Commentaires récents
Admin:
Archives:
Un amour sans resistance

amour-sans-resistance.gif

Peu importe qu’on ne sache pas si le narrateur d’Un amour sans résistance est un homme et une femme, même si cela relève d’un exercice que Gilles Rozier n’est pas le seul à s’y être frotté afin de créer mystère ou ambiguïté, ou les deux, le roman se révèle de peu d’intérêt, malgré, puis-je le supposer, les bonnes intentions de l’auteur.

L’histoire relate les deux grands moments de la vie du narrateur, à savoir un amour non consommé lors de ses études en Allemagne, et quelques années plus tard un amour caché et consommé qu se vit dans la cave de la maison où il vit. Le personnage, fort probablement masculin, même si l’auteur s’est évertué à brouiller toute piste qu pourrait s’avérer éclairante, professeur d’allemand dans un collège de jeunes filles et traducteur ponctuel pour l’ennemi, est épris de littérature allemande. Elle est en fait son seul amour, sa seule passion, jusqu’à ce que son regard croise celui d’Hermann et qu’il improvise une fuite pour ce jeune Juif.

C’est ainsi que se retrouveront dans la cave, ses deux passions unies : les grands auteurs de la littérature allemande bannis par le régime nazis et Hermann. Je dis « passion », mais je ne suis pas certaine qu’il s’agisse bien de passion. Oui, le narrateur aime la littérature allemande. Passionnément? Il semble l’affirmer, mais cela m’a semblé bien tiède. Oui, il désire Hermann. Passionnément? Non, je ne crois pas. La passion rend aveugle. Or, je crois qu’il aurait préféré qu’Hermann soit Allemand plutôt que Juif, car il y a ancré chez lui de l’antisémitisme dont il ne pourra effacer toutes les traces.

Un amour sans résistance, malgré les bonnes critiques que j’ai lues, ne m’a pas convaincue. C’est un roman froid, factuel et loin de la passion.

Et si on allait à Albi?

luminaire-et-ste-cecile.JPG

le-tarn-le-pont-vieux-et-ste-cecile.JPG

La cathédrale Sainte-Cécile, de loin, de près…

le-banc-du-castelviel.JPG

Le banc du Castelviel…

fresque-1.JPG

Une fresque…

graf-musee-tlse-lautrec.JPG

Un graffiti, au Musée Toulouse-Lautrec…

facade-fleurie.JPG

Une façade fleurie… Voilà en quelques images la récente promenade de Lou à Albi.

Rue Valois

photo-079_valois.jpg

photo-080_valois.jpg

photo-077_valois.jpg

photo-082_valois.jpg

Il y a quelques spécimens qui attirent l’attention!

Les jolies roses de la rue Valois

photo-084_valois.jpg

photo-085_valois.jpg

Peu importe où je vais, je finis toujours par trouver des roses!

Ce que mots vous inspirent 464

hayez-francesco-3.jpg

La clarté ne naît pas de ce qu’on imagine le clair, mais de ce qu’on prend conscience de l’obscur. [Carl Gustav Jung]

*toile de Francesco Hayez

Quelques pétales d’amour 8

melotti-enrica-5.jpg

Je pleure ton absence

Dans l’obscurité de ma nuit
Tu es mon ciel bleu
Si au premier regard
Ton cœur fond en larmes
Détourne ton visage
Transporte ailleurs ton cœur
Comble-le avec des ombres
Sois humble
Pour mériter ce qui est grand
Ô mon bien-aimé
Dans le vent
En cette longue nuit
Je pleure ton absence

Kim Cho-hyé, Cent pétales d’amour

*choix de la lectrice d’Enrica Melotti

J’aurais tant voulu recommander ce livre, mais…

zero-le-monde.gif

J’avais tellement aimé Femme vacante et L’écharde du silence de Frédérique Martin que je m’attendais à quelque chose d’extraordinaire quand j’ai ouvert Zéro, le monde, son roman destiné aux adolescents. Oui, la barre était haute. Et si l’histoire que Frédérique Martin relate ici se tient, elle a, pour la Québécoise que je suis, un grave défaut. Le roman est absolument et totalement français et pas du tout universel.

À vrai dire, l’ancienne libraire que je suis ne pourrait conseiller ce livre — que j’ai tout de même aimé, parce que l’auteure a le sens du rythme et des personnages — à qui vit chez nous. La langue utilisée ici, autant dans la narration que dans les dialogues, n’est pas exportable. Les jeunes d’ici ne s’y retrouvaient pas et buteraient sur des mots qui semblent évident à un ado de l’Hexagone. Des mots comme pétoche et glandu; des expressions comme avoir la haine et jouer les marioles ne font pas partie du vocabulaire de la jeunesse québécoise.

Du coup, alors que je m’attachais à Dominic et à son univers, que je le voyais craquer pour une fille de sa classe et que je suivais ses aventures, mon intérêt s’émoussait à cause de la langue. Dommage. J’aurais tant voulu aimer et recommander ce livre.

Les illustrations de Byron

eggenschwiler-byron-1.jpg

eggenschwiler-byron-2.jpg

Il habite Calgary, en Alberta, et il collabore à nombre de magazines en tant qu’illustrateur. Son nom? Byron Eggenschwiler. Pour faire sa connaissance, il suffit de cliquer ici.

D’autres beautés du jardin botanique

img_0235.JPG

img_0574.JPG

Celles-ci photographiées par Armando en août 2007 lors de ses vacances au Québec.

Ce que mots vous inspirent 463

bayo-jorge-2.jpg

Le rêve, c’est le luxe de la pensée. (Jules Renard)

*toile de Jorge Bayo