, seulement perturbé par les battements de mon cœur et le clapotis de l’eau.
*toiles de Randy Van Beek
Il y a huit ans, elle était fière d’annoncer ses 63 ans que personne ne lui donnait. Fière de sa fille aînée qu’elle avait eu hors mariage à l’âge de 21 ans, à l’heure où ça ne se faisait pas. Fière d’avoir tenu tête à son père qui occupait un haut poste dans un ministère. Fière d’avoir été parmi celles qui ont brûlé leur soutien-gorge au nom du féminisme. Fière d’avoir quitté un mari alcoolique, malgré leurs deux fils en bas âge. Fière d’avoir élevé seule ses trois enfants. Fière de tellement de combats que je n’imaginais pas la profondeur de ses failles.
Et pourtant, il y a huit ans, malgré enfants, petits-enfants, amis nombreux, bénévolat, lecture, ateliers de ci et de ça, elle aurait aimé que. Une dernière fois. Malgré ses 63 ans. Tenir la main de quelqu’un. Ne pas vieillir seule. Et se voulant résolument moderne, elle a fait ce que les plus jeunes faisaient. Grâce à un site de rencontres, elle a prit quelques repas au restaurant, elle est partie en weekend avec plus jeunes ou plus vieux.
Elle n’était jamais « celle ». Aucun ne fut jamais « celui ». Malgré les étincelles. Malgré les deuxièmes et troisièmes rencontres. Il y avait d’un côté ou de l’autre quelque cloche qui clochait. Mais Charlotte jamais ne se découragea. Il y avait quelqu’un pour elle. Pour ses vieux jours. Elle y croyait si fort.
Je n’ai pas vu Charlotte depuis août 2004. Elle venait d’avoir 64 ans. Elle ne les faisait pas. Il paraît qu’elle ne fait pas plus ses 71 ans mais qu’elle a arrêté son compteur à 66 ans et que c’est sous cet âge qu’elle se présente aux prétendants potentiels. Parce que, paraît-il, c’est l’âge maximum pour rencontrer l’âme sœur. Élise ne savait pas s’il fallait en rire ou en pleurer quand elle m’a parlé de Charlotte. Ou l’un et l’autre. Nous qui avions tant admiré Charlotte, son intelligence, sa force de caractère, son énergie à toute épreuve, n’avons rien ajouté. Nous savions sans le dire à haute voix que nous ne voulions pas vieillir comme elle.
*toile de Théobald Chartran
Vous savez ce qu’il y a de plus insultant avec un rhume de printemps? C’est quand il survient sans printemps… Et voilà une semaine que je me bats avec ce dit rhume, délaissant mes livres et la lecture de blogs amis parce que je suis au bout du rouleau, fatiguée de tousser, de moucher.
Et comble de malheur, je n’ai pas vu la moindre tulipe ouverte sur mon chemin pour compenser!
Allez, encore une journée de repos. Demain, ça ira mieux, foi de Lali.
*toile d’Anna Shesterikova
Quatre ans depuis la création d’En vos mots, alors qu’on voit sur la toile ouvrir et fermer des blogs en moins de temps que ça. Quatre ans depuis ce jour où, inspiré par Armando qui avait écrit complètement autre chose que ce que j’avais écrit à partir d’une même toile, m’a donné une idée sans le savoir. Une idée qui allait avoir la vie dure et des fidèles. Une idée dont je peux dire qu’elle ne devait pas être mauvaise puisque je l’ai vue plus ou moins copiée ailleurs. Un temps.
Quatre ans, ça mérite bien une rose… Que celle photographiée par Armando à Montréal en août 2007 soit pour tous ceux qui un jour ont déposé quelques mots sur une toile et même pour ceux qui le feront un jour.
Quatre ans… C’était hier…
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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