En quelques phrases, on avait dressé son portrait, prédit son avenir.
Brad se suffisait à lui-même. Il n’avait nul besoin de compagnie pour s’amuser. Ses livres, ses petits personnages, son train miniature, sa carte du monde étaient tout ce dont il avait besoin.
Et tout de suite, on a sorti les grands mots. Enfant asocial. Problèmes comportementaux. Difficultés d’adaptation. Et j’en passe. Les psychologues pour enfants poussent plus vite que les mauvaises herbes.
J’aurais pu entrer dans le débat. Parler d’une petite fille à qui ses livres suffisaient. De celle qui demandait à ses parents à quelle heure la visite allait partir. Mais je ne l’ai pas fait.
J’ai juste serré en pensée dans mes bras cet enfant que je ne connais pas.
*toile de Michael Gorban

3 réponses
Misère ! L’être humain ne cesse de classifier, cataloguer, compartimenter alors que nous sommes multiples !
J’ aime ce tableau autant que j’ aime le monde de l’ enfance…Si magique , si beau comme celui de la fille de Denise…
Certains instituteurs ne sauront jamais lire..!!
Il faut laisser le temps au temps et l’enfance s’épanouir. rien n’est joué à 3 ans, ni à 4, ni à 5…. Et il faut rester bien modeste devant l’enfance.
Une institutrice qui s’est battue pour le faire reconnaître.