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Les expressions désuètes 6

En avoir sous les bigoudis : L’expression s’emploie aussi à propos d’un homme! Même si on peut dire alors « sous la casquette ». L’idée étant que sous une coiffe peu avantageuse, se cachent des facultés intellectuelles insoupçonnées.

Dominique Foufelle, Expressions désuètes

*choix des lecteurs de David Wilkie

Les expressions désuètes 5

Coup de Trafalgar : En 1805, la flotte franco-espagnole, plus nombreuse que la britannique, devait mener Napoléon à la conquête de l’Angleterre. Las! Elle fut anéantie par l’ennemi à la bataille de Trafalgar. Depuis, le nom évoque un mauvais coup, ou une plaisanterie douteuse, qui mène à un désastre inattendu.

Dominique Foufelle, Expressions désuètes

*choix des personnages de William Bromley

En vos mots 268

Des personnages hors de l’ordinaire, des histoires qui le sont tout autant, c’est ce que semble aimer la jeune lectrice peinte par Madiha Siraj. Du moins, est-ce ce qui semble se dégager de la toile d’aujourd’hui.

Et vous, que voyez-vous? Racontez-le en vos mots, dans une nouvelle, un poème, une chanson ou même une seule phrase. C’est avec joie que nous vous lirons dans une semaine, surtout que pour le moment nous avons quelques textes à lire, inspirés par la toile de dimanche dernier.

Les expressions désuètes 4

Se regarder en chiens de faïence : Parmi les décorations de tablette de cheminée les plus prisées, figuraient les chiens de faïence. Souvent identiques, ou pour le moins formant la paire, on les plaçait à chaque bout, tournés l’un vers l’autre. Cela donnait l’impression qu’ils se toisaient, sans jamais exprimer leurs sentiments, bien sûr.

Dominique Foufelle, Expressions désuètes

*choix des personnages de Scott Brundage

Les expressions désuètes 3

Avoir la berlue : Le mot viendrait du provençal beluga, « étincelle », qui éblouit, donc. Il qualifiait au Moyen Âge un discours charmant mais mensonger. Puis il désigna une maladie oculaire. Quand on a la berlue, on voit des choses qui n’existent pas.

Dominique Foufelle, Expressions désuètes

*choix des personnages de Francesco Brunery

Les expressions désuètes 2

Solide comme le Pont-Neuf : Debout depuis 1578, le plus vieux pont de Paris n’a pas usurpé sa réputation de solidité.

Dominique Foufelle, Expressions désuètes

*choix des lecteurs de Moritz Calisch

Les expressions désuètes 1

Piqués de curiosité par mon billet d’hier soir sur les Expressions désuètes colligées et commentées par Dominique Foufelle, les personnages peints par Alexander Carse ont décidé de réunir en ce dimanche aînés et plus jeunes afin qu’ils puissent les partager ensemble et peut-être même, leur donner une nouvelle vie, en commençant par celle- ci :

Un nom à coucher dehors : Au temps des diligences, quand on s’arrêtait de nuit devant un relais, il fallait crier son nom à travers une lucarne avant d’y être admis. Si l’aubergiste trouvait au nom une consonance étrange, il n’ouvrait pas sa porte au voyageur. Compte tenu de la lenteur des transports, et de l’éloignement des haltes, cela équivalait à une condamnation à coucher dehors.

Poèmes chinois 4

Un songe de printemps

Durant la nuit, un air de printemps est entré par la fenêtre.
Il sut gagner rapidement les profondeurs de ma chambre.
Il sut toucher mon âme et la fit convoler sur les bords du Yangsi.
Elle se tenait sur la rive, la belle que le printemps m’amène.
Il dura bien peu ce songe de printemps;
Le temps d’un mouvement sur l’oreiller.
Mais cet instant si court me fit voyager cent lieues.

Jin zan
(Nuages immobiles)

*choix de la lectrice de John Reilly

A-t-elle trouvé?

Voilà des jours qu’elle examine la scène, qu’elle tente d’imaginer ce que le lecteur de dimanche dernier regarde ainsi. A-t-elle trouvé? Nous le saurons dans 24 heures et pas avant.

*toile d’Étienne Adolphe Piot

Poèmes chinois 3

Une nuit dans la montagne

Posé à même la montagne inclinée,
Je suis l’errance d’une barque fragile,
Dont l’écho rappelle ma destinée.
elle flotte, légère, sur les flots lourds,
Et fuit mon regard dans l’ampleur du ciel.
Le soleil s’épuise alors dans l’horizon
Et ma vue entre soudain dans le demi-jour d’une lumière indécise.
Un dernier rayon considère encore la cime des arbres
Et la pointe des roches chenues.
Tandis que le lac se teinte d’encre noire,
Des nuages rouges témoignent encore de l’astre défunt.
L’ombre des iles, plus noire encore
Se détache des eaux assoupies
Qui reflètent un instant le souvenir du jour;
Mais déjà l’obscurité pèse sur les bois et les collines,
Et le trait confus du rivage
Se trouble dans mon regard impuissant.
La nuit vient, l’air est vif;
Le souffle du nord crie implacable
Et pousse les cormorans vers la rive.
Ils attendront l’aurore entre les roseaux.
La lune coquette se montre sur les eaux lisses.
Je prends mon luth
Et accompagne ma solitude.
Mes doigts caressent les cordes en sanglots;
Le chant disperse au loin ses accords.
Le temps s’envole;
Un frisson de rosée me rappelle à l’heure tardive.

Chang Jian
(Nuages immobiles)

*choix de la lectrice du peintre indien Sanjay Sable