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Fantaisie et imagination

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Ainsi pourrait-on décrire l’univers de Caia Koopman, dont voici une lectrice, un univers qui devrait en ravir plus d’un et que je vous invite à visiter en allant ici.

Quand le printemps reviendra…

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La lectrice croquée par Chantal à Douarnenez au cours de l’automne retrouvera-t-elle son banc?

Ce que mots vous inspirent 314

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N’essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur. [Albert Einstein]

*toile de Clara J. Taggert McChesney

Quelques mots d’amour 8

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En mémoire de moi

Lorsque tu iras aux collines de mai
voir se lever une lune de cuivre,
un grand genêt d’abeilles jaillira,
bourdonnant de mon cœur entre tes bras,
en mémoire de moi.

Lorsque livrée aux lumières des plages.
tu fouleras les sables d’autrefois,
un bel oiseau d’écume chantera
comme un cristal dans le soleil des âges,
en mémoire de moi.

Lorsqu’endormie, à toi-même donnée,
environnée du vol des souvenirs,
la nuit sera ta blanche solitude,
un silence de fleur s’éveillera
en mémoire de moi.

Lorsqu’étrangère, en une ville de douleur,
l’aube durcira tes paupières,
les douces larmes d’une pluie d’été
te berceront de musiques lointaines,
en mémoire de moi.

Frédéric Jacques Temple, Anthologie poétique amoureuse

*choix de la lectrice de Bertha Wegmann

Et si on dansait?

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Il y a tellement de livres à lire et tellement de bouts de papier sur lesquels je note des titres qu’il faudra bien en 2011 que je prenne l’habitude de noter ceux-ci dans un carnet plutôt que sur des feuilles volantes d’autant plus que Chantal m’en a offert quelques-uns.

C’est ainsi que j’ai lu pendant les vacances de Noël Et si on dansait? d’Erik Orsenna, le quatrième et dernier tome de sa série sur la grammaire dans lequel il s’intéresse à la ponctuation avant de lire les trois autres (dont les titres sont griffonnés quelque part, mais où?). Or, le fait de commencer par le dernier tome ne nuit nullement à la lecture puisqu’il s’agit d’une aventure qui ne fait référence à un tome précédent qu’une seule fois.

Et quel plaisir que ce livre bouillonnant d’imagination où Jeanne fait face à une marée noire qui n’a rien à voir avec les habituelles catastrophes puisque cette bouillie noire est un magma de mots échappés de livres qui étaient dans un bateau qui a coulé. Bouillonnant d’imagination, rappelez-vous.

Et si séparer les mots s’avère difficile mais faisable, grâce à un orchestre qui fera danser les mots et leur permettra ainsi de se décoller les uns des autres, les choses se compliquent quand elle réalise que chevrons, tirets, virgules et points de toutes sortes se sont tout simplement noyés. Heureusement, Jeanne a plus d’un tour dans son sac… et un ami typographe prêt à lui porter secours.

Ravissement que ce livre dont j’ai tiré pour vous ces mots : Les mots, les phrases, même soigneusement ponctuées, ne peuvent pas tout dire. Sans doute que, pour exprimer la mobilité, la fantaisie, la liberté indomptable des sentiments, rien ne vaudra jamais une mélodie.

Et si on dansait?, pour qui aime les mots… et la musique.

Plaisirs baroques

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Tafelmusik, orchestre de musique baroque fondé à Toronto en 1979 et auquel s’est joint un chœur deux ans plus tard, tire son nom d’un mot allemand qui signifie « musique de table » ou « musique de fêtes ». Dirigé depuis ses débuts par Jeanne Lamon, il est considéré comme un des meilleurs orchestres de musique baroque au monde et à juste titre.

Le son de Tafelmusik est pur et respectueux des compositeurs qu’il interprète avec savoir-faire et passion. Pas étonnant qu’au fil des trente dernières années il ait visité plus de 325 villes dans 30 pays et que son agenda soit déjà bien rempli pour 2011.

Dans Plaisirs baroques (Baroque Delights), paru en 2003, on trouve à la fois des pièces instrumentales et des pièces vocales, ce qui me donne envie de vous faire écouter l’Ouverture Alster de Telemann :

et Salve Regina de Scarletti :

Vous préferez le bleu ou les nuages?

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Armando, à qui on doit cette photo, clame haut et fort qu’il faut un peu des deux!

Ce que mots vous inspirent 313

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Parfois dans une toute petite chose on peut trouver toutes les grandes choses de la vie, c’est pas la peine d’expliquer longuement, il suffit de regarder. (Ondjaki)

*toile d’Ozias Leduc

Quelques mots d’amour 7

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Celle que j’aime

Celle que j’aime habite un miroir
Comment pourrais-je la rejoindre
Dans ce fracas d’astres glacés
Moi qui n’ai pas trop de silence
Pour ne ressembler qu’à moi-même

Aux marches blanches du sommeil
Glisserai-je ton ombre sans mémoire
Vers ce château de solitude
Défendu par tant d’oiseaux noirs

Pour monter jusqu’à son sourire
Sans déranger cette eau profonde
Qui le préserve de mourir
Il me faudrait être la nuit
Et ne plus savoir d’où je viens.

Marcel Béalu, Anthologie poétique amoureuse

*choix de la lectrice de Maria Blanchard

La mort de Marcel

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Il y a dans Marcel de l’écrivain belge Erwin Mortier, qui écrit en néerlandais bien qu’il parle et écrive le français — ce qui lui a permis d’apprécier la traduction qu’a faite Marie Hooghe de son roman et pour laquelle elle a obtenu le prix Amédée Pichot —, quelque chose du Chagrin des Belges d’Hugo Claus. Probablement parce qu’y est traité le déchirement des personnages avec pour tout témoin un enfant qui ne comprend pas.

Comment, en effet, pourrait-il comprendre ces sentiments qui ne sont pas les siens, l’attachement de sa grand-mère à ses morts, cette guerre dont son oncle Marcel n’est jamais revenu et sur lequel semble porter le poids d’un lourd secret?

Dans ce village de Flandre où il est élevé par ses grands-parents, alors que le spectre de la dernière guerre plane encore alors que nous sommes au début des années 70, le jeune garçon écoute, regarde, retient. Il finira bien par dénouer les fils entourant le choix de Marcel et à lui seul, par un geste symbolique, fermera la parenthèse, ce que nul ne semble être en mesure de faire. Parce qu’il faut un cœur d’enfant pour le faire.

Un très beau roman d’atmosphère que celui d’Erwin Mortier, avec lequel vous pouvez faire connaissance en visitant ses pages, si vous lisez le néerlandais.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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