Se faire des cheveux d’encre
(Se faire du sang d’encre
Se faire des cheveux blancs)
Olivier Marchon, Les carottes sont jetées
*toile signée Hwan Kim Kyoung
Se faire des cheveux d’encre
(Se faire du sang d’encre
Se faire des cheveux blancs)
Olivier Marchon, Les carottes sont jetées
*toile signée Hwan Kim Kyoung
Le personnage imaginé par le peintre allemand Carl Spitzweg semble davantage préoccupé par un de ses cactus à la triste mine que par les montagnes de livres et de paperasse qui jonchent son bureau. Mais qu’en est-il vraiment?
À vous de vous laisser inspirer par la scène de ce dimanche, d’imaginer un passé ou un futur au personnage, de nous raconter en vos mots une histoire que nous lirons dans une semaine, et pas avant, alors que seront validés en bloc tous les commentaires déposés.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!
Prendre au premier degré de la lettre
(Prendre au premier degré
Prendre au pied de la lettre)
Olivier Marchon, Les carottes sont jetées
*toile d’Alexandre-Gabriel Decamps
Être à côté de son assiette
(Être à côté de ses pompes
Ne pas être dans son assiette)
Olivier Marchon, Les carottes sont jetées
*toile d’Henri Girauld de Nolhac
Ne pas avoir les idées en face des trous
(Ne pas avoir les idées claires
Ne pas avoir les yeux en face des trous)
Olivier Marchon, Les carottes sont jetées
*toile de Jan De Maesschalck
Le personnage peint par Pierre-Maximilien Delafontaine, bibliophile et dévoreur de livres, a tant aimé ce que j’ai dit du livre Les carottes sont jetées d’Olivier Marchon qu’il a décidé de l’offrir à d’autres livrovores afin qu’ils puissent tour à tour vous livrer quelques-unes des expressions qui ont perdu la boule sélectionnées par l’auteur ainsi que celles qui leur ont donné naissance.
Comme celle-ci :
C’est clair comme l’ombre d’un doute
(C’est clair comme de l’eau de roche
Ça ne fait pas l’ombre d’un doute)
Depuis toujours j’ai rêvé d’une chanson
Dont les vers
Seraient comme les dunes en bordure de mer,
Édifiées sans rime ni raison
Par l’eau et par le vent
au gré des belles et des mauvaises saisons.
Une chanson venue au monde naturellement
Et qui mourrait aussi de sa belle mort
(Pour autant qu’elle soit promise à ce sort)
Comme les dunes au bord de la mer.
Ismail Kadaré
(dans Les poètes de la Méditerranée)
*choix de la lectrice de Karen Ann Meyers
Le livre Les carottes sont jetées pourrait être considéré comme un livre uniquement ludique, mais il va bien au-delà du jeu, même si je peux facilement imaginer que l’auteur a eu autant de plaisir à regrouper des expressions qui en mêlent plus d’une qu’en aura tout lecteur qui s’aventurera dans les pages de ce titre qui fait partie de la sous-collection Le goût des mots de la collection Points des éditions du Seuil.
Combien de fois avez-vous regardé votre interlocuteur d’un drôle d’air, parce qu’il a inventé une formulation qu’il croyait être juste et courante? Plus d’une fois, j’en suis certaine. Avez-vous ri? Avez-vous corrigé l’erreur? Avez-vous adopté la nouvelle façon de dire les choses? Peu importe ce que vous avez choisi de faire ou ce qui s’est imposé d’emblée, vous allez vous délecter du livre d’Olivier Marchon, cinéaste de plateau, Les carottes sont cuites, lequel s’est visiblement amusé à faire perdre la boule aux expressions toutes faites.
Ce sont donc deux ou trois expressions amalgamées qui ont donné naissance à une nouvelle. Ainsi, Les carottes sont jetées, expression inventées à partir de deux autres : Les carottes sont cuites et Les dés sont jetés. Ainsi, aussi : Quand les calendes grecques auront des dents, Avoir le moral aux trente-sixièmes chaussettes, Remettre l’éponge à zéro…
Il y a dans ce petit livre à transporter avec soi ou à laisser traîner, voire les deux, de quoi détendre l’atmosphère et faire sourire le moins propre à le faire de vos collègues. Ça vaut mieux que se remuer la cervelle.
Mais pas quand on les prend en photo, vous dira Armando, qui nous envoie ces magnifiques clichés d’Algarve où il flâne, examine les fleurs et lit sur la plage…
C’est une toute petite rue. Tellement peu connue des Montréalais que rares seraient ceux en mesure de vous dire où est la rue Charlotte. Mais les ratons-laveurs et les graffiteurs la connaissent, eux.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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