savoir l’impossibilité
et pourtant et malgré
croire possible
tracer les balises
même si sentir pressentir
que tu les effaceras
d’un mot ou d’un regard
(août 2013)
*toile de Catherine Monmarson
savoir l’impossibilité
et pourtant et malgré
croire possible
tracer les balises
même si sentir pressentir
que tu les effaceras
d’un mot ou d’un regard
(août 2013)
*toile de Catherine Monmarson
Pas question de placer son grand-père sous prétexte qu’il commence à perdre de plus en plus la mémoire. Pas question de l’enfermer dans une maison où il perdra sa liberté. Pas question de faire de lui un vieux alors qu’il a le cœur encore jeune. Vraiment pas. Ça ne se passera pas comme ça, se dit Léo.
Alors, quand Hippolyte, son grand-père, lui propose de prendre le large, Léo accepte sans conditions de suivre l’homme de soixante-dix-neuf ans pour une destination inconnue afin de lui permettre d’échapper à sa famille un peu trop conventionnelle à leur goût. Et tant pis si ce n’est pas raisonnable.
Et tant pis aussi si la fin est « arrangée avec le gars des vues ». Il y a tant d’amour et de complicité dans ce roman pour ados qu’on peut bien pardonner à l’auteure, dont c’est le premier roman, une fin rose bonbon. Car elle pose un regard touchant sur le lien indéfectible qui unit un grand-père à son petit-fils en même temps qu’un portrait juste de cette maladie qui vous fait oublier des détails essentiels et parfois mettre votre propre vie en péril.
Tchao Papy marque une belle entrée en littérature de la part de Laeticia Brauge-Baron. On ne peut que lui souhaiter une longue, une très longue carrière afin qu’elle puisse continuer à nous raconter avec autant de tendresse et d’humour les grands et petits moments de la vie de personnages attachants.
Titre pour le Défi Premier Roman 
Il est sorti en courant de l’école, un livre à la main, le sac sur le dos, et les yeux brillants, alors que j’arrivais à la hauteur de la cour en même temps que sa mère, celle-ci venant d’une autre direction.
– Maman! Maman! C’est le plus beau jour de ma vie! Les enfants de 1re année peuvent faire du théâtre! Je vais faire du théâtre! Moi! Maman, tu vas m’inscrire? Tu vas le faire? Je suis content, tellement content!
– Bien sûr, poussin, que je vais le faire!
Le reste de la conversation m’a échappé. J’allais vers le nord, eux vers le sud. Je souriais sûrement autant que le gamin.
Il y a comme ça des instants qui font votre journée. Des moments qui ont le pouvoir de vous attendrir, de vous ramener à vous-même, aux riches heures de l’enfance où tous les rêves sont réalisables, à cet amour pour le théâtre qui ne vous a pas quittée depuis vos quatre ou cinq ans, depuis cette première fois, lorsque vous avez assisté à une pièce pour enfants d’André Cailloux.
On a six ans une seule fois.
*illustration de Lucia Brandao
Quand les champs sont d’automne en larges terres
labourées
quand s’évapore le froissement des grandes
feuilles
à perte de ciel, à perte de vue,
j’aime la clarté de l’air et l’écriture des hautes
herbes.
Marianne Walter, Les herbes hautes
*choix de la lectrice de Ricardo Cejudo Nogales
Quand j’étais libraire, je me faisais une joie de mettre sur les rayons un album mettant en vedette Ernest et Célestine, héros imaginés par l’illustratrice et auteure jeunesse Gabrielle Vincent. J’ai toujours trouvé à ceux-ci beaucoup de charme et de douceur.
L’album Ernest et Célestine, musiciens des rues nous raconte une histoire toute simple, comme c’est chaque fois le cas d’entrée de jeu. Cette fois-ci, c’est le toit de la maison qui va avoir besoin d’être réparé avant l’hiver. Mais ça coûte cher et il faut trouver l’argent pour être en mesure d’effectuer cette dépense. C’est alors que Célestine a l’idée de sortir du grenier le violon d’Ernest et qu’elle réussit à le convaincre de se jouer dans les rues. Mais le résultat est loin d’être concluant malgré le talent de l’ourson.
Mais ce n’est pas ça qui va arrêter Célestine. C’est ainsi qu’elle décide d’apporter sa contribution toute personnelle à l’entreprise et de chanter, accompagnée par Ernest. C’est le succès!
Si l’album ne s’écarte pas des adages qui laissent entendre qu’il vaut toujours mieux s’allier quand on vise le succès, il n’en demeure pas moins que cet album est agréable à lire et qu’il constitue en soi un beau message sur l’amitié.
Titre pour le Challenge Des notes et des mots 
et pour le Challenge « Littérature belge » 
Se promener dans la Petite Italie, c’est entrer dans un monde dédié aux couleurs et à tous les sens, notamment le goût…
C’est dans l’effort que l’on trouve la satisfaction et non dans la réussite. Un plein effort est une pleine victoire. (Gandhi)
*toile de Charles Camoin
Donne-toi à l’espace
Il est ta nature
Qu’il te déchante
Ou te reprenne dans les airs
Il est de pluie tu es de rêve
Tu danses sous la mer
Au doux chant des baisers
Quel regret a porté ta mémoire?
Brigitte Maillard, La simple évidence de la beauté
*choix de la lectrice de James Sant
Qui aime les illustrations en demi-teintes et les histoires empreintes de poésie tombera sous le charme de La mer si grande, un album écrit par Martin Waddell et illustré par Jennifer Eachus, qui relate une histoire douce, tendre et complice. Une histoire de pleine lune et d’océan, une histoire d’amour entre une mère et sa fille. Celle d’une nuit où tout est permis. Où, au nom du bonheur, on va jouer dans les vagues et inscrire ses pas sur le sable. Où le plaisir est plus fort que toutes les règles inutiles. Où on se donne le droit de patauger et de s’éclabousser même si on n’est pas en maillot de bain. Une nuit qui deviendra un moment inoubliable.
Un livre si beau qu’il donne envie de franchir certains interdits pour créer des souvenirs.
Ces souvenirs-là sont les plus précieux.
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents