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Voix de la Méditerranée 28

Je reste dans le désordre, l’été
revient avec ses matins solitaires.
Si tu m’avais perdue dans la rue
comme il arrive aux choses les plus importantes
quand par mégarde elles tombent d’une poche
ou pire encore quand on nous les vole,
c’eût été mieux que de t’appartenir encore
saine et sauve sur une étagère qui s’emplit
à mesure que s’accroît le monceau des heures.
Je bouge autour de toi comme la poussière
et tu ne m’as jamais entendue marcher.

Isabella Leardini
(dans Les poètes de la Méditerranée)

*choix de la lectrice d’Henry McGrane

Et surtout, ne cherchez pas à me joindre!

J’aurais dû être plus vigilante sur ce coup et ne pas me laisser charmer par le quatrième de couverture. J’aurais dû prendre note que le livre est publié aux Presses de la Cité (où on ne trouve pas vraiment de grande littérature) plutôt que de retenir le mot Portugal, car c’est la destination choisie par Juliette, 36 ans, qui plaque tout, sa belle maison, son mari et ses enfants sur un coup de tête dans l’intention de s’éclater comme elle ne l’a jamais fait dans sa vie.

Si je me suis laissée gagner par l’humour des premières pages, et je l’avoue, car je suis en général bon public, ça n’a pas été le cas du reste du roman où s’enchaînent clichés et lieux communs en telle quantité que le roman signé Helen van Rojen n’est plus que ça. Clichés, clichés et encore clichés.

On aurait pu imaginer que la journaliste néerlandaise ayant choisi de vivre au Portugal avec sa famille apprécie le pays où elle vit. Mais elle fait de l’Algarve et des Portugais une caricature grossière qui nous ferait plutôt croire qu’elle a ce pays en horreur.

Bref, Et surtout, ne cherchez pas à me joindre! est un mauvais roman, auquel nul ne pourra trouver quelque intérêt. Sauf s’il est habitué à genre de littérature que je trouve bonne à jeter. La vie est trop courte pour lire de mauvais livres.

Senzala, un nom à retenir

Un superbe décor, un service attentionné, des plats savoureux (un cassoulet brésilien appelé feijoada, un saumon à la mangue et un charrasquinho mixto — bœuf, poulet, agneau et chorizo grillés), voilà ce qui nous attendait vendredi dernier au Senzala.

Pour le dépaysement et la découverte. Senzala, un nom à retenir.

Un café?

Il est peut-être sans goût, mais il est coloré! Vous le trouverez à quelques mètres du Monument-National.

Ce que mots vous inspirent 669

Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles mais uniquement par manque d’émerveillement. (Gilbert Keith Chesterton)

*toile de Fran Zainal