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Les effets de l’hiver

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Il a tant neigé sur Bruxelles que notre ami Armando est tombé dans un trou que la neige dissimulait. Heureusement, l’appareil est sauf… et lui aussi!

Au fil des pages 1

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C’est aujourd’hui, tel que promis, que s’ouvre la rubrique Au fil des pages, laquelle mettra en évidence chaque mercredi un billet qui n’est pas pas récent et que j’ai envie que vous découvriiez ou redécouvriiez. Tel est le cas de celui-ci, écrit il y a presque trois ans et qui a en quelque sorte été à l’origine de mes Anecdotes de libraire, que je nourris occasionnellement.

En espérant que ce billet vous fera sourire ainsi que la lectrice peinte par l’artiste d’origine italienne Cristina Vergano, laquelle vit désormais à New York.

Ce que mots vous inspirent 312

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Chaque livre, n’importe lequel, est irremplaçable, chacun a un mot, une phrase, une idée qui attend son lecteur. (Leonardo Padura)

*médaille signée Henri Alfred Auguste Dubois

Quelques mots d’amour 6

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La torche

Je vous aime, mon corps, qui fûtes son désir,
Son champ de jouissance et son jardin d’extase
Où se retrouve encor le goût de son plaisir
Comme un rare parfum dans un précieux vase.

Je vous aime, mes yeux, qui restiez éblouis
Dans l’émerveillement qu’il traînait à sa suite
Et qui gardez au fond de vous, comme en deux puits,
Le reflet persistant de sa beauté détruite.

Je vous aime, mes bras, qui mettiez à son cou
Le souple enlacement des languides tendresses.
Je vous aime, mes doigts experts, qui saviez où
Prodiguer mieux le lent frôlement des caresses.

Je vous aime, mon front, où bouillonne sans fin
Ma pensée à la sienne à jamais enchaînée
Et pour avoir saigné sous sa morsure, enfin,
Je vous aime surtout, ô ma bouche fanée.

Je vous aime, mon cœur, qui scandiez à grands coups
Le rythme exaspéré des amoureuses fièvres,
Et mes pieds nus noués aux siens et mes genoux
Rivés à ses genoux et ma peau sous ses lèvres.

Marie Nizet, Anthologie poétique amoureuse

*choix d’une lectrice peinte par un artiste inconnu du XIXe siècle

Les grands mots

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En quelques phrases, on avait dressé son portrait, prédit son avenir.

Brad se suffisait à lui-même. Il n’avait nul besoin de compagnie pour s’amuser. Ses livres, ses petits personnages, son train miniature, sa carte du monde étaient tout ce dont il avait besoin.

Et tout de suite, on a sorti les grands mots. Enfant asocial. Problèmes comportementaux. Difficultés d’adaptation. Et j’en passe. Les psychologues pour enfants poussent plus vite que les mauvaises herbes.

J’aurais pu entrer dans le débat. Parler d’une petite fille à qui ses livres suffisaient. De celle qui demandait à ses parents à quelle heure la visite allait partir. Mais je ne l’ai pas fait.

J’ai juste serré en pensée dans mes bras cet enfant que je ne connais pas.

*toile de Michael Gorban

La douceur d’un ciel rose

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C’est ce que Denise nous offre pour bien terminer l’après-midi et voir la vie en rose!

L’univers de Charlotte

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Charlotte Lance habite Melbourne où elle exerce ses talents d’illustratrice. Pour faire connaissance avec son univers, dont cette jeune lectrice fait partie, un petit tour chez elle est de rigueur!

Ce que mots vous inspirent 311

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Notre vie vaut ce qu’elle nous a coûté d’efforts. [François Mauriac]

*toile de Larissa Lukaneva

Quelques mots d’amour 5

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La saison des herbes

L’air est libre

Les chemins sentent l’orange
Le soleil s’allonge en robe de safran

C’est la saison du rire et des herbes
Ô mon amour aux cent patiences
Ce soir tout est une première fois.

Andrée Chedid, Anthologie poétique amoureuse

*choix de la lectrice de Suchitra Bhosle

Beaucoup de bruit pour rien

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Le quatrième de couverture était prometteur. Du moins suffisamment pour que je me laisse séduire par celui-ci. Mais hélas, le roman de Dumitru Tsepeneag ne m’a pas convaincue. J’ai eu l’impression d’avoir été menée en bateau par la belle, ensorceleuse et mystérieuse Hannah (tantôt Ana), réincarnation d’Elvire Popesco, dont la vie nous est ici relatée par bribes depuis son entrée en scène dans un café parisien en remontant jusqu’aux épisodes qui l’ont emmenée dans la capitale française.

Qui est donc cette Anna? Une banale croqueuse d’hommes ou bien une espionne, et pour le compte de qui? On ne le saura jamais puisqu’elle emportera son secret dans la mort, l’auteur ayant choisi de la faire mourir plutôt que de nous le livrer.

Ce qui me fait dire à propos de La belle Roumaine, à l’instar de Shakespeare : Beaucoup de bruit pour rien.