Un trésor de belles maximes est préférable à un amas de richesses. (Socrate)
*toile signée Henk Bos
Même si Socrate n’a laissé aucune écrit, on trouve chez ses disciples des trace de celui qui est considéré comme l’un des pères de la philosophie morale, si bien que ce dimanche, veille de l’anniversaire de son décès (le 7 mai de l’an -399), lui est consacré.
Des livres et des pensées seront déposées à votre intention au cours de la journée, en commençant par celle=ci, sur une toile de François Bonvin :
Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien.
Qu’il nous est difficile
De trouver un abri
Même dans notre cœur
Toute la place est prise.
Et toute la chaleur.
Jules Supervielle, Naissances
*choix de la lectrice de Padu
C’est quand on reçoit une carte postale représentant un tableau d’Egon Schiele qu’on se rend compte qu’on le connait bien peu. Son portrait de femme aux mains jointes qui met en scène sa sœur est une pure merveille, que je découvre grâce à David, qui m’a envoyé cette carte postale du Texas.
Le visage
Pour affronter le ciel il me faut un visage
Qui ne ressemble au mien que par le vif des yeux
Et pour gravir la nuit j’ai besoin de ce bleu,
Ce souvenir du jour et de ma mère sage
Blottie entre mes cils avec tant de pudeur
Que nul ne pense à elle en voyant leur couleur.
Elle sait être moi avec tant de patience
Qu’elle aime à se confondre avec mon ignorance
Et l’on ne songe pas que je ne suis pas seul
À vouloir m’élancer au puits sans fond du ciel.
Pardon de n’avoir su, ô douce ressemblance,
Imiter ta pudeur ni garder ton silence.
Jules Supervielle, Naissances
*choix de la lectrice d’Aimée Pagès
À gauche, l’Espagne. À droite, le Maroc.
Amusant de survoler le détroit de Gibraltar, le temps d’une carte postale.
Il ne faut pas mettre du vinaigre dans ses écrits, il faut y mettre du sel. (Montesquieu)
*toile de Semion Rozestein
Les golfes aux beaux noms, les collines légères,
En limpide appareil se présentent à moi,
La mer remplit les creux et le ciel bleu reçoit
Ce qui se fait de plus en plus aigu, les passagères
Hirondelles volant de climat en émoi.
Mais serais-je certain d’en avoir vu aucune
Moi qui pense toujours à celles qui viendront
Ou ne seront jamais possibles que de nom,
Puisque je les vois même errantes sous la lune,
Oiseaux de jour perdus dans mes ombres sans fond.
Jules Supervielle, Naissances
*choix de la lectrice d’Helen O’Sullivan

Le Sherry Netherland, le Savoy Plaza et le Squibb Building, de Central Park

Le Barbizon Plaza, le Navarro, le Hampshire et l’Essex House
De bien jolies aquarelles signées Marcus A. Van der Hoppe nous montrant quelques coins de New York, où je ne suis pas allée depuis plus de 30 ans. Une autre trouvaille réalisée lors d’une de mes récentes chasses aux cartes postales.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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