Ni visage ni véritablement présence. Le choc d’être. Un souffle qui va parmi les sons, les bruissements du soir, tandis que l’herbe pousse et que la terre s’élève.
Louise Warren, La pratique du bleu
*choix de la lectrice de Guy Pène du Bois
Ni visage ni véritablement présence. Le choc d’être. Un souffle qui va parmi les sons, les bruissements du soir, tandis que l’herbe pousse et que la terre s’élève.
Louise Warren, La pratique du bleu
*choix de la lectrice de Guy Pène du Bois
Quand vous lirez les lignes qui clôturent Caresse de rouge d’Éric Fottorino, il est fort possible que vous trembliez de tous vos membres tant le choc sera grand. Ce roman commence par un fait divers, l’incendie d’un immeuble assuré par Félix, le personnage principal. Un fait qui va le bouleverser et le ramener à lui-même, à sa propre existence, au deuil impossible de son propre enfant, alors que sur les lieux, il ramasse une photo où figure un gamin qui a l’âge du sien, mort il y a quelques mois frappé par un chauffard.
C’est de cet enfant dont il sera question. De cet enfant que sa mère a abandonné et pour lequel il est devenu père et mère à la fois (allant jusqu’à se travestir physiquement pour répondre aux demandes de l’enfant). De cet enfant qui est son tout, sa raison de vivre, avec qui il vit en osmose et dont la relation a quelque chose de malsain, de tellement maladif que la directrice de l’école lui a même dit que trop d’amour peut tuer en les regardant vivre, en constatant à quel point le père se plie à tous les caprices de ce fils qui est tout pour lui et qu’il ne peut qu’aimer trop (ou mal?) parce qu’il est lui-même fils d’un père qu’il n’a jamais connu. Il n’a donc aucun repère, aucun point de comparaison. Il va à l’aveugle malgré les livres de psychologie.
Et le jour où la mère apparaîtra à nouveau dans leur vie où il n’y avait qu’eux deux, son cas ne fera que s’aggraver. Il ne peut vivre sans l’amour exclusif de son fils. Mais sans lui, peut-il continuer à vivre?
C’est un roman bouleversant que nous offre une fois de plus Éric Fottorino. Un roman qui met en scène un père, un père trop handicapé au départ pour qu’on fasse de lui un père à temps plein. Et pourtant, c’est ce qui arrivera. Un père auquel vous vous attacherez malgré le fait évident qu’il soit dysfonctionnel, tant et si bien que c’est une stupeur totale qui s’emparera de vous quand l’auteur vous livrera le secret de Félix.
À l’heure où débute le Festival international de jazz de Montréal, permettez-moi de vous offrir Dancing Sunlight de la saxophoniste, compositrice et chez d’orchestre canadienne Christine Jensen. Parce qu’elle a été pendant nombre d’années une des figures de proue de ce festival et parce que son album Treelines, paru en 2010, est remarquable.
Il rature. Change un adjectif. Scinde une phrase en deux. Déplace un paragraphe. Comme vous le faites peut-être alors que la toile de la semaine attend vos mots…
*toile de George Grosz
Alors qu’elle regardait par la fenêtre, alors que l’attendaient ses livres, a surgi une chanson de Daniel Guichard qui ne la quittera plus de la journée.
*toiles de Stephen Darbishire
51 ans ont passé… mais vos mains ne se sont jamais quittées depuis ce jour.
Ne perdez pas vos bonnes habitudes! Et surtout pas aujourd’hui!
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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