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Voix de la Méditerranée 18

Ce qui reste

La mer où ton corps
reposait
comme si chaque vague édifiait

une grotte protectrice
est un champ relu Voilà ce qui reste
semblable au silence

Des corridors
me mènent à un autre temps parcourant
l’océan des lieux

Gastão Cruz
(dans Les poètes de la Méditerranée)

*choix de la lectrice de Joseph Lorusso

Choses qui font peur

Voilà un moment que j’ai eu la chance de découvrir l’artiste Pierre Mornet, lequel a notamment peint des lecteurs. C’est donc avec bonheur qu’au hasard de mes promenades dans le rayon jeunesse de ma bibliothèque de quartier j’ai croisé le chemin d’un livre rouge intitulé Choses qui font peur.

Publié chez Autrement, un éditeur qui porte bien son nom, l’album signé Bruno Gilbert s’adresse à un public jeune. Mais pas aux plus petits, le sujet pouvant, à mon avis, les perturber. En effet, l’album dresse la liste de (presque) toutes les choses qui font peur, de la dent qui bouge toute seule au noir des caves, en passant par les soupiraux, les millions de microbes, des tour qui s’effondrent, des ouragans, de se perdre en forêt, des pieuvres, des châteaux gantés, des toiles d’araignées, des ombres au plafond, de ceux qui se dissimulent sous les lits, des cimetières, de Frankenstein, de la foudre, des bombes, du tableau noir et d’oublier de s’habiller pour aller à l’école.

Il laisse de plus la porte ouverte aux parents, bibliothécaires et enseignants dans le sens où il invite les enfants à allonger la liste en y ajoutant leurs propres peurs, ainsi que des noms et des lieux au besoin afin qu’un échange puisse se faire autant entre les enfants qu’entre adulte et enfants.

Choses qui font peur est un album à la fois ludique avec cette liste de peurs qui n’en finit pas et qui, à certains égards, en devient presque drôle, et utile, parce qu’il pourra aider tout enfant au prises avec des peurs. Un livre que tout enseignant du primaire devrait avoir dans sa classe.

Des tulipes sur ma route 2

Mon petit doigt me dit que ça va être une longue série…

La chacone du mardi

Il y a longtemps que j’aime Bach. Tellement longtemps que je ne me souviens pas du temps où je ne l’aimais pas. Même quand je m’astreignais à apprendre ses pièces pour les examens de piano, je l’aimais. Et je l’aime toujours. Comme j’aime aussi Dom André Laberge. Je vous d’ailleurs parlé de lui il y a un an. C’est donc avec bonheur que j’ai savouré son plus récent opus consacré à Bach, que m’a offert Lucie. Un bonheur que je partage avec vous le temps de sa Chacone en sol mineur.

Ce que mots vous inspirent 661

Il ne faut pas peindre ce qu’on voit, il faut peindre ce qu’on sent. La ligne du dessin doit toujours être un peu la ligne du cœur… prolongée. (Henri Janson)

*toile de Francisco Pradilla y Ortiz

Bon anniversaire Ève!

Que toutes les étoiles brillent pour toi en ce jour, chère filleule!

*étoiles fournies par Armando

Voix de la Méditerranée 17

Comme ma mère, comme nombre de femmes dans la ville,
je pétris la pâte avec patience, car je veux qu’elle lève bien.
Je n’aime pas me presser
même quand les rues désertes me gèlent jusqu’à l’os.
Si mes questions tarissent
jamais je n’aurai ce qui est à moi.
La cadence de l’âme est la cadence du poème.
Leurs lieux sont les mêmes.
Ils s’invitent et passent le chemin.

Meta Kusar
(dans Les poètes de la Méditerranée)

*choix de la lectrice de Louis Gallait

Le luthier de Venise

Quel beau livre que celui du tandem Claude Clément (pour le texte) et Frédéric Clément (pour les illustrations) avec Le luthier de Venise. Un luthier, un arbre et un violoncelliste forment le trio de cette histoire qui est à la fois un hommage à la musique comme à ceux qui font en sorte qu’elle puisse exister, autant l’arbre qui fournit son bois que le luthier qui fabrique l’instrument.

Il faut pour que la musique ait vraiment lieu, qu’elle se déploie et prenne son envol, pour que même les oiseaux soient émus, que chacun des trois (luthier, arbre, musicien) mette toute leur âme dans le moindre geste. C’est cela que nous raconte Claude Clément avec cette histoire qui a pour toile de fond Venise à l’heure du carnaval, des costumes et des masques, ce qui a donné l’occasion à Frédéric Clément de créer des illustrations qui sont de véritables poèmes.

Un livre dont deux grands-mamans de ma connaissance, Chantal et Margalide pour ne pas les nommer, doivent absolument noter le titre afin de pouvoir l’offrir à deux trésors quand ils seront en âge de lire.

Le luthier de Venise, un MA-GNI-FI-QUE album.

challenge-des-notes-et-des-mots-4.jpg
détails ici

Une histoire d’amour…

Celle qui unit en Algarve une vigne et un cactus, et dont Armando a été témoin. Une histoire qu’il a photographiée spécialement pour le pays de Lali. Pour nous montrer que les Portugais sont téméraires et qu’ils n’ont pas peur de se piquer pour un baiser? À voir…

Érables, père et fils

Le père est là depuis longtemps. Près de cinquante ans, sûrement. Le fils est né de ses racines à travers lesquelles il fait sa place. Ensemble, ils regardent le ciel.