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Quelques poèmes de Verhaeren 8

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Fut-il en nous une seule tendresse,
Une pensée, une joie, une promesse,
Que nous n’ayons semée au-devant de nos pas?

Fut-il une prière en secret entendue,
Dont nous n’ayons serré les mains tendues
Avec douceur sur notre sein?

Fut-il un seul appel, un seul dessein,
Un vœu tranquille ou violent
Dont nous n’ayons accéléré l’élan?

Et, nous aimant ainsi,
Nos cœurs s’en sont allés, tels des apôtres,
Vers les doux cœurs timides et transis
Des autres,
Ils les ont conviés, par la pensée,
À se sentir aux nôtres fiancés,
Àproclamer l’amour avec des ardeurs franches,
Comme un peuple de fleurs aime la même branche,
Qui le suspend et le baigne dans le soleil;
Et notre âme, comme agrandie, en cet éveil,
S’est mise à célébrer tout ce qui aime,
Magnifiant l’amour pour l’amour même,
Et à chérir, divinement, d’un désir fou,
Le monde entier qui se résume en nous
.

Émile Verhaeren, Les heures claires

*choix de la lectrice de Jean de la Hougue

La fierté de n’avoir pas pleuré

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Ida Grinspan et Bertrand Poirot-Delpech se sont rencontrés à Auschwitz en 1988. Elle n’y avait pas mis les pieds depuis 43 ans. Depuis, elle y est retournée plus d’une vingtaine de fois, accompagnant des groupes de jeunes à qui elle relatait son histoire, celle d’une adolescente de 14 ans arrachée à un village du Poitou parce qu’elle était née juive et à qui on a tout enlevé de sa vie d’avant, son sac, ses vêtements, ses boucles d’oreilles. Une adolescente qui a mis des jours à comprendre que la fumée là-bas, ce n’était pas celle d’une usine mais d’un crématoire. Une adolescente qui n’a pas pleuré devant l’ennemi, face à la souffrance et aux humiliations. Une adolescente qui a survécu et qui, en 2002, a senti le besoin de raconter.

Et c’est ce quelle fait, page après page, sa voix s’entremêlant à celle de Bertrand Poirot-Delpech. Et c’est ce qui m’a agacé dans ce récit : les interventions de celui-ci et le chevauchement des extraits où Ida raconte alors qu’il ajoute des remarques. J’aurais préféré un récit plus linéaire où Ida Grinspan aurait pris toute la place.

Il n’en reste pas moins qu’il est des moments qu’elle raconte qui sont bouleversants. Le fait que ce soit des gendarmes français qui l’aient inculpée et pas des Allemands. La solidarité entre les prisonnières. Celles qui ont été là pour elle et à qui elle doit la vie. Et le fait qu’elle considère Auschwitz comme le lieu de sépulture de ses parents.

Non pas un récit parmi tant d’autres. Mais un autre cri. Et la fierté de n’avoir pas pleuré.

Un jardin parsemé de M

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Merle, merlette (en compagnie d’un rouge-gorge) et mésange font les beaux jours du jardin de lanourse. Il ne manque qu’un moineau!

Le marronnier officiel

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Un marronnier qui a tout un passé derrière lui et que Denise est fière d’avoir photographié. Pour la petite histoire, c’est ici.

Bientôt moi aussi…

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La neige qui a fondu depuis quelques jours me donne à rêver… À rêver que moi aussi dans pas trop longtemps je pourrai me trouver un banc pour lire dehors comme la lectrice qu’Armando a dénichée pour nous à Bruxelles…

Bien songeur

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Le personnage peint par l’artiste John Singleton Copley semble bien songeur. Est-ce la toile de la semaine qui lui fait cette effet-là? C’est ce que nous saurons demain alors que tous les commentaires seront validés. Puissent-ils être nombreux!

Quelques poèmes de Verhaeren 7

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Que tes yeux clairs, tes yeux d’été,
Me soient, sur terre,
Les images de la bonté.

Laissons nos âmes embrasées
Revêtir d’or chaque flamme de nos pensées.

Que mes deux mains contre ton cœur
Te soient, sur terre,
Les emblèmes de la douceur.

Vivons pareils à deux prières éperdues
L’une vers l’autre, à toute heure, tendues.

Que nos baisers sur nos bouches ravies
Nous soient sur terre
Les symboles de notre vie
.

Émile Verhaeren, Les heures claires

*choix de la lectrice d’Heinrich von Angeli

les couleurs

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Et dans mes yeux dansent les couleurs
Elles disent les mots toujours sus
et à la fois inconnus
Elles disent de l’amour la douceur

*en réponse à un poème d’Olivier

(mars 2011)

*toile de Yevhen Ayzenberg

Un album pour grandir

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Salam est petit, tellement petit que les uns et autres croient qu’il ne deviendra jamais grand et que le vent finira par l’emporter. Un jour qu’il est fatigué d’être la risée de tous, il décide de partir en emportant avec lui un sac dans lequel il compte bien mettre tout ce qu’il ramassera lui permettant de grandir.

Ce sont donc plume, pierre, neige et autres petites choses qui finiront par remplir son sac de plus en plus gros, de plus en plus lourd. Objets qui lui permettront de grandir. Car le secret pour grandir existe bel et bien. Et Salam a su le trouver. À chacun des enfants qui liront cet album signé Carl Norac et offrant page après page des illustrations qui font rêver qu’on doit à Carll Cneut de trouver son propre secret pour grandir à son tour.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Place des Vosges

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Déjà trente ans depuis ma visite de la maison de Victor Hugo, place des Vosges, où Chantal a pris quelques photos pour nous. Arrêt que vous pourrez prolonger par cette visite virtuelle.