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La belle Adèle

Il est des livres qui sont des moments de pur bonheur, de la première à la dernière ligne. Tel est le cas de La belle Adèle de Marie Desplechin, qui nous livre les aventures d’Adèle, la narratrice, garçon manqué que sa tante a décidé de rendre féminine, ce qui donne lieu à une série d’aventures qu’elle n’aurait jamais pu imaginer quand elle a accepté de se laisser maquiller. Et pourtant, sans ce détail, la vie d’Adèle n’aurait probablement pas changé, pas plus que celle de Frédéric, son inséparable et meilleur ami depuis la maternelle, qui sera une fois de plus son allié en prétendant aux yeux de tous qu’il sort avec elle. Tous les yeux se trouveront donc braqués sur ce couple improbable, la fille mal fagotée et le petit génie. Et pas que par les élèves du collège, mais par tous. Parce qu’un jour un photographe les a pris en photo et qu’ils ont accepté que cette photo soit utilisée pour une campagne publicitaire…

Vous aurez bien sûr compris que ça déboule à une vitesse vertigineuse pour Adèle, qui se demande bien comment tout ça va finir alors que chaque jour, ou presque, apporte son lot de désagréments… Mais n’ayez crainte, tout finira bien. Marie Desplechin, avec La belle Adèle, signe un magnifique livre sur l’adolescence, sur la différence, sur le besoin d’entrer parfois dans les rangs pour ne pas être tout le temps pointé du doigt et sur l’amitié. Une réussite totale.

La vitrine de Noël

La vitrine de Noël de la Maison Ogilvy de la rue Sainte-Catherine attire toujours autant les regards des petits et des grands. Et pour cause! Elle regorge de détails.

Ce que mots vous inspirent 823



L’intelligence du cœur, c’est comprendre ses véritables émotions, les exprimer de manière appropriée, savoir entendre et accompagner celles des autres, faire preuve d’empathie
. (Isabelle Filliozat)

*toile de Mollie Faustman

Tout s’estompe 2



Dans la clarté à peine ambrée du jour,
affleure ce que tu croyais à jamais fini.

l’éveil de ton corps, si amoureux jadis,
la traversée des apparences, l’envie de t’approcher,
de tendre la main. Encore. Le plaisir de l’attente
et des sens, le chemin à parcourir.

Instants fugaces. Sauf ce chagrin de dame
vieillissante, dans l’écorché du renoncement.

Tu pressens que le temps des rouges fous
des passions dévorantes, du cœur en laisse
et des espaces chagrins n’est plus.

Un désert où tu t’enfonces lentement.

Danyelle Morin, Ici, tout s’estompe

*choix de la lectrice de Vladimir Volegov

L’autruche qui voulait voler

Pour Suzanne, pas question de passer sa vie la tête dans le sable comme les congénères de son espèce. Nenni. Suzanne veut voler. Et foi d’autruche, elle y arrivera.

Aurélien Ducoudray, avec L’autruche qui voulait voler, qui pourrait sembler un album uniquement ludique, frappe juste et soulève une question importante. Est-il interdit de rêver et de faire en sorte de réaliser un rêve qui nous est cher malgré le fait que tout se ligue contre soi dès le départ? Ne peut-on pas aspirer à autre chose que ce à quoi les siens se sont toujours pliés par peur de franchir les limites établies?

L’album, illustré par Bérangère Delaporte, humoristique à souhait, donne des ailes à quiconque en a besoin. Ce n’est pas peu. Une jolie réussite que L’autruche qui voulait voler!

Ce que mots vous inspirent 822

Le chaos est souvent source de vie alors que l’ordre génère des habitudes. (Henry Brooks Adams)

*illustration de Robert C. Kauffmann

Tout s’estompe 1

Mon désir de toi
d’une hanche
à l’autre

T’ai-je déjà dit
te toucher
à peau nue

Te le dire
comme on dit être en joie
en espérance en vie

Me tendre vers toi
épouser tes formes
reconnaître les miennes

Danyelle Morin, Ici, tout s’estompe

*choix de la lectrice de Lucie van Dam Van Isselt

Les yeux d’Yseut

C’est avec beaucoup de tendresse et de douceur que François David nous parle d’Yseut, qui garde tout pour elle et qui est incapable de pleurer.

C’est avec finesse et sensibilité qu’Anastassia Elias donne un visage à Yseut.

À eux deux, tout en respectant le secret d’Yseut, l’auteur comme l’illustratrice nous dépeignent la tristesse et le mutisme, mais aussi la libération. Sans user de beaucoup de mots. Sans en faire trop par l’image. Ce qui donne à l’album Les yeux d’Yseut la justesse et la sobriété nécessaires à un sujet qui aurait pu être lourd autrement.

Un album où il est question de larmes. Dont certaines sont parfois de joie.

Ce que mots vous inspirent 821

Ceux qui prétendent détenir la vérité sont ceux qui ont abandonné la poursuite du chemin vers elle. La vérité ne se possède pas, elle se cherche. (Albert Jacquard)

*toile de Deborah DeWit

Ni le jour ni la nuit 3

à mesure que la voix se réchauffe

les mots s’installent sur les notes
les bras comme une portée
tendue vers la lumière
touchent le fond des yeux

une robe écarlate
et puis une autre
noire

tu retiens
fragile
un souffle
un sanglot
ma peur

Luc Larochelle, Ni le jour ni la nuit

*choix de la lectrice de Warren B. Davis