Personne n’a qu’un seul meilleur moment dans sa vie. Il en faut plusieurs, chacun étant évidemment meilleur que le précédent. (Sarah Dessen)
*toile de Mathhew Felix Sun
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Personne n’a qu’un seul meilleur moment dans sa vie. Il en faut plusieurs, chacun étant évidemment meilleur que le précédent. (Sarah Dessen)
*toile de Mathhew Felix Sun
À la suite du vent
Le vent clair — qu’est-ce?
Ce qu’il faut aimer sans devoir le nommer.
Son pas de prince foule les terres.
Herbes et arbres se plient à ses vœux.
Sa promenade s’allègre sans but.
Ma barque solitaire est conduite dans sa danse.
Au milieu du courant, allongé face au ciel,
Je salue son souffle qui court
Et lève ma coupe en offrande.
Quel délice de laisser ainsi ses pensées inoccupées!
Revenant par la rivière des deux vallées,
Les nuages reflètent sur l’eau la nuit scintillante.
Su Dongpo
(Nuages immobiles)
*choix de la lectrice de Francine Van Hove
Un paysage est le fond du tableau de la vie humaine. (Bernardin de Saint-Pierre)
*toile de Diane Fraser
En voyant l’océan
Par l’orient, du haut de la montagne Jieshi,
J’envisage l’océan infini.
Des eaux bouillonnantes inlassables
surgissent des pics abrupts et déchirés.
Des arbres y croissent en grappe
Et l’herbe riche forme ses tapis de sève.
Le vent d’automne soupire
Les hautes vagues barattent l’écume
Qu’elles jettent ensuite aux cimes des nues
Soleil et lune, en leur périple,
Semblent trouver là, naissance et repos.
Les étoiles en leur brillance constellée
Émergent de ses profondeurs marines.
Comme est grand mon ravissement!
Je le chante dans ces verts.
Zao Zao
(Nuages immobiles)
*choix de la lectrice d’Arkadi Soroka
L’espoir est omnivore : qu’on lui refuse la nourriture qu’il attend et il se contentera d’une autre, pourvu qu’elle l’aide à survivre. (Jean-Christophe Rufin)
*toile de Joyce Haddon
Les oiseaux s’envolent et les fleurs tombent
À l’aurore d’une matinée printanière, les oiseaux surgissent par volées,
Ils colonisent vite le parterre en fleurs,
Devant le papillon de mon jardin tranquille, ils badinent leur tintamarre.
À peine sont-ils posés, que l’ouvrage de la nuit les effraie;
Ils partent brusquement, non moins destructeurs que la nuit.
Le battement de leurs ailes a détaché bien des pétales;
Le vent, qui entrechoque les tiges, maltraite aussi mes pauvres fleurs.
Des nuages de toutes couleurs voltigent sur les degrés du perron;
Comme au séjour des immortels, une neige rose est tombée.
Les oiseaux partis, le chant cesse;
Pistils et étamines jonchent le sol, flétris et dispersés.
De la terrasse du pavillon, j’ai contemplé longuement ce spectacle.
Ne sommes-nous pas souvent prodigues du temps où nos années sont en fleurs?
Qianqi
(Nuages immobiles)
*choix de la lectrice de Nancy van den Boom
Les portugaises ensablées : En 1868, un navire en fâcheuse posture lâcha sa cargaison d’huîtres portugaises dans la Gironde, où elles se reproduisirent. L’incident entraîna la culture intensive de cette espèce jusque dans les années 1970. Dans les années 1950, quand l’argot compara la forme des oreilles à celle d’une huître, il était logique de se référer à l’omniprésente « portugaise ». Et si la présence de sable dans sa coquille ne gêne pas le mollusque, dans le conduit auditif, elle perturbe sérieusement l’audition!
Dominique Foufelle, Expressions désuètes
*choix des personnages de Jan Toorop
Se mettre en quatre : Cette expression du XVIIe siècle signifie qu’on se coupe en « quartiers », qu’on se « décarcasse » — un vocabulaire de boucher qui affirme qu’on paie vraiment de sa personne pour arriver à ses fins.
Dominique Foufelle, Expressions désuètes
*choix des personnages de Frank James Turner
De la petite bière : Au XVIIe siècle, la petite bière était brassée avec le grain ayant déjà servi à la fabrication de la forte bière. Évidemment moins goûteuse et peu alcoolisée, elle n’est restée que pour désigner une chose ou une personne de peu d’importance.
Dominique Foufelle, Expressions désuètes
*choix des personnages de Jehan Georges Vibert
La fin des haricots : Les haricots secs, plat extrêmement économique, étaient fréquemment au menu des cantines de casernes ou de pensionnats. Si on venait à en manquer, c’était signe d’un extrême dénuement.
Dominique Foufelle, Expressions désuètes
*choix des lectrices de Martta Wendelin
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