C’est parce que je n’ai pas cessé de croiser le nom de Milena Angus depuis quelque temps et chaque fois sous la plume de lecteurs enthousiastes que j’ai décidé d’aller y voir de plus près. Et j’avoue : j’ai dévoré Battement d’ailes et c’est même avec regret que je suis arrivée à la fin tant je m’étais attachée aux personnages de ce roman.
Il faut d’emblée que je vous dise que j’aime beaucoup les romans d’atmosphère où tout se joue sous le regard d’adolescents et d’adolescentes qui comprennent mieux la vie que bien des adultes qui les entourent alors que ne les a pas encore quittés ce pouvoir de rêver et d’imaginer que perdent bien des grandes personnes en vieillissant. Et comme c’est le regard d’une adolescente de 14 ans sur la vie, sur les gens, sur leur façon de vivre, sur sa propre existence, que propose Battement d’ailes, je me suis laissée emporter dès les premières pages.
Au cœur d’une Sardaigne repérée par des promoteurs vit une petite communauté dont le personnage central est Madame, qui fascine la narratrice tout comme tous ceux qui gravitent autour d’elle, notamment le grand-père de la jeune fille. Agnese, car c’est le nom de Madame, a quelque chose de la vieille dame indigne sans en avoir l’âge (elle a tout juste cinquante ans) et c’est probablement pour cette raison que l’adolescente s’est attachée à elle et aussi pour combler les manques occasionnés par un père qui est parti et une mère alitée.
L’écriture est alerte, les images poétiques affluent. Battement d’ailes vous donnera envie d’avoir 14 ans à nouveau.











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