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Changement de PHP

Pour vous, cela ne veut peut être rien dire. Mais pour moi, cela signifie de nouveaux soucis pour le pays de Lali.

Si je vous dis que cela a un lien avec les curieux messages qui apparaissent à la hauteur de l’en-tête, peut-être ne comprendrez-vous pas davantage, mais vous constaterez l’effet.

Voilà donc où nous en sommes huit jours après le début du déménagement et quatre après le retour de Lali. Et jusqu’à nouvel ordre, et rétablissement de la situation, en espérant que les choses ne deviennent pas plus graves, seuls les billets programmés seront publiés. Même si, en ce qui vous concerne, il est toujours possible de lire les pages de Lali et de laisser des commentaires.

C’est en effet pour moi que ça change les choses. C’est de l’intérieur (tableau de bord et tutti quanti) que les choses ne sont plus les mêmes. Il faudra probablement faire une mise à niveau de WordPress. Croisons donc les doigts pour la suite.

Voilà donc où nous en sommes aujourd’hui.

Pour rêver, continuer de rêver

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Pas envie de ranger les cartes et les guides. Pas envie de trier les dépliants et les cartes professionnelles. Les laisser là, à la vue, à portée de la main. Pour que l’enchantement continue. Pour que la vie ne me bouffe pas tout de suite avec ses urgences et ses obligations. Pur que le bleu ne devienne pas gris et que la roche sur mon bureau sente encore l’océan. Longtemps. Le plus longtemps possible.

Et en attendant, continuer de rêver.

*toile de Deborah Dewit-Marchant

Les mésaventures de Lali

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Il était une fois Lali qui voulait voir la mer pour ses 50 ans.

Et comme la mer n’est pas tout à côté, j’ai quitté Montréal lundi pour être au bord de l’Atlantique le 16. Le cœur léger. Pas insouciante, mais presque. J’avais laissé suffisamment de billets programmés pour combler les lecteurs affamés. Mais.
Mais c’était sans compter la surprise que j’ai eue mardi en rentrant de Rockport, Massachusetts. Le pays de Lali n’était plus accessible depuis plus de six heures. Pour une heure, puisque ça arrivait à l’occasion, il n’y a pas raison de trop s’inquiéter. Mais six? Mon cœur de quinquagénaire se débattait dans ma poitrine. Allais-je survivre à mon anniversaire?

Du coup, courriel à mon hébergeur en Belgique. Requête à la compagnie montréalaise qui possède le serveur loué par l’entreprise française avec laquelle mon hébergeur fait affaire. Mais la compagnie montréalaise refuse de nous parler. Ni Patrick, qui m’a offert mon blog et qui est mon hébergeur, tout comme celui d’Armando et d’Olivier, ni moi n’obtenons de quiconque ne serait-ce qu’un mot rassurant.

Et nous voilà mercredi matin. Je quitte Nashua, New Hampshire tôt et laisse le pays de Lali aux mains de Patrick. Je veux enfoncer mes pieds dans la sable, ramasser des cailloux, écouter les mouettes s’engueuler.

L’orage de l’avant-veille avait laissé du varech sur la plage. Mais j’avais les pieds dans l’eau et les vagues venaient mourir derrière moi. Je ne pensais plus qu’au bonheur d’être là. Il y avait beaucoup de bleu. La mer, et puis le ciel, des bateaux, des maisons.

Il faisait moins bleu au retour. Le pays de Lali était toujours hors ligne. Et je ne pouvais tout de même pas rester devant l’écran à attendre qu’il se passe quelque chose. J’avais bien autre chose à faire. Comme profiter de mes vacances et manger une pizza.

Les vœux d’Armando ont été un baume. Je pouvais au moins dire à ceux qui visitent les deux endroits ce qui se passait.

Jeudi matin, Carrefour Internet nous annonçait qu’il ne faisait plus affaire avec le fournisseur montréalais. Tout allait être déménagé en cours de journée. Mais quand je suis rentrée de vacances, ce soir-là, rien. Pas d’accès. Message sur un forum. Puis des nouvelles. Hier matin. Le transfert était fait. Il suffisait de modifier des DNS, ce que Patrick a fait à son retour. Le pays de Lali était enfin en ligne, 80 heures après la coupure. Du moins en Belgique. Mais pas chez moi. Une capture d’écran m’a fait voir l’état. Une catastrophe. Maïté/Aliénor qui a vu la chose vous le dira. Toutes les images avaient disparu et il y avait un curieux avertissement dans chaque billet. L’acharnement de Patrick avec qui j’étais en ligne a été récompensé. Il a désactivé le plug-in défectueux.

