Si, si! Mais pas beaucoup…
Un beau désordre vaut mieux qu’une inerte ordonnance. (Eugène Savitzkaya)
*illustration de Jose Rosero
Quand le bleu des fonds marins
se pose sur l’œil du rêveur
je joins la trame où il s’inscrit
ma place est peut-être là
Denise Borias, Corps éphémère
choix de la lectrice de Boris Taslitzky
Les fées existent-elles? Peuvent-elles vraiment vivre dans une école destinée aux jeunes filles et donner des signes de leur présence? Peuvent-elles même être vues par celles qui croient en leur existence et qui ont fabriqué des portes à leur intention qu’elles ont ensuite semées dans toute l’école afin que les fées puissent se déplacer facilement?
C’est ce que propose Isabelle Larouche dans Les fées à l’école, roman jeunesse qui trouve sa source dans l’histoire des fées de Cottingley, qui a fait le tour du monde au début du XXe siècle.
L’auteure, qui a longtemps enseigné à la Miss Edgar’s and Miss Cramp’s School, fondée en 1909, que j’ai eu l’occasion de visiter il y quelques années lorsque je suis allée parler d’écriture à des jeunes filles de 6e année, a donc transposé dans un roman l’expérience qu’elle a vécue avec ses élèves.
Connaissant le lieu, j’avoue que c’est un endroit parfait pour une telle expérience. J’avoue aussi que j’ai pris plaisir à cette histoire (que j’aurais aimée plus longue) qui met en scène des filles qui viennent de partout dans le monde ou dont les parents viennent d’ailleurs, ce qui est aussi l’occasion pour chacune de donner son opinion sur les fées et sur leur existence, selon ce qu’on dit d’elles dans d’autres pays, notamment au Mexique, en Norvège et au Portugal.
Les fées existent-elles? J’ai envie de le croire. Encore plus maintenant que j’ai lu Les fées à l’école. Je laisse d’ailleurs toujours une fenêtre ouverte. Même en hiver. Je ne voudrais pas que l’une d’elles meure de froid.
Les livres sont plus que nombreux dans l’œuvre d’Andreas Nossmann, comme vous pouvez le constater. Pour découvrir le reste, c’est ici.
La vie n’a de l’importance que pour les choses qui demeurent. (Suzanne Ratelle-Desnoyers)
*toile de Richard Beerhorst
Écoute
le langage sans mots
que la mer nous apprend
ce rythme double
qui façonne la vie
Par degrés
il te mène
au seuil du secret
Denise Boris, Corps éphémère
*choix de la lectrice de Kenton Nelson
Basile déteste les livres. Pas un peu, mais beaucoup. Vraiment beaucoup. Mais nul n’est au courant, puisqu’il ne l’a jamais dit. Si bien qu’à la moindre occasion on lui offre des livres et qu’il a une bibliothèque bien remplie dans sa chambre. Ce qui donne l’idée à sa maman décide de l’emmener au salon du livre afin qu’il rencontre son écrivaine préférée. Quelle punition pour celui qui n’en peut plus des histoires impossibles qu’on trouve dans les livres, entre autres ceux de cette écrivaine que sa mère affectionne tant!
Basile aime démonter et remonter le moindre objet de la maison. C’est là son dada. Mais pas la lecture! Au secours! a-t-ile envie de crier quand on lui offre un nouveau livre. Mais voilà, il s’est tu et le voilà dans les allées du salon du livre, épuisé et souffrant à cause d’une ampoule à un pied. C’est celle-ci qui va déclencher le drame et permettre à Basile de crier haut et fort sa haine pour les livres. Au grand étonnement de tous et au désarroi total de sa mère qui n’aurait jamais pu imaginer une seule seconde que son rejeton puisse ne pas aimer lire alors qu’il est issu de parents qui adorent la lecture.
Les enfants ne sont pas des copies conformes de leurs géniteurs et il n’y a pas de mal à ne pas aimer lire. Mais les parents de Basile ont peut-être oublié une chose importante que l’histoire nous révélera. Il n’est pas tout d’offrir des livres aux enfants, il faut les lire avec eux et leur apprendre à les aimer.
Halte aux livres! est un album à la fois et humoristique et éducatif qui devrait plaire tant aux parents qu’aux enfants. Un album qui pourrait même réussir son pari : donner aux enfants le goût de lire…
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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