Les photos ne sont pas à mon goût, mais je tenais à partager avec vous ces photos prises dans la salle à manger de l’Old Stone Inn de Niagara Falls. Vous devinez sûrement pourquoi…
Les photos ne sont pas à mon goût, mais je tenais à partager avec vous ces photos prises dans la salle à manger de l’Old Stone Inn de Niagara Falls. Vous devinez sûrement pourquoi…
Je n’avais vu les chutes du Niagara qu’une seule fois. C’était il y a quarante ans. Bonne raison pour aller les revoir. Et pour les prendre en photo tôt le matin. Avant que touristes de partout et autobus bondés envahissent les lieux… et qu’ils apprennent qu’un Belge est passé par là!
hurler l’Irlande
comprendre dans les mots
en regardant dans les yeux
tout est vu
sur l’épaule une tache de suie
l’âme traverse l’espace
une fuite d’eau qui éclabousse
puis ce petit morceau de bonheur
installé pernicieusement
dans le regard
près des mots
lâchés un à un en comptant
les secondes en attendant
que le monde passe
un arrêt sur le podium
un arrêt lent puis hurler l’Irlande
aussi loin que la voix porte
que les monceaux de pierres
que l’étendue longue
des champs verts à perte de vue
Roméo Savoie, Une lointaine Irlande
*choix de la lectrice de Peter Michal Bohun
Il me faut saluer le talent de Marie-Sabine Roger, son sens de la narration, son regard aigu et sans condescendance, voire même sans compassion, sa maîtrise du rythme, son souci du détail qui peut faire basculer un situation dans un sens ou dans l’autre, ses chutes parfois désopilantes, à tout le moins souvent imprévues. Mais il me faut aussi avouer que quand j’ai fermé Les encombrants, son recueil de nouvelles dédié à la vieillesse, j’étais immensément triste. Et pourtant, le titre annonçait déjà les couleurs de ce qui m’attendait. Je savais en quelque sorte que Marie-Sabine Roger, avec un titre pareil, n’allait ménager ni ses personnages ni ses lecteurs. Qu’ils allaient tous être troublés, blessés, désarçonnés, perturbés.
Continuellement balloté entre le côté révoltant de certaines scènes presque insoutenables et la tendresse de d’autres, le lecteur vit des émotions qui, heureusement, ne durent que le temps d’une centaine de pages. Il aurait été insupportable qu’il y ait davantage de nouvelles. L’auteure a suffisamment creusé à même l’âme humaine pour en tirer le meilleur, mais surtout le pire, pour ne pas étirer à outrance cette expérience.
Oui, j’ai eu du mal à terminer le recueil malgré toutes ses qualités. Oui, j’ai pleuré. Oui, j’en ai voulu à plus d’un pour leurs bassesses, leur méchanceté — souvent gratuite —, leurs mensonges. Oui, j’ai eu envie de serrer dans mes bras quelques-uns, de sécher leurs larmes et de leur chanter une berceuse.
Et pour tout ce que le recueil Les encombrants peut charrier d’émotions, je ne peux que le recommander si vous avez le cœur solide. Ne dites pas que je ne vous ai pas prévenus.
La ville de Niagara Falls n’est pas des plus jolies. Victime de la popularité des chutes, la ville a poussé en l’absence de plan d’urbanisme, créant un chaos architectural dont je vous épargnerai les détails, lesquels sont souvent criants de laideur, pour vous offrir le plus beau (en dehors des chutes elles-mêmes), les alentours du Falssview Boulevard.
Lire, vraiment lire, c’est se réveiller. La lecture est un acte de conquête, pas de dévotion. (Philippe Sollers)
*toile de Ken Christensen
Te chercher
Mais où
Parmi les couleurs de la terre
L’argile et les odeurs brunes
La plaine allongée sous le vent
Est mon corps rempli d’attente
Un matin
Tu me feras pousser sous le feuillage
Déjà
Je guette le premier vent
Martine Roffinella, Les lieux d’attente
*choix de la lectrice de Charles Apt
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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