Des commentaires commençaient à arriver, des courriels me les annonçaient. Mais je n’avais toujours pas accès à mon blog. J’ai passé des heures à tenter de régler le problème : redémarrage du modem, modification du pare-feu, etc. Rien. Pas moyen d’ouvrir les pages de Lali. Entre deux serveurs, la connexion ne se faisait pas. C’est en passant par un proxy que j’ai enfin pu retrouver le pays de Lali dont l’aspect est presque le même. Ceux au regard plus aiguisé auront remarqué que l’anglais a remplacé le français. Je crois qu’il est possible de vivre avec ce détail. Il vaut mieux des dates en anglais que la disparition d’images.

Et ce matin, surprise! Je peux enfin accéder directement au pays de Lali. Plus besoin de proxy.

Je peux enfin vous retrouver. Merci à vous d’être au rendez-vous. Merci pour vos courriels, ceux qui m’ont été envoyés, ceux que vous avez fait parvenir à Armando que je remercie. Je n’ai pas pris le temps de vous répondre, trop occupée à tenter de vous redonner mon pays dans lequel vous avez tous votre place. Merci aussi à Patrick qui a passé toute la soirée d’hier à tenter de redonner à Lali ses couleurs.

Tout de même, curieuse façon d’entrer dans la cinquantaine. Mais ne dit-on pas que le meilleur est à venir? J’ai envie d’y croire.

Bienvenue à nouveau au pays de Lali.

Oupsssss!

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Un ordinateur qui tue et avec un disque défectueux? Très peu pour moi. J’ai choisi un autre modèle, lequel va me suivre en vacances. D’ailleurs, nous sommes déjà en route, lui et moi. Mais n’ayez crainte : nous vous avons laissé de la lecture et des images,

Prendre un peu le large

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Prendre un peu le large. De l’ordinateur. Du quotidien. De Montréal. Car cette envie de fouler le sable, de me jeter dans les vagues, de ramasser des coquillages, de regarder au loin les bateaux. Cette envie d’être ailleurs. Pas vraiment loin, mais juste assez loin pour que les rêves prennent une autre couleur.

Prendre un peu le large. Quelques jours. Même pas une semaine. Plus que 75 heures avant de descendre l’escalier, sac de voyage dans une main, le passeport dans l’autre. Les yeux plus verts que d’habitude.

Là, à côté du lit, une pile de livres, comme autant de rendez-vous. Lesquels verront l’océan?

*illustration de Miguel Herranz

Pour toi, maman, en direct de la rue Louis-Hémon

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Ces lys que tu aimes tant, photographiés sur la rue où tu as grandi afin de te souhaiter le plus doux des anniversaires.

Bonne fête les Belges!

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Trinquez bien! Mais pas trop, hein…

Bonne fête les cousins!

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Ce n’est pas tous les jours fête! Alors, profitez-en!

Je rêvais d’être ailleurs

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Je les regardais.

Ils avaient l’air heureux d’être ensemble, assis sur une terrasse du Vieux-Montréal. Ils se parlaient. Ils riaient. Ils commandaient à boire. Un petit vent se levait. Ils avaient tant de choses à se dire alors qu’ils prennent leurs pauses ensemble, qu’ils mangent à la même table le midi, qu’ils se fréquentent les uns les autres les soirs et les weekends.

Je les regardais.

Je n’avais rien à raconter, et l’odeur de bière qui venait des verres, du vent, de leurs haleines, avait envahi la terrasse et me donnait la nausée. À elle seule, elle me rappelait une vie que je veux oublier où cette odeur émanait de la cuisine, de la salle à manger, de la chambre à coucher et de sa peau à lui, et qu’ils ne connaissent pas. Nul ne se vante de ses ratages.

Je les regardais.

Je rêvais d’être ailleurs. Ce qui était pour eux une fête était pour moi une punition. Je sirotais mon verre de San Pellegrino. La nuit tombait peu à peu sur le quai McGill. J’allais pouvoir rentrer. Le cinq à sept prenait fin pour quelques-uns d’entre nous. Ailleurs, ma vraie vie m’attendait.

*toile de John Taye

Rêve d’un samedi matin

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La mer était là, à mes pieds. À l’heure du premier café, une lettre a été glissée sous ma porte.

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À l’heure du deuxième, il y avait deux tasses sur la table. À côté d’elles, les livres que nous allions lire à deux voix, bercés par le roulis des vagues.

*sur des toiles d’Anthony Ulinski