Rue de la Convention, il y a Le Divan, une librairie où vous aurez envie de passer des heures tant elle est invitante. C’est ce qu’a fait Chantal à qui nous devons ces photos qui donnent envie de prendre l’avion afin d’aller voir cela de plus près.
Rue de la Convention, il y a Le Divan, une librairie où vous aurez envie de passer des heures tant elle est invitante. C’est ce qu’a fait Chantal à qui nous devons ces photos qui donnent envie de prendre l’avion afin d’aller voir cela de plus près.
Il vaut mieux viser la perfection et la manquer que viser l’imperfection et l’atteindre. (Bertrand Russell)
*toile de Bertrand Russell
Comme si la nuit s’était déposée
dans le miroir
Elle commence là une autre vie
comparable à celle de nos théâtres
La nuit habite la lumière
comme nous la ville
Georges Rose, Le désert sensible
*choix de la lectrice de Fritz Zuber-Buhler
C’est bien utile les lèvres. C’est même la chose qui est le plus utile dès nos premières heures puisque sans elles impossible de téter le sein et le biberon. Et puis, pour chanter, pour siffler, pour parler, pour faire la moue. Pour s’exprimer, quoi.
Et puis, bien évidemment, pour embrasser… Sur la joue, sur le front. Et sur les lèvres. Mais ça doit être bizarre, non, se dit l’héroïne de Bizarres, les bisous! alors qu’elle manifeste à la fois goût, peur, curiosité et bien autre chose pour ce fameux baiser de lèvres à lèvres dont elle voudrait bien vivre la grande première pour en être débarrassée’ Car, quand ce sera fait, elle n’y pensera plus et pourra enfin savoir si c’est vraiment bizarre.
Mais il n’y a pas le feu, lui dit son père. Chaque chose vient à qui sait patienter. Même les choses bizarres?
À vous de le découvrir grâce à cet album signé Jacques Godbout, illustré par Pierre Pratt, qui m’a beaucoup amusée. Car il fut un jour où moi aussi je trouvais bizarres les baisers. J’ai bien changé depuis.
La lectrice peinte par Xavier Valls a déplié l’invitation. Puis, elle a souri. Elle est conviée à un lancement de livre.
Vous l’accompagnez?
la draperie des jours
dans la pâle clarté de ma mémoire
une femme tire l’aiguille
elle raccommode à petits points serrés
le temps qui ne cesse de s’effiler
sur la draperie des jours
nœuds de lumière
dans la trame de mes vers
je revois sous la lampe ma mère
qui faufile le silence
avec le long fil blanc de son absence
Françoise Urban-Menninger, La draperie des jours
*choix de la lectrice de Francesco Netti
Ou je suis passée à côté de quelque chose, ou je n’ai rien compris, mais j’ai trouvé l’héroïne de Fanny Chiarello si désagréable qu’il m’a été impossible de m’attacher à elle et que j’ai eu envie que tous les malheurs de la terre lui tombent sur la tête pour qu’elle soit remise à sa place.
Car, voyez-vous, Louise est mieux que tout le monde. Et elle le dit tout haut. Nul ne peut lui arriver à la cheville : elle est si érudite, elle. Bien au-dessus des filles de son âge. Elle est LA meilleure. Du moins l’était-elle jusqu’à l’arrivée de Manon qui a réponse à tout elle aussi, mais qui n’éprouve pas le besoin de se pavaner comme Louise.
Or, cette année, on monte Carmen de Bizet à l’école, et les deux filles devront s’affronter pour obtenir le rôle de Carmen. Jusqu’où ira Louise, prête à tout pour avoir l’attention et recevoir les lauriers de la gloire?
C’est ce que nous révèle Prends garde à toi, un roman destiné aux adolescents qui m’a laissée plutôt perplexe. Car, à mon avis, le lecteur a besoin de s’attacher ou de s’identifier au personnage principal pour que sa lecture soit agréable. Mais comment put-on s’attacher à une peste comme Louise? Je ne sais pas. Je n’ai pas réussi à le faire pas plus que je n’ai réussi à croire aux personnages qui l’entourent : ses deux amies qui la vénèrent, ses parents qui l’ont mise sur un piédestal, le beau gars dont elle veut obtenir l’attention, la famille de Manon, etc.
Et pourtant, j’avais hâte de lire un roman jeunesse autour de l’opéra. Dommage que Prends garde à toi n’ait pas su me captiver.
Titre pour le Challenge Des notes et des mots 
Il est rare, voire extrêmement rare, que j’aime écouter les chansons de Barbara interprétées par d’autres que la grande dame inoubliable qu’elle est. Presque chaque fois, je trouve quelque chose qui cloche dans l’intonation, dans le rythme, dans e phrasé, dans l’orchestration, qui me fait abandonner l’écoute.
Mais pas cette fois. Au contraire. Je suis conquise. À un tel point que j’ai écouté en boucle l’album que Daphné a consacré aux chansons de Barbara. Avec plaisir. Avec beaucoup de plaisir.
Si bien qu’il me plait de vous offrir
Petite cantate
Du bout des lèvres
et Dis quand reviendras-tu? (en duo avec Benjamin Biolay)
Les livres sont faits pour être lus, c’est pour cela qu’on les prête, qu’ils continuent leur chemin et qu’on ne vous les rend jamais. Ils doivent circuler et ne doivent pas rester inertes. (August Stindberg)
*toile de Gerhard Hendrik (ou Geert) Grauss
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents