Je ne sais jamais rien d’elles. Non, je ne sais rien des lectrices qui viennent chaque soir parcourir le recueil du moment ou y glaner quelques vers. Et je n’ai rien su non plus de la lectrice peinte par Kari Tirrell, sauf ces vers qu’elle a tirés du recueil de Gérard de Nerval :
Avril
Déjà les beaux jours, – la poussière,
Un ciel d’azur et de lumière,
Les murs enflammés, les longs soirs;
Et rien de vert : – à peine encore
Un reflet rougeâtre décore
Les grands arbres aux rameaux noirs!
Ce beau temps me pèse et m’ennuie.
Ce n’est qu’après des jours de pluie
Que doit surgir, en un tableau,
Le printemps verdissant et rose,
Comme une nymphe fraîche éclose
Qui, souriante, sort de l’eau.





















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