Les idées sont là. Il suffit de les organiser un peu. Heureusement que les commentaires sur la toile de la semaine ne seront pas validés avant 24 heures…
*toile de Quino Zoncu
Les idées sont là. Il suffit de les organiser un peu. Heureusement que les commentaires sur la toile de la semaine ne seront pas validés avant 24 heures…
*toile de Quino Zoncu
Je reste dans le désordre, l’été
revient avec ses matins solitaires.
Si tu m’avais perdue dans la rue
comme il arrive aux choses les plus importantes
quand par mégarde elles tombent d’une poche
ou pire encore quand on nous les vole,
c’eût été mieux que de t’appartenir encore
saine et sauve sur une étagère qui s’emplit
à mesure que s’accroît le monceau des heures.
Je bouge autour de toi comme la poussière
et tu ne m’as jamais entendue marcher.
Isabella Leardini
(dans Les poètes de la Méditerranée)
*choix de la lectrice d’Henry McGrane
J’aurais dû être plus vigilante sur ce coup et ne pas me laisser charmer par le quatrième de couverture. J’aurais dû prendre note que le livre est publié aux Presses de la Cité (où on ne trouve pas vraiment de grande littérature) plutôt que de retenir le mot Portugal, car c’est la destination choisie par Juliette, 36 ans, qui plaque tout, sa belle maison, son mari et ses enfants sur un coup de tête dans l’intention de s’éclater comme elle ne l’a jamais fait dans sa vie.
Si je me suis laissée gagner par l’humour des premières pages, et je l’avoue, car je suis en général bon public, ça n’a pas été le cas du reste du roman où s’enchaînent clichés et lieux communs en telle quantité que le roman signé Helen van Rojen n’est plus que ça. Clichés, clichés et encore clichés.
On aurait pu imaginer que la journaliste néerlandaise ayant choisi de vivre au Portugal avec sa famille apprécie le pays où elle vit. Mais elle fait de l’Algarve et des Portugais une caricature grossière qui nous ferait plutôt croire qu’elle a ce pays en horreur.
Bref, Et surtout, ne cherchez pas à me joindre! est un mauvais roman, auquel nul ne pourra trouver quelque intérêt. Sauf s’il est habitué à genre de littérature que je trouve bonne à jeter. La vie est trop courte pour lire de mauvais livres.
Un superbe décor, un service attentionné, des plats savoureux (un cassoulet brésilien appelé feijoada, un saumon à la mangue et un charrasquinho mixto — bœuf, poulet, agneau et chorizo grillés), voilà ce qui nous attendait vendredi dernier au Senzala.
Pour le dépaysement et la découverte. Senzala, un nom à retenir.
Il est peut-être sans goût, mais il est coloré! Vous le trouverez à quelques mètres du Monument-National.
Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles mais uniquement par manque d’émerveillement. (Gilbert Keith Chesterton)
*toile de Fran Zainal
Maintenant que le temps est brume
et incessant l’assaut
d’ombres et d’humeurs, j’écoute
dans tes pas les hurlements du vent
et la saison heureuse
qui nous a perdus
Roberto Veracini
(dans Les poètes de la Méditerranée)
*choix de la lectrice de September McGee
Avant d’ouvrir Mémoires d’une enfant gâtée de Brigitte Pilote, il vaut mieux que vous attachiez tout de suite vos tuques, parce que tout va défiler à la vitesse grand V pendant 160 pages.
Jeanne, la narratrice, n’a pas froid aux yeux et veut laisser sa marque à tout prix. Après tout, elle a les mêmes initiales que Jésus-Christ et Jacques Cartier. C’est bien assez pour être convaincue qu’elle a un grand rôle à jouer. Enfin, c’est ce qu’elle croit, comme elle croit aussi qu’elle n’est pas une petite fille, mais une adulte dans un corps d’enfant puisqu’elle se comporte comme une adulte, a un raisonnement plus aiguisé et plus mûr qu’en ont un les adultes de son entourage, et qu’elle semble savoir où elle va alors que son propre univers est en pleine perdition.
Brigitte Pilote a créé une héroïne qui vous décoiffera avec ses analyses, ses remarques à l’emporte-pièce et sa vitesse d’exécution. Jeanne, alors qu’elle n’a que huit ans environ, va de plus vous bousculer un peu en faisant d’un certain Henry M. qui n’a rien à voir avec Montherlant un héros parce qu’il a vécu l’enfer des camps de concentration et qu’il a voulu consacrer sa vie à aider les femmes à assumer leur choix.
Vraisemblable? Sûrement pas! On n’est pas ici à une exagération près. Tout dépasse le possible et devient caricatural. Du vrai délire, un délire qui glisse, que dis-je qui dérape totalement quand Brigitte Pilote déplace ses personnages dans une commune où parents et enfants vivent chacun de leur côté, ces derniers, privés de crayons, recevant pour toute éducation des phrases tirées de la Bhagavad-G?t?. Mais ça en valait la chandelle. Jeanne va devenir célèbre : un homme à la caméra d’or s’intéressera à son cas.
Si vous avez tenu le coup jusqu’ici, n’avez pas perdu le souffle dans la descente des montagnes russes de ce que je vous ai relaté des Mémoires d’une enfant manquée ni votre tuque au passage, ce livre est pour vous. Moi, j’ai eu un peu de mal avec l’exagération et l’invraisemblance.
Titre pour le Défi Premier Roman 
Qu’elle chante seule,
notamment Zinga zinga,
Mata saudade, en compagnie de Fernando_Lameirinhas,
ou Ka no separa (version portugaise de Ne me quitte pas) en compagnie du Metropol Orkest, la Néerlandaise d’origine cap-verdienne Dina Medina vous séduira avec son album Mornamente, où rythme et chaleur sont au rendez-vous de chacune des pièces.
À écouter sans modération!
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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